Tag Archives: Métal

J’y étais : Delain à l’Elysée Montmartre

16 Nov delain-1

Le groupe hollandais de métal symphonique s’est offert pour les dix ans de leur premier album une escale à Paris et on a eu la chance de fêter cet anniversaire avec eux.

Comme pour le précédent concert dont je vous parlais dans cette rubrique, c’est encore une fois un retour au source de mon panthéon du rock perso puisque je n’étais pas retourné à l’Elysée Montmartre depuis des années. L’incendie et les années de travaux n’aidant pas, c’est encore une fois plein de curiosité et d’impatience que je pénètre dans cette antre où j’ai assisté à tellement de concerts, les premiers à Paris de groupes devenu les références du genre comme The Offspring ou Green Day pour ne citer qu’eux. Le public venu en nombre laisse à penser que Delain est sur la bonne voie pour devenir, si ce n’est déjà fait, l’une d’elles. Le groupe Evergrey a enflammé la première partie alors que leur set a été interrompu par le déclenchement de l’alarme incendie et malgré le contexte des tragiques évènements d’il y a un an, le public est resté d’un calme olympien. De la à dire que les métalleux ont des nerfs d’acier… Ok je reviens au concert. Les membres de Delain font leur entrée les uns après les autres, d’abord le batteur puis le clavier, les guitaristes enchainent et enfin elle apparait, la sculpturale Charlotte Wessels, dans une robe toute dorée avec un décolleté affriolant et des cuissardes noires. Mais concentrons-nous sur le plus important, cette voix à la fois puissante et claire qui charmerait n’importe quel allergique au métal. Et elle est particulièrement mise en valeur avec les compositions de leur dernier album Moonbathers qui alterne des guitares aux riffs épiques et des envolées vocales extrêmement mélodiques. Les titres de cet album tels que Suckerpunch, The Glory and The Scum, Fire With Fire ou encore The Hurricane sur lequel Charlotte commence à capella juste accompagné de la batterie vont s’égrener devant un public qui frise l’hystérie tellement le groupe dégage d’énergie positive. Ils interprètent bien sûr quelques uns de leurs classiques comme le tube April Rain ou The Gathering, titre extrait du fameux premier album Lucidity, avant de tirer leur révérence sur cet hymne à la tolérance qu’est We Are The Others. On peut juste regretter deux choses, un concert assez court, à peine une heure et demie, et l’absence de certaines chansons telles que Stardust ou Stay Forever toujours très attendues par le public. On notera cependant un effort sur la mise en scène avec en fond de scène l’alternance de trois panneaux représentant les pochettes de leurs derniers albums et un canon qui a projeté des confettis filament argentés dans le public.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Les retrouvailles avec cette salle parisienne furent digne des meilleurs concerts que j’y avais vécu, avec en plus le charme et la grâce, ces deux mots pouvant être définitivement associés à la musique de Delain.

La chanson du lundi : Suckerpunch / Delain

31 Oct delain

Pour fêter les dix ans de la sortie de leur premier album, Delain s’offre une tournée et un nouvel album dont Déclic Musique vous propose le premier titre extrait.

delain-moonbathers

Delain est un groupe hollandais de Metal Symphonique à voix principalement féminine mais intégrant également du chant guttural sur certains titres. Fondé par Martijn Westerholt ex-pianiste du groupe Within Temptation, ils vont connaître le succès dés le premier album grâce à des compositions rythmées mais très mélodiques sublimées par la voix puissante et claire de la chanteuse Charlotte Wessels. Le dernier album intitulé Moonbathers propose un Métal peut-être plus épique que les premiers Lucidity ou April Rain mais il devrait donner toute son ampleur sur scène, ce que nous vérifierons le vendredi 04 novembre 2016 à L’Elysée Montmartre.

J’y étais : Lacuna Coil au Cabaret Sauvage

26 Oct lacuna-coil-1

Le groupe italien de Metal Gothique venait présenter son nouvel album Delirium à Paris en première date européenne et l’album porte bien son nom puisque ça a été du délire total à la plus grande joie de tous.

