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J’y étais : Marilyn Manson à l’Accor Hôtel Arena de Paris

1 Déc

Le Pale Emperor a transformé Bercy en hôpital psychiatrique pour nous présenter son dernier show, en un mot, dément !

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Quand est-il de l’Antéchrist ? Proche de la cinquantaine, blessé lors de l’un de ses précédents concerts, obligé de renouveler les membres de son groupe, a-t-il su conserver ce charisme démoniaque qui a transformé son personnage en miroir des travers de l’Amérique.

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Après une longue attente, le rideau noir finit par se détacher laissant apparaître quatre musiciens gothiques savamment maquillés et le révérend de cette grande messe noire attaché debout sur un fauteuil roulant inclinable, décoré façon chaire de presbytère. Au moins visuellement les fans sont rassurés, le décor étant de très bon goût comme d’habitude avec deux pistolets et deux drapeaux frappés d’une double croix inversée.

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Mais surtout résonne cette voix si particulière qui a grandement contribué au succès des chansons de Marilyn Manson, à la fois grave et puissamment criée. Le premier titre baptisé Revelation #12 extrait du dernier album Heaven Upside Down est parfait pour plonger dans l’univers sombre et torturé du groupe. Comme il convient de déchaîner le public, à défaut de l’enchaîner, vont être égrainés leurs plus grands succès tels que This Is the New Shit , Disposable Teens et MObscene durant laquelle une petite culotte rouge envoyée par une fan dans le public servira d’offrande, mise immédiatement en valeur sur la tête du chanteur. Il poursuit avec le tube du moment Kill4Me , pendant lequel il n’a pas pointé d’arme à feu comme à Baltimore au lendemain de la fusillade meurtrière, puis celui de l’album précédent Deep Six toujours aussi efficace en version concert.

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Durant le spectacle, Manson change de tenue à chacune des chansons aidés par ses deux infirmiers qui lui ont également apposé une attelle à la hauteur du genou pour qu’il puisse se maintenir debout. Dans ses concerts, on se demande toujours quand cela va dégénérer et la chanson The Dope Show va nous apporter le scandale tant attendu puisque après s’être assuré qu’il n’y avait pas de policier dans la salle, il commence à chantonner un je n’aime pas les drogues mais se sont les drogues qui m’aiment avant d’ingérer plusieurs capsules, des antidouleurs assurément, what else ?

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En attendant que ses médicaments fassent effet, ses fidèles infirmiers dealers l’allongent sur un brancard duquel il va interpréter les traumatisants Sweet Dreams et Tourniquet. Uniquement éclairé avec une lampe torche, il va se contorsionner à tel point que les deux infirmiers devront tenir le brancard prenant au passage lumière dans les yeux, gifles et autres coup de pieds dans le visage. La crise passée, il se relève pour interpréter les deux autres extraits du dernier album, le rassurant We Know Where You Fucking Live et le jeu de mot de l’année qu’est Say 10 alias Satan.

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De retour pour son premier rappel, l’ambiance a changé et l’on retrouve le chanteur tout de cuir gothique tendu avec une couronne d’épines sur la tête et les infirmiers se sont transformés en suppo, non pas le médicament, mais de Satan, encore lui. Cadre idéal pour le titre Cruci-Fiction in Space suivi de The Beautiful People dédié au public invité à faire les chœurs. En deuxième rappel et chanson finale, il interprète Coma White revêtu en madone d’un foulard rouge sang derrière un pied de micro recouvert de fleurs blanches, effet visuel magnifique pour un enterrement réussi. Comme d’habitude il s’éclipse avec en guise d’au revoir un simple baiser accompagné de la main vers son public rassuré d’avoir assister encore une fois à un grand sermon de Marilyn Manson.

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Vous pouvez emprunter les disques de Marilyn Manson à l’espace Image et Son de la Médiathèque de Levallois (nouvelle fenêtre).

