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J’y étais : Depeche Mode, Midnight Oil et Guns N’ Roses

9 Juil

Seulement trois concerts dans la semaine ? On se relâche, ça sent les vacances !

Comme tous les quatre ans, le groupe formé il y a 35 ans à Basildon vient faire son petit tour à Paris. Il ne faut pas moins que le Stade de France pour assister à ce qui est de moins en moins des Black Celebration mais un show à grand renfort de vidéos. Soyons sincères, on ne s’attend pas à de grandes surprises avec Depeche Mode qui déroule ses concerts de façon quasi systématique. On commence comme d’habitude avec la première chanson du dernier album, elle s’intitule Going Backwards, seule la mise en scène évolue avec la configuration de la scène qui possède une partie haute au pied de l’écran central et qui va permettre à Dave Gahan de faire son entrée en dernier tout en surmontant ses petits camarades. Il redescend pour enchainer avec le tube du moment So Much Love suivi d’un autre titre bien électronique baptisé Corrupt. Dave émeut avec le titre Cover qu’il a composé pour le dernier album Spirit. La scène se compose de Martin Gore avec ses guitares, Andrew Fletcher rivé à ses synthétiseurs, un batteur et un autre clavier, les même depuis des années. Dave et Martin vont alterner au chant comme d’accoutumé sur les deux titres Judas avec son refrain If You Want My Love scandé par le public et Home joué dans sa version longue qui donnera lui aussi un long chorus de la part de la foule. Dave reviendra après sa courte pose avec les glaçants In Your Room et Wrong qui pour une fois a été brillamment interprété avec une réorchestration et une vidéo en phase puis le nouvel hymne Where’s The Revolution et son visuel de bottes en mouvement. Les titres phares de leurs concerts ont été joués comme World In My Eyes, Stripped ou encore Walking In My Shoes accompagné d’un clip suivant la transformation d’une personne transgenre. Une très bonne surprise avec l’interprétation du morceau Everything Counts qui a remis tous le monde aux synthés et a rendu hystérique le public avant un nouvel interlude avec Martin chantant son titre culte Somebody . Un hommage a été rendu à David Bowie avec Dave interprétant Heros sur fond de drapeau noir avant d’entamer un final en feu d’artifice avec Enjoy The Silence et son film animalier, Never Let Me Down Again et au finish Personal Jesus. Encore une fois un excellent concert de Depeche Mode avec une prestation scénique de Dave Gahan digne de la rock star qu’il incarne depuis des décennies.

 

Eux, cela ne fait pas quatre ans que je ne les ai pas vus mais plutôt vingt ans. Le groupe australien Midnight Oil est de retour pour une tournée mondiale baptisée The Great Circle. Annoncée en février dernier lors d’une conférence de presse à Sydney, Peter Garrett et sa bande parcourent le monde en s’arrêtant à l’Olympia de Paris ce 6 juillet. Et bien sûr nous y étions. Impossible de rater la prestation de ce groupe aux textes écologistes et politiquement engagés sur des rythmes rock qui fleurent bon la rudesse des paysages de l’Australie. Pressé de revoir sur scène ce géant qui bouge sans cesse tout en gesticulant comme s’il était désarticulé. Quand on pense qu’il a été député et plusieurs fois ministre de l’éducation ou de l’écologie. Comme cette tournée s’accompagne de la sortie de plusieurs coffrets dont un d’inédits, j’avoue que je vais découvrir en live ces chansons dont j’ignore le titre. C’est le cas des deux premiers titres interprétés avant un Truganini qui va mettre définitivement le public à la bonne température. Le groupe a choisi de ratisser large en interprétant le titre When The Generals Talk issu d’un de leurs nombreux albums composés avant de connaître le succès mondial avec Diesel and Dust. Cet album et le suivant intitulé Blue Sky Mining vont se payer la part du lion avec leurs chansons qui ont fait le succès du groupe. Dreamworld, Sell My Soul , Stars of Starbutton , le sombre Artic World que Peter chantera agenouillé, les explosifs Blue Sky Mine et Beds Are Burning avec sa section cuivre, de l’engagement avec Warakurna qui parle des aborigènes et surtout The Dead Heart dont le toutoutou du refrain sera entonné à plusieurs reprises par un public ravi de voir le groupe en si grande forme. Le chanteur visiblement surpris de ces chœurs improvisés s’adressera même au public en ponctuant ces phrases du refrain. Le final étant laissé à Power and the Passion et l’incontournable Forgotten Years . Un très bel accueil du public parisien pour le retour de ce groupe qui a donné un concert en totale communion avec son public, à tel point que la date du 25 juillet vient d’être rajouté dans cette même salle (nouvelle fenêtre).

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S’il y a bien un groupe dont j’espérais assister un jour à sa reformation, c’est bien Guns N’ Roses ! Axl Rose qui a mis plus de 10 ans a sortir un album, Slash qui continuait a jouer avec les autres membres du groupe dans différentes formations qui interprétaient systématiquement lors des concerts leurs titres cultes, tout laissait à croire qu’une fois les égos et la rancune mise de côté on assisterait à nouveau à la réunion d’un des plus fabuleux groupes de hard-rock de l’Histoire de la musique. Il aura fallu 25 ans de patience après le concert auquel j’ai eu la chance d’assister en juin 1992 à l’hippodrome de Vincennes pour revivre ce moment qui avait été si intense. Cette fois ci nous sommes au Stade de France et à 20h précise les révolvers sur fond d’écran géant se sont mis à tirer à six reprises les balles de leurs barillets. Slash et Duff McKagan le bassiste font leur entrée pour la formation de base suivi du guitariste Richard Fortus qui remplace Izzy Stradlin à la guitare, Frank Ferrer à la batterie. Tous deux anciens membres des Psychedelic Furs , puis Melissa Reese aux claviers. Axl Rose arrive à son habitude en courant pour débuter son tour de chant avec It’s So Easy . Le groupe va nous emmener pendant un véritable marathon musical de 3h30. Autant dire que les classiques du groupe ont été interprété et on ne va pas se lancer dans une longue tracklist mais plutôt parler du ressentit de ce concert. La première impression est bien évidemment le changement physique du chanteur, de sa voix qui ne monte plus aussi haut dans les aigus. La sono du stade de France n’était pas vraiment à la hauteur alors que Slash et Richard Fortus ont encore une fois prouver leur virtuosité avec des solos d’anthologie. La qualité des vidéos projetées était exceptionnelle et elles ont grandement participé à l’atmosphère Rock. Axl a rendu hommage à Chris Cornell en chantant Black hole Sun de Soungarden et il a interprété Whole Lotta Rosie d’ACDC, groupe où il a assurer l’intérim suite aux problèmes de santé de Brian Johnson. Axl Rose a également joué du piano sur le mythique November Rain , Slash a sorti ses guitares a deux manches et Duff a interprété une reprise de The Damned avec New Rose. On a presque retrouvé le groupe comme on l’avait laissé, Axl courant partout et se changeant à plusieurs reprises ainsi que des musiciens totalement habité par leur musique. C’est bien Guns N’ Roses et nous avons retrouvé notre jeunesse pendant 3h30.

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Tous les chroniqueurs du blog Déclic Musique de la Médiathèque de Levallois vous souhaitent un bel été , avec beaucoup de concerts bien sûr !

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