Lacuna Coil aime jouer à Paris et ce n’est pas un hasard si leur retour sur le vieux continent, après une tournée mondiale passant des Amériques au Japon, s’est fait dans notre pays. D’après Andrea Ferro le chanteur, pour lutter contre les effets du décalage horaire, il n’y a rien de mieux que le public parisien, véritable concentré de vitamines et caféines. Après une telle déclaration, le public, déjà en harmonie avec la musique du groupe, s’est retrouvé en totale transe. L’autre voix du groupe, Cristina Scabbia, toujours aussi divine même en camisole de force, a, comme à son habitude, tout donné pour son public en nous offrant avec le sourire des prestations vocales à faire pâlir d’envie des cantatrices chevronnées. Dans un décor assez simpliste de mannequins en plastique habillés en patients d’hôpital psychiatrique, le groupe arrive sur scène vêtu de camisoles blanches et maquillages, avec une mention spéciale pour celui du bassiste. La chanteuse changera plusieurs fois de tenues, tour à tour infirmière ou en robe de mariée puis en uniforme aux armes du groupe. La part belle va être faite aux chansons du dernier album qui alternent avec les succès de groupe tels que Spellbound ou le cultissime Heaven’s A Lie et bien sûr Nothing Stands In Our Way. Avant d’interpréter Die & Rise, Cristina nous avoue que c’est sa chanson préférée et le groupe nous fait la surprise de chanter un titre inédit spécialement composé pour la tournée. Le public scande un « ohé ohé ohé Lacuna Coil » entre les morceaux à la surprise du groupe, qui va terminer cette fusion nucléaire avec la salle en interprétant leur reprise de Enjoy The Silence de Depeche Mode. Le rappel permet de profiter une dernière fois de l’enchanteresse voix de Cristina et de constater que celle d’Andrea a incroyablement gagné en puissance avec le chant guttural sur les titres apocalyptiques que sont Delirium et House of Shame. Le Cabaret Sauvage s’est révélé l’écrin idéal pour retrouver ce groupe habitué aux immenses scènes des festivals.

La chanson du lundi : Nothing Stands In Our Way / Lacuna Coil

17 Oct lacuna-coil-1

Lacuna Coil est, comme son nom ne l’indique pas, un groupe italien que l’on peut qualifier de gothique mélodique. Les prémisses du combo datent de 1994 mais c’est en 1998 avec l’arrivée de la chanteuse Cristina Scabbia que le groupe va trouver son nom et sa forme définitive. Après l’avoir embauchée pour assurer les choeurs, les musiciens vont vite comprendre qu’une voix si puissante et voluptueuse deviendrait le premier atout du groupe. Les paroles seront donc interprétées en duo avec Andrea Ferro pour le chant guttural. Malgré le départ du guitariste en début d’année, ils sortent leur huitième album intitulé Delirium fin mai 2016. Le titre que nous vous présentons est extrait de l’album précédent intitulé Broken Crown Halo, bien sûr disponible à l’espace Image et son de La Médiathèque, donnant une bonne idée de ce que vaut Lacuna Coil sur scène, d’ailleurs vous pourrez en juger par vous-même le jeudi 20 octobre 2016 au Cabaret Sauvage à Paris. Et bien sûr un futur article sur votre blog Déclic Musique !

Metal Cooking, un livre à écouter la bouche pleine !

12 Oct couverture-livre-metal-cooking

Nan ! Les metalleux ne font pas que boire de la bière, ils mangent aussi !

metal-cooking

Et pas seulement des chips et de la pizza. Ils sont aussi très gourmands de sucré. Un blog britannique baptisé Bake in Black en hommage à la chanson Back in Black du groupe AC/DC a été créé par Eve et David O’Sullivan. Le livre Metal Cooking part d’une idée simple, associer la chanson d’un groupe de Hard Rock avec une pâtisserie création maison, cherchant à représenter par le goût les sensations déclenchées par l’écoute de la musique. Mais comme ils ont beaucoup d’humour, noir bien évidemment, le gâteau doit être aussi accompagné d’un visuel en accord avec le sujet. Le nom donné aux pâtisseries vaut aussi souvent le détour, jeux de mots entre le titre original et les ingrédients utilisés dans la recette. Mention spéciale à Smoke on the Rosewater inspiré de Deep Purple, Bake ’em All de Metallica et Choc, Sex, Sugar, Magik Puddings des Red Hot Chili Peppers. De la tarte aux gros gâteaux en passant par les cookies et autres beignets, 58 recettes toutes plus délicieuses les unes que les autres pour entretenir vos caries et autres chicots dont certaines vous demanderont un temps de préparation correspondant au temps d’écoute de l’album du groupe. Du grand art ! Mais attention, ne pas pratiquer le head banging la bouche pleine pour ne pas mourir étouffé comme les regrettés Bon Scott et John Bonham.

Vous pouvez emprunter une grande partie des disques mentionnés dans cet ouvrage à l’espace Images et sons de La Médiathèque et cet article est dédié à Goth’Anaïs qui a régalé pendant plusieurs années l’équipe des bibliothécaires avec ses succulentes pâtisseries maison.

J’y étais : Rammstein au Download Festival Paris

15 Juin OLYMPUS DIGITAL CAMERA

En cette période d’Euro de football, il y a déjà une finale que les Allemands ont gagné, celle d’avoir clôturé de façon magistrale le premier Download Festival en France !

L’après-midi avait bien commencé avec la découverte du groupe Skillet qui a tellement électrisé le festival que le ciel s’est mis à déverser des trombes d’eau pour éviter la surchauffe. Se sont enchainé les groupes, de Volbeat à Megadeth en passant par les français de Lofofora, en attendant Le groupe dont tous les festivaliers fantasmaient, Rammstein.

Un peu après 21 h et plus de litres d’eau déversé que de litres de bières siphonnés pendant tout le festival, suffisamment rare dans un fest Metal pour être signalé, le décompte commence et le feu d’artifice inaugural accompagne l’arrivée des six musiciens sur scène. Le charismatique chanteur Till Lindemann entre en scène comme à son habitude costumé et maquillé pour interpréter l’hymne du groupe intitulé Rammlied durant laquelle le public est invité à scander le nom du groupe comme refrain. Et c’est parti pour deux heures de spectacle mêlant pyrotechnie, divers lance-flammes sur scène ou sur les instruments de musique et jeux de lumières sans parler de la mise en scène un tantinet sado-maso. Les membres du groupe donnent aussi de leur personne, le claviériste Cristian Lorenz monte sur la structure qui soutient ses claviers pour en jouer à l’envers face au public, mais surtout passe une partie du concert sur un tapis roulant en marche forcée pendant qu’il joue, quand il n’est pas promené en laisse entre deux chansons… Till lui grimpe sur les structures mobiles pour déclencher des feux, enflamme son torse à la fin de Mein Herz Brennt ou s’équipe d’ailes lance-flammes sur la chanson Engel avant de s’élever dans les airs en ange exterminateur crachant le feu.

Les succès du groupe sont au rendez-vous de Du Riechst So Gut à Du Hast en passant par Amerika, interprété sous des projecteurs aux couleurs de notre drapeau tricolore et l’hystérique Feuer Frei sur laquelle les guitares crachent des flammes, puis Seeman la ballade version Rammstein, et même une reprise avec Stripped de Depeche Mode. Et c’est sur Sonne dans laquelle le refrain scande Hier Kommt Die Sonne, belle métaphore pour conclure un concert nocturne où le feu est le septième membre du groupe.

Encore une fois un concert à la hauteur de leur réputation scénique, je vous laisse en juger avec quelques photos et je dédie cet article à Sywen, véritable métalleuse âgée de sept ans qui a assisté à l’intégralité du concert avec son casque anti-bruit rose bonbon et qui a fait chavirer le cœur du public à qui elle a déjà donné rendez-vous l’année prochaine !