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J’y étais : Papa Roach à l’Olympia

18 Oct

Ce vendredi 13 était vraiment sous le signe du Métal puisqu’à 13h13 j’achetais mon pass pour l’édition 2018 du Hellfest et le soir j’assistais au concert de Papa Roach à l’Olympia !

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Une immense toile sur laquelle est imprimée une bouche grande ouverte contenant des dents qui ont décidé de pogoter entre elles, voici le décor qui cache la scène en attendant l’arrivée du groupe. C’est la représentation de la pochette du dernier album de Papa Roach baptisé Crooked Teeth (nouvelle fenêtre) dont la chanson éponyme va servir d’introduction et donner d’entrée de jeu le rythme de la soirée. Il va être effréné avec de rares moments de pause puisque s’enchaînent les deux tubes Getting Away with Murder et Betweens Angels and Insects, on ne pouvait rêver meilleure entrée en matière. Le chanteur Jacoby Shaddix s’adresse enfin à la foule, ce qu’il fera à de nombreuses reprises pendant le concert. Viennent ensuite des titres du dernier album dont le fusionnel Born for Greatness avec son phrasé rappé et ses riffs surpuissants, un titre illustrant à lui seul l’amplitude des compositions du groupe.

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Car c’est ça Papa Roach (nouvelle fenêtre), un Nu Métal d’une énergie folle et surtout mélodique, ciselant des variations de tempo et mélangeant intelligemment les genres. D’ailleurs ils vont enchaîner deux titres enregistrés à l’origine en duo avec des chanteuses , Skylar Grey pour le titre Periscope et Maria Brink pour Gravity. Juste avant , il y avait eu Scars , chanson considérée comme l’hymne du groupe constituant le passage le plus calme , si l’on peut dire, du concert.

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Pour cette étape européenne, ils ont décidé d’offrir une reprise tirée du répertoire d’un groupe du vieux continent et c’est Song 2 de Blur qui a eu cet honneur et ce titre a brillamment tenu toute sa place dans le show, tout comme l’hommage au chanteur Chester Bennington (nouvelle fenêtre) où à la fin de la chanson Forever ils incorporent le refrain d’ In The End de Linkin Park. Jacoby nous parle alors des ténèbres qui le frappent, similaires à celles de son ami et qu’il réussit à combattre grâce à l’amour du public.

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Arrive leur dernier tube American Dream pour rappeler le côté militant et politiquement engagé du groupe, qu’ils ponctueront par une déclaration : Papa Roach believe in peace, Papa Roach believe in equality, Papa Roach believe in you… Puis ils interprètent l’un de leurs plus gros succès Lifeline en version lente et douce avec le public en guise de chœur.

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Le rappel est composé de titres du dernier album tel que Help, dont le refrain I think I need help floquait le tee-shirt de la tournée ou None of the Above avant un final en feu d’artifice avec des titres Old School comme les définit Jacoby, qui entre-temps aura enfilé un maillot de l’équipe de France de football et n’aura cessé de sauter pour transmettre son énergie inépuisable pendant toute la durée du concert, avec les cultissimes Last Resort en version longue et To Be Loved, histoire de finir aussi bien que l’on avait commencé.

Indéniablement, Papa Roach a gagné en maturité et surtout, prouve qu’il est un groupe fait pour la scène et j’espère les revoir prochainement, pourquoi pas dans un champ à Clisson comme pour notre première rencontre en 2013. Declic Musique believe in Papa Roach !

La chanson du lundi : One Track Mind / Papa Roach

9 Oct

L’un des groupes phares du Nu Metal américain est en concert à l’Olympia de Paris ce vendredi 13 octobre 2017, une chance !

Jacoby Shaddix et sa bande vont donc se produire à nouveau en France et cette fois dans une salle et non sur la scène d’un festival. Papa Roach vient nous présenter son dernier album Crooked Teeth (nouvelle fenêtre) et pour vous montrer ce qui nous attend, le blog Déclic Musique vous propose ce titre qui est extrait de l’album Time for Annihilation et qui vous montre l’énergie du groupe en live.

