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La chanson du lundi : Waiting for the Night / Depeche Mode

30 Mai

Andrew Fletcher, l’éternel troisième homme du groupe britannique Depeche Mode, est mort subitement le 26 mai dernier à seulement 60 ans.

C’est pourtant bien celui qui deviendra Fletch, avec son ami d’enfance Vince Clarke, qui est à l’origine de Depeche Mode. Leur ami Martin Gore rejoint le duo avant le recrutement d’un chanteur qui deviendra rapidement un frontman de légende et une véritable icone, Dave Gahan.

Andrew Fletcher était autant discret qu’indispensable, une sorte de socle qui a permis au groupe de supporter toutes les épreuves, du départ de Vince Clarke puis celui fracassant d’Alan Wilder, en passant par les cures de désintoxication de Dave Gahan. Depeche Mode fonctionnait de façon démocratique et sa voix pesait autant que celle du compositeur Martin Gore ou de Dave Gahan le chanteur. Il était en charge de la ligne de basse mais surtout des sons si particuliers qui font l’identité sonore du groupe même si en concert il jouait les notes les plus simples. Dave Gahan s’amusait régulièrement en venant le voir en plein live pour lui faire jouer deux ou trois notes avec son synthétiseur, en plaisantant « c’est tout ce que tu fais ? » à la plus grande joie du public.

Même à la fin du concert Fletch était nommé en dernier, mais c’était la façon du groupe de saluer ce pilier, que son nom soit cité avant le merci final. À nous de vous dire merci Andrew Fletcher pour ces 40 années de musiques, de disques et de concerts à jamais gravés dans nos âmes.

Every time I think of you, I know we have to meet and I just can’t get enough

Retrouvez Depeche Mode à l’espace Image et Son ainsi que sur le site de La Médiathèque de Levallois (nouvelle fenêtre).

Hommage à Arno

29 Avr

Le chanteur belge né à Ostende en 1949 vient de mourir à 72 ans le 23 avril dernier des suites d’un cancer du pancréas.

Sa poésie aura marqué plusieurs générations. Il ne venait pas d’un milieu musical mais le jeune Arnold Hintjens de son vrai nom avait la musique et la poésie qui coulaient dans ses veines. Après quelques tentatives en groupes, c’est en solo en 1986 qu’avec son nom de scène Arno il perce enfin. Dans ses textes chantés soit en français, anglais ou flamand, il joue de sa belgitude, miroir de son humour absurde et décalé. Il aimait les mariages improbables d’instruments, comme la guitare électrique avec l’accordéon ainsi qu’interpréter des duos avec ses artistes préférés comme Adamo, Stephan Eicher ou Stromae. Il venait de terminer l’enregistrement d’un nouveau titre interprété avec la chanteuse Mireille Mathieu qu’il adorait, cette dernière apprenant la disparition d’Arno à la fin de sa séance en studio. Il avait publié 13 albums studios, 7 albums en concerts et participé à des musiques de films (nouvelle fenêtre). Arno avait d’ailleurs été à plusieurs reprises acteur.

Il a été récemment reçu par le Roi des Belges qui a salué une icône de la scène musicale belge et Arno a donné son dernier concert le 11 mars 2022 dans la ville d’Ostende. Pendant le concert, il a déclaré qu’il allait bientôt rendre visite à sa mère, décédée alors qu’il n’avait que 24 ans.

À ce sujet, le blog Déclic Musique vous propose d’écouter, une fois, certainement la plus belle chanson d’amour d’un fils à sa mère, Les yeux de ma mère.

Bernard Tapie chanteur

8 Oct

Bernard Tapie s’est éteint et parmi ses 1000 vies, il en a vécu une courte de chanteur.

Avant d’être l’homme d’affaire ou politique que l’on connait, le jeune Bernard se voyait plutôt en haut de l’affiche. Au milieu des années 60, il s’essaye comme acteur aussi bien au théâtre qu’au cinéma sous le nom de Bernard Pascal. En 1966, il préfère s’orienter vers une carrière de chanteur avec le label RCA et il enregistrera douze titres sous le pseudonyme de Bernard Tapy. Vite un verre se veut une chanson réaliste mais humoristique parlant d’un homme qui découvre que sa femme le trompe et qui va se remettre de ses émotions dans un bar. Le style musical est complètement dans les standards de l’époque et le scopitone bénéficie déjà d’effets spéciaux.

La deuxième chanson intitulée Je ne crois plus les filles est extraite du même disque et le séducteur n’a vraiment pas de chance avec la gente féminine.

Toujours la même année, il changera de style et de thème avec Passeport pour le soleil qui est une adaptation de The Ballad of The Green Berets (nouvelle fenêtre) mais elle ne connaitra pas non plus le succès, trop martiale peut-être.

Son seul véritable succès musical date de 1985 avec le titre autobiographique Réussir sa vie que l’on imagine bien faire partie d’un grand plan marketing pour ses propres écoles de vente.