 

Festival Rock, les guitares désaccordées

8 Juin public festival metal

Alors que s’ouvre la saison des festivals de musique, ceux de Rock ne sont pas tous logés à la même enseigne !

affiche download 2016

Les Anglais semblent avoir entendu le message de notre Président, puisqu’ils exportent en France pour la première fois cette année leur grande messe rock baptisée Download Festival. Et ils ont mis les petits plats dans les grands puisque non seulement ils s’installent à Paris sur l’hippodrome de Longchamp, mais ils proposent une programmation à la hauteur de leur réputation anglo-saxonne. Les légendes du Heavy Metal Iron Maiden, Korn pour le Neo Metal et surtout, le grand retour de Rammstein, le groupe emblématique de la Neue Deutsche Härte ! 34 autres groupes réunis du 10 au 12 juin 2016 pour une première édition qui a donc toutes les chances d’être une réussite et de devenir un rendez-vous incontournable les prochaines années. Un grand festival rock à Paris, plus facile d’accès que ses homologues de province, surtout pour les groupes et un public étranger.

affiche hellfest 2016

Et puisque l’on parle de nos provinces, faisons le point sur Le festival par lequel tout à commencé, le Hellfest ! Après avoir fêté en grande pompe ses dix ans l’année dernière et battu un nouveau record d’affluence, le festival poursuit sur sa lancée du 17 au 19 juin à Clisson pour offrir encore une fois une programmation diabolique. En plus des petits camarades cités pour le Download, les cultissimes Black Sabbath, les punks californiens de The Offspring ou encore mes chouchous de Paradise Lost seront de la partie avec au total près de 150 groupes, qui dit mieux ? Un festival qui a réussi l’exploit de fidéliser son public et d’acquérir l’indépendance financière qui lui permet de s’offrir le luxe de se passer des subventions que la région a supprimées. Il lutte également activement contre le marché noir et les organisateurs ont décidés de remettre en vente des pass. Une bonne occasion pour découvrir ce phénomène musical qu’est devenu le Hellfest.

affiche motocultor 2016

Par contre, un autre festival qui aurait bien besoin de subventions, et peut-être même d’un peu plus de public, le Motocultor Festival à St Nolf en Bretagne du 19 au 21 Août. Plusieurs raisons de craindre que cette dixième édition soit la dernière : bien sûr la situation financière avec des recettes limitées et des subventions quasi inexistantes, sans parler du non-soutien des pouvoirs publics, mais aussi la difficulté de faire venir des têtes d’affiches souvent très courtisées pendant l’été, la localisation un peu loin de tout et la date où toute une partie de la France est en vacances. Mais souhaitons leur de vivre une exceptionnelle édition anniversaire qui leur permette de gagner un peu de trésorerie pour voir l’avenir en rose, heu noir pardon.

Dans tous les cas, n’oubliez pas vos protections auditives parce que trois jours de musiques intenses risquent de blesser vos tympans et je vous conseille même de les garder la nuit au cas où vous ayez l’intention saugrenue de dormir !

Cet article est dédié à Lemmy de Motörhead  !

J’y étais : Oomph au Trabendo

20 Avr WP_20160412_22_26_21_Pro

Une tournée en guise de gâteau d’anniversaire pour les 25 ans du groupe allemand, impensable de ne pas souffler les bougies avec eux.

Pour une fois, j’arrive en avance avant même l’ouverture des portes, ce qui me permet de me laisser fondre dans l’atmosphère bon enfant et potache d’un public metalleux tout en admirant les compositions vestimentaires portées par les fans féminines, moi-même m’étant transformé en mon double du côté obscur de la musique alias Darckus. Je suis rejoint par Goth’Anaïs à qui je dois la découverte de Oomph et dont nous allons assister une deuxième fois ensemble à un show dans cette salle du Trabendo. Car on ne peut pas considérer un concert de ce groupe et plus particulièrement du chanteur Dero comme une simple prestation, mais bien comme un véritable feu d’artifice scénique à lui tout seul. En Monsieur Loyal d’un cirque d’épouvantes et des pires de nos cauchemars, il gesticule sur scène comme un aliéné prisonnier dans une chambre capitonnée dans laquelle serait diffusée la musique qui tourne en boucle dans sa tête. Et ça joue fort sous son crâne avec, dès le début, leur nouveau titre Alles Aus Liebe et l’effrayant Labyrinth avant de saluer le public parisien en scandant en français « Liberté, je suis Paris, je suis Charlie » et de dédier la chanson Träumst Du (rêves-tu) aux victimes des attentats. Mais Oomph c’est 25 ans de musique et surtout la genèse d’un genre musical, la nouvelle dureté allemande. Les deux guitaristes vont délaisser leurs instruments pour retrouver les claviers de leurs débuts en symbiose avec les deux batteurs présents sur la scène pour interpréter la toute première chanson du groupe Mein Herz qui ouvre une séquence premiers albums avec les titres Der Neue Gott et Gekreuzigt. Le calme revient avec Dero resté seul avec le musicien qui officie au clavier pour interpréter leur sublime dernière chanson Unter Diesem Mond en frappant de ses baguettes les deux tambours qui lui serviront d’accompagnement rythmique à plusieurs reprises durant le concert. S’enchaînent les tubes et plusieurs nouvelles chansons dans ce tour de chant qui fait la part belle à leur dernier album intitulé XXV. Et c’est sur la chanson Augen Auf (ouvre les yeux), durant laquelle le public compte jusqu’à dix en allemand pour introduire le refrain, que le groupe tire sa révérence après avoir fusionné en un moment live sans écran ni caméra, juste avec nos yeux et nos oreilles, de crâne à crâne. Danke Schön und Bis Später Oomph !

Je vous offre une persistance rétinienne et en couleur

La chanson du lundi : Alles aus liebe / Oomph !

11 Avr OOMPH

Oomph est un groupe allemand qui a tout simplement créé un nouveau genre musical, le Neue Deutsche Härte, qui se traduit par nouvelle dureté allemande mais est plus communément appelé Dance Metal. Formé en 1989 par trois amis d’enfance que l’on nommera par leur nom de scène Dero, Crap et Flux, ils décident de mélanger le rock gothique avec des rythmiques électroniques et de l’indus, le tout chanté en allemand. Le succès n’est pas immédiat, il leur faudra attendre trois années pour sortir un premier album. Pourtant, ce courant enfantera un groupe devenu culte, Rammstein, qui a toujours affirmé son admiration pour ce trio qui leur a servi de modèle et d’inspiration.

Ce titre est le premier extrait de leur douzième album intitulé XXV, commémorant le nombre d’années d’existence d’un groupe resté dans l’ombre mais toujours précurseur et surtout d’une efficacité déconcertante. A déguster ce mardi 12 avril 2016 au Trabendo !

Et pour rester dans l’esprit joueur de Oomph, pour ne pas dire grandguignolesque, la vidéo est cachée dans le texte. A suivre dans la rubrique J’y étais.

[J’y étais] Hellfest 2014

3 Juil hellfest

Cette édition 2014 du Hellfest restera dans les mémoires comme un cru digne des plus grands millésimes. La meilleure façon de rendre hommage à ce festival métal est d’organiser une remise des prix hors norme à l’image de celle du cinéma ou des récompenses musicales, mais de façon alternative tels « les Gérard de la télévision ».

Brigitte la Mouette et votre serviteur allons donc décerner plusieurs Hellfie, plus en phase que Gégé pour la circonstance et plus neutre qu’un Lemmy (Motorhead), Eddie (Iron Maiden) ou encore Bon Jovi (non là je plaisante).

 

Hellfie du groupe de légende mais dont le chanteur est fan de Patrick Bruel non pas au point de s’être cassé la voix mais où c’est sa voix qui s’est cassée et pour de bon : Deep Purple.

Autant ces p’tits jeunes n’ont rien perdus musicalement et l’on comprend pourquoi leurs titres sont devenus cultes, autant le chanteur Ian Gillian devrait faire valoir ses droits à la retraite, non pour la pénibilité du travail mais pour celle de nos oreilles. Vu son âge, on ne peut pas non plus lui en vouloir, mais là ça frise le ridicule, j’ai du retirer mes bouchons d’oreilles pour l’entendre.

 

Photo : Franck Dubray/Ouest-France

Photo : Franck Dubray/Ouest-France

 

Hellfie du groupe super mélodique mais qu’a eu la sono la plus pourrie du festival au point qu’il s’entendait pas jouer et nous non plus : Millencolin

Le groupe punk rock suédois n’a pas été gâté par la War Zone, vent, poussière et concernant le son on hésite encore sur l’origine du désastre, panne d’électricité, ils ont oubliés de brancher les guitares ou pire obligé de jouer avec celle de Status Quo ?