Les albums du groupe sont disponibles à l’espace Image et Son de La Médiathèque de Levallois.

La chanson du lundi : Talking To Myself / Linkin Park

18 Sep

Le 20 juillet dernier, le charismatique chanteur du groupe Linkin Park , Chester Bennington , se donnait la mort à l’âge de 41 ans.

Déclic Musique souhaitait bien évidemment rendre hommage à ce chanteur-compositeur américain qui a activement participé au renouvellement du NéoMetal au début des années 2000. Ce mélange de Rock et de sons électroniques avec un parlé chanté-rappé a inspiré de nombreux groupes comme Limp Bizkit ou Papa Roach. Il avait aussi sorti un disque de remix des titres phares du groupe avec Jay-Z.

Mais cela nous permet également d’évoquer la semaine mondiale de lutte contre le suicide auquel participe activement le fils aîné du chanteur qui a posté trois vidéos poignantes dont l’une avec sa mère et une autre avec une thérapeute (nouvelle fenêtre).

On retrouve avec émotion cette chanson du groupe Linkin Park  (nouvelle fenêtre)au titre évocateur.

 

On ne peut que rapprocher ce suicide de celui, deux mois plus tôt, de son ami chanteur Chris Cornell dont nous vous avions parlé et la fille de ce dernier a rendu hommage à ces deux artistes en interprétant un Hallelujah (nouvelle fenêtre).

La chanson du lundi : Master of Puppets / Metallica

4 Sep

La cloche de la rentrée vient tout juste de sonner à nos oreilles que déjà un évènement musical fait passer la course aux fournitures scolaires directement aux oubliettes : le double concert donné par Metallica à Paris les 08 et 10 septembre 2017.

Et comme votre blog Déclic Musique est très consciencieux, on se dévoue pour assister aux deux représentations. Inutile de vous précipiter, les deux dates se jouent à guichet fermé mais vous pouvez peut-être trouver une place d’occasion sur un site de revente, officiel évidemment. Si malgré tout, vous n’arrivez pas à décrocher un précieux sésame, le concert intégral de Singapour, duquel est extraite cette vidéo, est disponible sur le site Metallica.com .

Pour patienter, on va revenir sur l’actualité du groupe Metallica (nouvelle fenêtre) qui vient d’annoncer la réédition du mythique album intitulé Master of Puppets sorti en 1986. Sous la forme d’un coffret collector comprenant bien sûr l’album remasterisé, il sera composé de livres avec des notes et des photos inédites, de plusieurs cds de live tout aussi inédits et comme les quatre membres du groupe sont de grands nostalgiques, il y aura même une cassette audio. Et comme on est jamais aussi bien servi que par soi-même, c’est le label que le groupe a créé baptisé Blackened Recordings qui assure la composition et la promotion du produit. La sortie de ce bijou est prévue le 10 novembre 2017 et je vous conseille de vous ruer dessus car la rupture de stock risque d’arriver avant le passage du Père Noël. Pour rappel, le 23 mars 2016, cet album fut le premier du genre Trash-Metal à intégrer la prestigieuse Bibliothèque du Congrès aux États-Unis du fait de son importance dans l’Histoire de la Musique.

Petit quizz : à quelle personne appartiennent ces mimines qui vous présentent le coffret dans cette vidéo ? Qui était le bassiste du groupe à l’époque ?

Vous avez reconnu en regardant la vidéo en live les mains du chanteur James Hetfield et le bassiste historique du groupe est Cliff Burton, décédé en Suède dans un accident de la circulation impliquant le bus qu’utilisait le groupe pour la promotion de l’album. La sortie de ce coffret est l’occasion de lui rendre hommage.