Enfin en 1998, il collabore avec Doc Gyneco sur le titre C’est beau la vie qu’il coproduit avec le chanteur et il participe au clip dans un rôle à l’opposé de son image mais toujours avec un texte provocateur.

On ne pouvait pas finir ce billet sans parler de LA chanson parodique sur Bernard Tapie, créée par Les Guignols de l’Info, la cultissime Combine à Nanard (nouvelle fenêtre)

La chanson du lundi : La Grange / ZZ Top

30 Août

Le bassiste Dusty Hill du légendaire groupe texan ZZ Top est mort cet été 2021 durant son sommeil à l’âge de 72 ans

Il était l’un des barbus les plus célèbres de la planète. Avec son frère jumeau de la barbe, le chanteur Billy Gibbons et le seulement moustachu Frank Beard à la batterie, ils ont fait de leur look inchangé leur marque de fabrique. Le groupe ZZ Top a fêté en 2019 ses 50 ans de carrière avec les trois même membres depuis leur début. 

zz top 2

C’est en 1973 que ZZ Top rencontre un succès planétaire avec leur troisième album Tres Hombres dont est extrait le titre La Grange. Ce titre est fortement inspiré par les chansons blues rock de John Lee Hooker. Ils deviendront l’incarnation moderne de ce style, sachant le faire évoluer en y intégrant parfois des rythmes synthétiques pour coller à l’époque. 

Ils composent des musiques de films comme Double Back pour Retour vers le futur 3 et utilisent dans leurs clips toujours les mêmes références, à savoir 3 jeunes femmes symbolisant les trois membres du groupe, sortant d’un véhicule hot rod dont le porte clé magique est le logo du groupe en forme de double z. Comme sur scène, les trois membres du groupe font les mêmes gestes au même moment. 

zz top hot road

Le groupe continuait de se produire sur scène, notamment pour fêter leur 50 ans de carrière, mais Dusty Hill n’avait pu assurer les derniers concerts en raison d’une opération à la hanche. Une nouvelle étoile du Rock n Roll Hall of Fame s’est éteinte mais nul doute que l’on continuera encore très longtemps à écouter Dusty Hill et son jeu de basse si emblématique.

Retrouvez ZZ Top à l’espace Image et Son et sur le site de La Médiathèque de Levallois (nouvelle fenêtre).

Hommage à trois légendes du reggae disparues ces derniers mois.

12 Mar

Retour sur leur carrières respectives et leurs apports pour le reggae.

Bunny Wailer (nouvelle fenêtre) : sa vocation de chanteur commence en 1967, il rencontre Bob Marley et Peter Tosh qui vivent dans le même quartier de Kingston en Jamaïque.

C’est le début des Wailers (nouvelle fenêtre).

La reconnaissance vient avec l’album Catch a fire enregistré sur le label Island record avec le producteur Chris Blackwell.

Peter Tosh et lui feront par la suite une belle carrière solo et il connait rapidement le succès avec l’album : Blackheart Man (nouvelle fenêtre).

U Roy (nouvelle fenêtre) : Il débute dans les années 60 en devenant DJ lors de sounds systems. Il est l’un des inventeurs du toasting qui consiste en un parlé-chanté. Il a travaillé avec King Tubby (nouvelle fenêtre) avec qui il a créé le reggae Dub (sorte de remix) mais aussi avec l’artiste Lee Perry (nouvelle fenêtre).

Toots and The Maytals (nouvelle fenêtre), de son vrai nom Hibbert, est l’inventeur du mot reggae grâce à sa chanson de 1968 : Do the reggay (nouvelle fenêtre). À ses débuts, c’est le ska qui est populaire mais l’artiste s’oriente rapidement vers le rocksteady, une musique plus lente.  

Comparé à Otis Redding sur scène, il délivrait une énergie en concert et était d’une grande générosité avec son public

Bonne écoute !

C’était notre Tonton David

22 Fév

Le souriant chanteur de reggae a succombé mardi dernier, le 16 février 2021, à un accident vasculaire cérébral en gare de Metz à seulement 53 ans.

Ray David Grammont de son vrai nom a découvert le Raggamuffin à 20 ans lors d’un séjour à Londres. Élevé dans les sonorités créoles avec son père musicien réunionnais, il décide d’importer cette musique en France et surtout y apposer des textes en français. Il sera à l’origine du reggae à la française porté par d’autres artistes comme Pierpoljak ou Nuttea. Le succès est immédiat en 1990 avec son titre Peuples du monde et sa célèbre intro servie par un clip tourné par Matthieu Kassovitz.  

Issus d’un peuple qui a beaucoup souffert, nous sommes issus d’un peuple qui ne veut plus souffrir.

En 1994, son deuxième album Allez leur dire est porté par le titre Sûr et certain qui lui vaudra une nomination aux Victoires de la Musique. Il a été enregistré à Memphis avec Tyrone Downie, le célèbre clavier de Bob Marley. Mais c’est le titre Chacun sa route qui sera l’apogée de sa trop courte carrière, extrait de la bande-originale du film  Un indien dans la ville.

