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J’y étais : Chica Vampiro au Zénith de Paris

23 Fév

Commençons par le début ! Chica Vampiro est une telenovela  colombienne pour adolescents. Une famille de vampires vit dans le monde des humains, leur fille va dans une école et tombe bien sûr amoureuse du bellâtre local. Le tout accompagné d’une galerie de personnages horripilants et de chansons, comment dire… comme si les dialogues ne suffisaient pas à faire saigner nos oreilles. Mais quoi de plus normal pour des vampires. Vous l’aurez compris, nos filles en sont diiiinnnnngues !

Et pour finir d’achever les parents, Daisy et sa bande de mordus ont transféré le concept en comédie musicale. C’est parti pour deux heures de chorégraphies et de chansons en espagnol avec karaoké géant sur les écrans pour que nos vampirettes, qui ne parlent pas un mot de cette langue, puissent  finir d’enterrer nos tympans. Et pour en rajouter à l’hystérie collective, les acteurs de la série se lancent à parler en français avec le présentateur star des ados, Joann, qui n’allait pas manquer d’animer ce concert de la série phare de la chaine Gulli.

Et c’est avec un lancinant Chica Vamp Vamp Vamp dans la tête que l’on sort mort vivant du Zénith mais avec le sentiment du devoir parental accompli et d’avoir l’assurance qu’au moins ce cadeau d’anniversaire restera dans sa mémoire pour longtemps et pas au fond d’un cercueil, oups d’un placard.

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J’y étais : Skunk Anansie au Trianon

17 Fév

C’est la troisième fois que j’ai rendez-vous avec Skunk Anansie et encore une fois ils vont me surprendre !

Je m’en souviendrais toujours, ce 9 octobre 1995 je suis à l’Olympia pour assister au concert de Therapy ? quand un groupe mené par leur très énergique chanteuse Deborah Dyer alias Skin enflamme la première partie et signe un pacte de fidélité avec le public. Autre date, 12 août 2011 au Sziget Festival à Budapest, dans quel état vais-je retrouver le groupe après sa reformation ? En pleine forme et même encore meilleur sur scène avec des titres toujours aussi percutants. Autant dire que j’étais plus qu’impatient à l’idée de les retrouver ce mercredi au Trianon. Et j’avais raison mais je n’imaginais pas à quel point !

Comme à son habitude Skin arrive avec un costume de scène genre street wear à capuche mais à paillettes comme ses Doc, on en reste pas moins féminine. Elle ne touche déjà plus le sol et dès la troisième chanson, se jette dans le public. Impossible pour elle de ne pas avoir cette rock attitude, ce contact charnel avec le public. Et le show va continuer pendant toute la durée du concert. Elle escalade la balustrade, longe le public rendu hystérique sur le balcon, descend en se jetant dans la fosse qui se presse pour la porter jusqu’à la scène, puis revient pour se faire porter debout et marcher sur la foule. Et ça ne va pas s’arrêter là puisque le groupe nous a réservé une surprise de taille : Frah, le chanteur de Shaka Ponk qui vient interpréter le titre spit you out qu’il a composé avec Skunk Anansie pour l’album Black Traffic. Mais le plus beau est qu’ils l’interprètent en duo debout portés par la foule. Et l’on finit le concert littéralement à genoux pendant que Skin chuchote les paroles du refrain de Little Baby Swastikkka avant de faire se relever la foule comme un seul homme sur un dernier riff.

Ce concert a donc été exceptionnel à plus d’un titre : le groupe qui après 22 ans de carrière conserve la même fougue dans sa musique et ses prestations scéniques, au public proche de l’hystérie tellement il y avait une énergie folle et une communion dans la salle mais également parce que ce concert devait avoir initialement lieu au Bataclan. Et c’est émue que Skunk Anansie à dédié sa chanson God Loves Only You aux victimes des attentats et à la fin du concert, Skin a fait hurler le public le plus fort et le plus longtemps possible pour que, quoi qu’il arrive, ils entendent que nous serons toujours là ! Merci Skunk Anansie pour ce moment de rock et de vie…

Et pour vous, quelques photos perso, ça me fait plaisir !

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