J’y étais spécial : Deftones vs K’s Choice

8 Mai

La semaine dernière a été riche en émotions avec les concerts parisiens des Deftones et de K’s Choice.

Commençons par ceux qui ont ouvert les hostilités, le groupe Deftones (nouvelle fenêtre)! Ce groupe venu de Sacramento aux États-Unis est considéré comme l’un des fondateurs du Nu-Metal. Ce courant musical associe le rock le plus extrême avec des samples ou des claviers et les paroles peuvent-être chantées façon rap ou criées. Ayant déjà eu l’occasion d’assister il y a plusieurs années à un set du groupe au Sziget Festival de Budapest, j’attendais avec impatience de les voir dans une salle fermée et avec de nombreux nouveaux titres composés depuis. La genèse du groupe remonte à 1988 mais c’est en 1997 qu’ils explosent avec l’album Around The Fur dont différents titres tels que My Own Summer et surtout Be Quiet and Drive feront penser au regretté bassiste de leurs débuts Chi Cheng, décédé des suites d’un accident de la route. S’enchaînent en alternance des titres de leur dernier album Gore et leurs grands succès comme le sensuel Sextape ou les cultissimes Change et Passenger du mythique album White Pony qu’ils ont eu la bonne idée d’interpréter à la suite. La voix de Chino Moreno est toujours aussi impressionnante aussi bien dans sa puissance que dans cette tessiture si particulière entre plainte et miaulement. Même s’il bondit moins sur scène que par le passé, sa présence charismatique est indéniable et il compense en jouant de la guitare sur de plus nombreux morceaux qu’auparavant. Tous les albums du groupe seront représentés avec, entre autres, une magnifique interprétation de Minerva.  Reste a savoir pourquoi l’Olympia a dû offrir des places gratuites, dont j’ai eu la chance de bénéficier, pour remplir sa salle alors que ce groupe joue dans les plus grands festivals devant des dizaines de milliers de spectateurs ? Un dernier album moins commercial et plus difficile a appréhender ou tout simplement une date guère avantageuse dans le contexte actuel en France.

C’est un tout autre genre musical qui m’attend le lendemain avec le groupe belge K’s Choice ! Ici, pas de noirceur ni de brutalité mais un rock mélodique emprunt de chaleur et de douceur tout en restant très énergique et parfois même dansant. Non seulement les frères et sœurs Gert et Sarah Bettens ont eu la bonne idée de reformer le groupe après l’aventure solo de Sarah, mais en plus ils ont enregistré l’année dernière un nouvel album baptisé Phantom Cowboy (nouvelle fenêtre). Cerise sur le gâteau, ils viennent nous le présenter à Paris lors d’une tournée pour fêter les 25 ans du groupe. C’est à l’Elysée Montmartre qu’ils nous ont donné rendez-vous pour nous offrir 1h30 de pur bonheur avec une montagne d’émotions. La charismatique chanteuse explique que Paris est une ville très particulière dans leur carrière puisque c’est à Bercy qu’ils ont joué pour la première fois en dehors de la Belgique en assurant la première partie de Brian Adams. Ils ne pensaient pas à l’époque qu’ils seraient à nouveau en train de jouer dans une salle parisienne 25 ans plus tard et ils ont, tout en étant très ému, chaleureusement remercié le public de leur avoir offert cette carrière. Le public aussi les attendait avec impatience pour revisiter 25 ans de tubes et de chansons qui l’ont marqué à jamais. C’est avec la chanson Mr Freeze que débute le concert suivi d’un extrait du dernier album Perfect Scar , paradoxalement une des rares chansons de Phantom Cowboy avec Woman interprété ce soir. Puis le groupe déroule les titres qui ont fait sont succès depuis le début des années 90 dont Believe , Almost Happy , Cocoon Crash et bien sûr l’incontournable Not an AddictSarah nous a même gratifié d’un saut dans la fosse à la plus grande joie du public. Gert a interprété en duo avec l’autre guitariste le sublime Shadowman et en rappel Sarah a chanté seule 20 000 Seconds . Le tour de chant s’est clos à capella avec le pianiste qui accompagnait Gert et Sarah pour une interprétation d’une rare intensité de Killing Dragons. On a pu assister non seulement à un très bon concert, mais surtout à un beau concert lumineux emprunt de chaleur humaine et de messages positifs.

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En résumé, deux concerts sans débauches d’effets de scène mais avec des chanteurs et musiciens remis au premier plan et surtout une communion avec le public qui rendent ces moments de vie intenses et irremplaçables.

 

J’y étais : Delain à l’Elysée Montmartre

16 Nov

Le groupe hollandais de métal symphonique s’est offert pour les dix ans de leur premier album une escale à Paris et on a eu la chance de fêter cet anniversaire avec eux.

Comme pour le précédent concert dont je vous parlais dans cette rubrique, c’est encore une fois un retour au source de mon panthéon du rock perso puisque je n’étais pas retourné à l’Elysée Montmartre depuis des années. L’incendie et les années de travaux n’aidant pas, c’est encore une fois plein de curiosité et d’impatience que je pénètre dans cette antre où j’ai assisté à tellement de concerts, les premiers à Paris de groupes devenu les références du genre comme The Offspring ou Green Day pour ne citer qu’eux. Le public venu en nombre laisse à penser que Delain est sur la bonne voie pour devenir, si ce n’est déjà fait, l’une d’elles. Le groupe Evergrey a enflammé la première partie alors que leur set a été interrompu par le déclenchement de l’alarme incendie et malgré le contexte des tragiques évènements d’il y a un an, le public est resté d’un calme olympien. De la à dire que les métalleux ont des nerfs d’acier… Ok je reviens au concert. Les membres de Delain font leur entrée les uns après les autres, d’abord le batteur puis le clavier, les guitaristes enchainent et enfin elle apparait, la sculpturale Charlotte Wessels, dans une robe toute dorée avec un décolleté affriolant et des cuissardes noires. Mais concentrons-nous sur le plus important, cette voix à la fois puissante et claire qui charmerait n’importe quel allergique au métal. Et elle est particulièrement mise en valeur avec les compositions de leur dernier album Moonbathers qui alterne des guitares aux riffs épiques et des envolées vocales extrêmement mélodiques. Les titres de cet album tels que Suckerpunch, The Glory and The Scum, Fire With Fire ou encore The Hurricane sur lequel Charlotte commence à capella juste accompagné de la batterie vont s’égrener devant un public qui frise l’hystérie tellement le groupe dégage d’énergie positive. Ils interprètent bien sûr quelques uns de leurs classiques comme le tube April Rain ou The Gathering, titre extrait du fameux premier album Lucidity, avant de tirer leur révérence sur cet hymne à la tolérance qu’est We Are The Others. On peut juste regretter deux choses, un concert assez court, à peine une heure et demie, et l’absence de certaines chansons telles que Stardust ou Stay Forever toujours très attendues par le public. On notera cependant un effort sur la mise en scène avec en fond de scène l’alternance de trois panneaux représentant les pochettes de leurs derniers albums et un canon qui a projeté des confettis filament argentés dans le public.

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Les retrouvailles avec cette salle parisienne furent digne des meilleurs concerts que j’y avais vécu, avec en plus le charme et la grâce, ces deux mots pouvant être définitivement associés à la musique de Delain.

La chanson du lundi : Suckerpunch / Delain

31 Oct

Pour fêter les dix ans de la sortie de leur premier album, Delain s’offre une tournée et un nouvel album dont Déclic Musique vous propose le premier titre extrait.