Tonton David avait mis sa carrière entre parenthèse à ses 40 ans en 2009 après 8 albums et un best off sortis par sa maison de disque mais se produisait ponctuellement pour rester en contact avec ses fans. Il avait décidé de quitter le microcosme parisien pour vivre avec sa femme et ses quatre enfants dans l’Est de la France où la vie est plus tranquille et abordable pour une famille. Ses quatre enfants ont lancé une cagnotte en ligne pour financer ses obsèques mais également la production de l’album sur lequel il était en train de travailler et dont le titre devrait être Un job ou un bizz.

Hommage à Chick Corea

15 Fév

Le légendaire pianiste de Jazz vient de mourir des suites d’un cancer à l’âge de 79 ans.

Son nom restera à jamais gravé au Panthéon du Jazz. Non seulement il a joué avec les plus grands musiciens, il a composé des morceaux devenus des classiques mais il a surtout créé de nouveaux courants musicaux, le Jazz Fusion et le Jazz Rock. Le jeune Armando Chick Corea est mis dés l’âge de 4 ans derrière un piano par son père trompettiste. Il apprendra plus tard la batterie qui influencera la rythmique de sa musique. Sa formation au piano est plutôt orientée musique classique mais au collège, il donne déjà des concerts en reprenant les standards du Jazz. Il quitte son Massachusetts natal en 1959 pour différentes universités à New-York où il étudie la musique mais celui que l’on nommera Chick abandonne rapidement ses études pour jouer dans les clubs de Jazz. Il y rencontre notamment Blue Mitchell avec lequel il enregistre en 1964 un disque contenant sa première composition Chick’s Tune. Il participera également à trois disques de Miles Davis. Tout au long de sa vie, il va collaborer sur les albums de ses amis mais décide en 1966 de commencer une carrière de soliste avec un premier album intitulé Tones for Joan’s Bones.

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À la fin des années 60, il intègre l’orchestre de Miles Davis dans lequel on retrouve Keith Jarrett ou Dave Holland et joue un Jazz aux sonorités électriques. Au début des années 1970, il crée son propre groupe avec Holland et ses compositions avant-gardistes intégrant les rythmes latins deviennent la référence du Jazz Fusion. Dés lors, sa musique ne va cesser d’évoluer passant du Rock à l’utilisation des nouveaux synthétiseurs et même le Flamenco. Il va créer également plusieurs groupes dont Elektric Band, Akoustic Band, Origin, The Spanish Heart Band. Il crée également son propre label Stretch Records.

Le blog Déclic Musique souhaitait rendre hommage à ce musicien touche à tout de génie, reconnu pour ses improvisations en concerts et vous invite à le retrouver à l’espace Image et Son ainsi que sur le site de La Médiathèque de Levallois (nouvelle fenêtre).

 

Hommage à Bobby Few

15 Jan

Le célèbre pianiste américain de jazz qui vivait à Levallois depuis des années est décédé le 6 janvier 2021 à l’âge de 85 ans.

Né à Cleveland dans l’Ohio, Bobby Few commence le piano à l’âge de sept ans et étudie au Cleveland Institute of Music aussi bien le classique que le jazz, la théorie musicale que la composition. Il crée dés ses 16 ans un trio qui connaît rapidement le succès.

Au début des années 60, sur les conseils de son ami le saxophoniste Albert Ayler, Bobby Few part vivre à New-York. Cette décision va changer sa vie puisque rapidement, il y enregistre ses deux premiers albums intitulés The In Between et Music Is The Healing Force of The Universe. Il se met à jouer avec les plus grands noms du jazz comme Archie Shepp, Frank Wright ou encore le chanteur de Blues Brook Benton qu’il accompagnera dans une tournée mondiale.

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En 1969, il s’installe à Paris où il retrouve Frank Wright. Ils forment un Quartette devenu culte avec Muhammad Ali à la batterie et Alan Silva à la basse. Cette formation avait politisé sa musique et participait à des concerts récoltant des fonds pour le mouvement des Black Panthers.

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Le 2 février 2019, Bobby Few nous a fait le grand plaisir de venir jouer du piano à La Médiathèque de Levallois, accompagné par le contrebassiste Harry Swift (nouvelle fenêtre).

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Les deux musiciens nous ont offert un concert inoubliable qui a enchanté le public venu en nombre pour assister à cet évènement exceptionnel. Le blog Déclic Musique partage avec vous le message qu’ils avaient inscrit sur notre livre d’or.

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Écoutons encore une fois la musique de Bobby Few qui a marqué de son empreinte indélébile l’histoire du Jazz.

 

La chanson du lundi : De « Ecrire pour ne pas mourir » à « Petit Bonhomme » / Anne Sylvestre

7 Déc

Hommage chaleureux, à Anne Sylvestre qui s’est éteinte le 30 novembre 2020 à 86 ans

À travers toutes ces si belles chansons qu’elle nous a laissé nous ne pourrons pas l’oublier. