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La victoire en chantant / Théâtre 13

17 Mai

Le Théâtre 13 à Paris nous offre une pièce intitulée La victoire en chantant (nouvelle fenêtre) qui associe à nouveau chansons et textes, mais cette fois ils sont contemporains des deux guerres mondiales.

Après avoir offert une version rap des Fourberies de Scapin (nouvelle fenêtre), le théâtre aux deux scènes dirigé par Colette Nucci nous replonge dans l’Histoire de France au travers des chansons populaires et des grands textes, entré au Patrimoine culturel français par ceux qui ont vécu l’horreur des deux guerres mondiales.

affiche victoire en chantant theatre 13

Le célèbre acteur et metteur en scène Raymond Acquaviva réussit l’exploit de faire cohabiter les textes de Péguy, Apollinaire ou Aragon pour ne citer qu’eux avec les chants populaires de l’époque tels que La Madelon, La fête à Neuneu ou Le chant des partisans. Les 8 comédiens, 4 hommes et 4 femmes, sont accompagné par cet instrument tellement emblématique de cette époque qu’est l’accordéon, insufflant une atmosphère musicale intense à ces textes poignants sur les épreuves traversées par les Poilus ou les déportés. La mise en scène utilise également la vidéo et des effets sonores en présentant des documents d’époque. Un effort a été également porté sur les costumes. Le décor est assez simple mais les acteurs utilisent quelques effets visuels efficaces.

Pour en revenir aux chansons, elles sont au nombre de 9 pour la première guerre mondiale ainsi que pour seconde, accompagnées d’une chorégraphie parfois amusante ou très sobre pour appuyer la tristesse du propos. Le spectateur ne peut s’empêcher d’entonner certains airs, signe que l’on est absorbé par cette pièce originale et touchante, qui est un magnifique hommage à ces hommes et femmes fauchés par ces tragédies. Une pièce à partir de 12 ans mais qui incarne parfaitement le devoir de mémoire à transmettre de génération en génération.

Comme il n’existe pas de captation ou de vidéo de présentation, le blog Déclic Musique a choisi d’illustrer ce billet avec la chanson Fleur de Paris, qui est chantée lors du spectacle composée par Maurice Vandair et Henri Bourtayre en 1944 et qui est un des hymnes de la Libération de la France. L’interprétation la plus célèbre est celle de Maurice Chevalier mais nous vous en proposons la version interprétée par le Chœur de l’Armée Française lors d’un 14 juillet.

Retrouvez à l’espace Image et Son de la Médiathèque de Levallois les disques de l’Anthologie de la chanson française (nouvelle fenêtre).

Les fourberies de Scapin version rap

18 Mar

Le Théâtre 13/Seine sert d’écrin à une adaptation urbaine et déjantée de cette fameuse pièce de Molière (nouvelle fenêtre).

Depuis longtemps la musique s’est invitée sur les scènes de théâtre et chaque nouvelle génération puise dans sa propre culture musicale. Le jeune metteur en scène Tigran Mekhitarian avec sa compagnie L’Illustre Théâtre insuffle un rythme nouveau à ce texte toujours d’actualité. Les mots de Scapin, Léandre ou Zerbinette résonnent de leur flow rap comme la bande son de cette confrontation entre catégories sociales transposée dans l’univers de nos banlieues. La musique originale est signée de Scapin lui-même, alias Sébastien Gorski.

Le texte original est augmenté de slam et de rap, avec des expressions propres à la jeunesse d’aujourd’hui mais toujours avec beaucoup d’humour et de façon fort adroite. La mise en lumière accompagne également la musique avec une séquence stroboscopique surprenante.

Véritable succès du festival off d’Avignon, le décors minimaliste a été modifié mais restant dans le thème avec une grande banderole façon graff scandant Justice !

Le blog Déclic Musique vous incite fortement à aller assister à une représentation de ce spectacle et vous propose les clips des musiques et textes additionnels que vous retrouverez dans cette réinterprétation que MC Molière aurait pas trouvé chelou et même kiffé grave.

Gainsbourg-Bardot, moi non plus !

20 Avr

Le Théâtre de La Madeleine sert d’écrin à une remarquable pièce traitant de la sulfureuse relation qu’ont entretenue Brigitte Bardot et Serge Gainsbourg (nouvelle fenêtre).

Nous sommes transporté une nuit de décembre 1967 à Paris au Ritz où Serge Gainsbourg reçoit dans sa suite sa maîtresse qui n’est autre que Brigitte Bardot, considérée alors comme l’une des plus belles femmes du monde.

gainsbourg bardot 1

À l’époque, Gainsbourg a déjà offert plusieurs chansons à Bardot dont Comic strip ou Harley-Davidson mais surtout Initials BB. Sous le prétexte de préparer une émission de télévision et de devoir répéter une nouvelle chanson, l’actrice alors mariée à l’homme d’affaire allemand Gunter Sachs, va demander au compositeur de lui écrire la plus belle chanson d’amour jamais écrite.  Il va lui en offrir deux, Bonnie and Clyde qui représente à leurs yeux l’aventure qu’ils sont en train de vivre et le titre Je t’aime, moi non plus dont Bardot n’imaginait pas quelles conséquences cela allait avoir sur sa vie privée. Son mari y vit l’aveu de ses infidélités, réussit à empêcher la sortie du disque qui ne fut diffusé qu’une fois en radio et ils finirent par divorcer. Quand à Serge, sa gueule d’amour, ce ne fut pas une chanson d’amour mais de rupture qu’il offrit à BB.

gainsbourg bardot 2

Il y a plusieurs raisons de voir cette pièce. Déjà la performance des deux acteurs Mathilde Bisson et Jérémie Lippmann transformés en deux clones de ces idoles. Les attitudes, la gestuelle et le phrasé sont déconcertant de réalisme. Également les nombreuses anecdotes sur la façon de composer de Gainsbourg et son rapport à la littérature et à la musique classique. Comment il s’inspire d’histoires pour écrire ses textes ou les emprunts mélodiques qu’il fait aux grands compositeurs tout en les adaptant… avec classe. Mais aussi l’atmosphère intime de cette rencontre musicale pendant laquelle les notes du piano résonnent au plus profond de nous. Pas un applaudissement entre deux scènes, le public est littéralement happé par la relation entre ces deux monstres sacrés et on ne veux surtout pas risquer de les déranger, on mesure notre chance d’être dans cette suite et d’assister à la création de morceaux qui vont rentrer dans l’histoire de la chanson française.

gainsbourg bardot 3

En attendant d’assister à cette fascinante pièce de théâtre écrite par Bertrand Soulier et mise en scène par Philippe Lellouche, le blog Déclic Musique vous propose d’écouter encore et toujours les chansons de Gainsbourg inspirées par sa muse Bardot.

Vous pouvez retrouver ces chansons de Serge Gainsbourg, qui aurait eu 90 ans le 2 avril, à l’espace Image et Son et sur le site de La Médiathèque de Levallois (nouvelle fenêtre)

[J’y étais] Deux pièces de musique

9 Avr

Deux fois n’est pas coutume, après la pièce « les maîtres chanteurs », il va être à nouveau question de théâtre dans Déclic Musique. Ces deux arts font bon ménage et quelque soit le style de musique puisqu’il va s’agir ici de musique classique et de boys band. J’espère que vous me pardonnerez ce mélange des genres en espérant ne pas perdre mon lectorat masculin en deuxième partie d’article.

Opus coeur Théâtre du Petit Hébertot AfficheHonneur aux anciens, commençons par la pièce « Opus Coeur » orchestré par Israël Horovitz.

Un vieux professeur américain de musicologie cherche une aide à domicile pour l’accompagner dans sa fin de vie. Et comme d’habitude au théâtre, le hasard n’en est pas un et il va plutôt bien faire les choses. Outre la prestation de Nathalie Newman et de Marcel Maréchal dont on jurerait que la pièce a été écrite pour eux, c’est le troisième personnage qui rythme cette pièce, le poste de radio qui diffuse la musique classique. Non seulement il la transmet de façon humoristique, mais l’auteur la fait accompagner d’une présentation technique par les deux personnages dont les vies sont intimement liées à la musique. Les dialogues sont entrecoupés de compositions aussi bien baroque que romantique, et parfois avec une musique contemporaine qui vient semer la zizanie dans cette pièce qui est une valse de sentiments sonores et tourbillonants.

Cette pièce est actuellement jouée et jusqu’au 26 avril 2015 au Théâtre Petit Hébertôt à Paris.

Revenir un jour (Remix) Théâtre Les Feux de la Rampe - Salle 300 AfficheA vous, Mesdames! Cet article va vous faire redevenir la jeune fille fan de « Take That », « Alliage » et autres « 2be3 ».

Face à ces monuments du genre, vous étiez passé à côté des « OneAgain4 ». Ces quatre copains d’enfance rebaptisés aux prénoms tirés de séries télés américaines se retrouvent dix ans après la séparation du groupe. Non seulement ils n’ont plus rien à voir avec les quatre beaux gosses qu’ils étaient, mais surtout ils auraient aimé tourner définitivement la page boys band sans montrer aux autres membres leur déchéance personnelle.

C’est plus qu’une pièce humoristique que nous propose Franck Le Hen, c’est un véritable show alliant musique et chorégraphie. La performance des acteurs est remarquable car ils doivent à la fois chanter juste et faux, mais surtout réussir à danser. Les comédiens s’amusent autant sur scène que le public dans la salle, majoritairement féminin et occupant les premiers rangs.

Je ne pensais pas un jour écrire cela,  j’aime les « OneAgain4 », un boys band, un produit marketing pour fille. Sniff ! J’veux ma Môman !!! Alors s’il vous plaît, soyez solidaire, allez voir « R » au Théâtre des Feux de la Rampe à Paris. Par contre, contrairement à notre habituelle proposition, ce n’est pas la peine de chercher leurs disques à l’espace musique de la Médiathèque. Mais on vous offre la bande-annonce.

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