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Delain est un groupe hollandais de Metal Symphonique à voix principalement féminine mais intégrant également du chant guttural sur certains titres. Fondé par Martijn Westerholt ex-pianiste du groupe Within Temptation, ils vont connaître le succès dés le premier album grâce à des compositions rythmées mais très mélodiques sublimées par la voix puissante et claire de la chanteuse Charlotte Wessels. Le dernier album intitulé Moonbathers propose un Métal peut-être plus épique que les premiers Lucidity ou April Rain mais il devrait donner toute son ampleur sur scène, ce que nous vérifierons le vendredi 04 novembre 2016 à L’Elysée Montmartre.

J’y étais : Lacuna Coil au Cabaret Sauvage

26 Oct

Le groupe italien de Metal Gothique venait présenter son nouvel album Delirium à Paris en première date européenne et l’album porte bien son nom puisque ça a été du délire total à la plus grande joie de tous.

Lacuna Coil aime jouer à Paris et ce n’est pas un hasard si leur retour sur le vieux continent, après une tournée mondiale passant des Amériques au Japon, s’est fait dans notre pays. D’après Andrea Ferro le chanteur, pour lutter contre les effets du décalage horaire, il n’y a rien de mieux que le public parisien, véritable concentré de vitamines et caféines. Après une telle déclaration, le public, déjà en harmonie avec la musique du groupe, s’est retrouvé en totale transe. L’autre voix du groupe, Cristina Scabbia, toujours aussi divine même en camisole de force, a, comme à son habitude, tout donné pour son public en nous offrant avec le sourire des prestations vocales à faire pâlir d’envie des cantatrices chevronnées. Dans un décor assez simpliste de mannequins en plastique habillés en patients d’hôpital psychiatrique, le groupe arrive sur scène vêtu de camisoles blanches et maquillages, avec une mention spéciale pour celui du bassiste. La chanteuse changera plusieurs fois de tenues, tour à tour infirmière ou en robe de mariée puis en uniforme aux armes du groupe. La part belle va être faite aux chansons du dernier album qui alternent avec les succès de groupe tels que Spellbound ou le cultissime Heaven’s A Lie et bien sûr Nothing Stands In Our Way. Avant d’interpréter Die & Rise, Cristina nous avoue que c’est sa chanson préférée et le groupe nous fait la surprise de chanter un titre inédit spécialement composé pour la tournée. Le public scande un « ohé ohé ohé Lacuna Coil » entre les morceaux à la surprise du groupe, qui va terminer cette fusion nucléaire avec la salle en interprétant leur reprise de Enjoy The Silence de Depeche Mode. Le rappel permet de profiter une dernière fois de l’enchanteresse voix de Cristina et de constater que celle d’Andrea a incroyablement gagné en puissance avec le chant guttural sur les titres apocalyptiques que sont Delirium et House of Shame. Le Cabaret Sauvage s’est révélé l’écrin idéal pour retrouver ce groupe habitué aux immenses scènes des festivals.

La chanson du lundi : Nothing Stands In Our Way / Lacuna Coil

17 Oct

Lacuna Coil est, comme son nom ne l’indique pas, un groupe italien que l’on peut qualifier de gothique mélodique. Les prémisses du combo datent de 1994 mais c’est en 1998 avec l’arrivée de la chanteuse Cristina Scabbia que le groupe va trouver son nom et sa forme définitive. Après l’avoir embauchée pour assurer les choeurs, les musiciens vont vite comprendre qu’une voix si puissante et voluptueuse deviendrait le premier atout du groupe. Les paroles seront donc interprétées en duo avec Andrea Ferro pour le chant guttural. Malgré le départ du guitariste en début d’année, ils sortent leur huitième album intitulé Delirium fin mai 2016. Le titre que nous vous présentons est extrait de l’album précédent intitulé Broken Crown Halo, bien sûr disponible à l’espace Image et son de La Médiathèque, donnant une bonne idée de ce que vaut Lacuna Coil sur scène, d’ailleurs vous pourrez en juger par vous-même le jeudi 20 octobre 2016 au Cabaret Sauvage à Paris. Et bien sûr un futur article sur votre blog Déclic Musique !

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