 

Photo : Hellfest.fr

Photo : Hellfest.fr

 

Hellfie de la rock star qu’a même plus besoin de son groupe, ni du staff, ni du public tellement y a plus que lui au monde : Steven Tyler

Le chanteur d’Aerosmith a fait son show hollywoodien en plein champs dans la campagne clissonnaise, vous dire l’exploit. Debout sur son piano, en coulisse en train de chanter avec des groopies (ok je suis jaloux), 100 000 paires d’yeux rivées sur lui et les années qui n’ont aucune prise. Même ma perruque serrée dans son bandana s’est évanouie.

 

Photo : Hellfest.fr

Photo : Hellfest.fr

 

Hellfie du groupe découverte du festival et que personne ne connait alors que ça fait quinze ans qu’ils font des concerts : Misconduct

Encore un groupe punk rock suédois mais contrairement à Millencolin le son s’était invité sur scène. Une bouffée d’oxygène dans cet enfer, vous passez par hasard et la première chanson vous interpelle, puis la deuxième et vous finissez cette heure de pogo récréative avec une patate d’enfer. Y a pas à dire, le quinze ans d’âge !

 

Photo : Hellfest.fr

Photo : Hellfest.fr

 

Hellfie du groupe dont on n’osait plus dire qu’on les adorait et que l’on va écouter le visage masqué mais qui a enflammé le Hellfest : Paradise Lost

Comme quoi ! Quand on tapisse l’enfer de bonnes intentions, même là il peut s’y produire des miracles. La mélancolie a du bon surtout quand le groupe choisi d’interpréter ses standards, un vrai catalogue pour dépressif, manquait plus que le merchandising du magasin des suicides. Un vrai bonheur !

Photo : Hellest.fr

Photo : Hellest.fr

 

 

Hellfie du groupe que j’ai vu il y a 20 ans, que j’attends de revoir depuis 20 ans et qu’ils ont intérêt à pas me décevoir sinon je monte sur scène : Therapy ?

Musique anxiogène, oppressante, programmée en début d’après-midi sous un cagnard à écouler les 250 000 litres de bières du festival en un seul concert. Et le résultat a été au-delà de nos espérances puisque notre stagiaire GothAnais nous a fait un malaise avant de finir au poste de secours. Du grand art ces irlandais !

Photo : Hellfest.fr

Photo : Hellfest.fr

 

Hellfie du groupe que t’as jamais vraiment aimé mais qu’à la fin du concert t’as pris cher et que tu jure de mourir pour eux : Iron Maiden

C’est la première fois que je vois un fest où tout les spectateurs portent le même t-shirt, cela a un effet zombie assez angoissant, surtout quand toi t’as même pas le plus petit patch du groupe à arborer sur ce qui te reste de vêtement. Pire, un gars expose son tatouage, un magnifique oiseau aux couleurs vives, un Heron Maiden.

 

Photo : Hellfest.fr

Photo : Hellfest.fr

 

 

Et pour finir le Hellfie d’honneur du groupe mythique que tu t’en fous de savoir qu’ils sont vieux, s’ils peuvent encore jouer et chanter mais t’as fait 400 bornes et passé trois nuits sous la tente pour les voir : Black Sabbath

Ils sont là ! Papy Ozzy Osbourne et Tony Iommi, le prince des ténèbres et son diable amputé.

1h30 de messe noire qu’Ozzy va ponctuer d’un facétieux God Bless You !

Photo : Hellfest.fr

Photo : Hellfest.fr

 

Amen ! La messe est dite, et pour ceux qui en veulent toujours plus, vous pouvez retrouver l’univers du Hellfest sur le podcast de la très sérieuse radio France Info et dans le documentaire « le metal expliqué à ma mère » diffusé par FRANCE 4 (à visionner ci-dessous)  ainsi que des concerts enregistrés par Arte Live Web pour les anciennes éditions du festival.

 

Metallement vôtre !

Darckus

%d blogueurs aiment cette page :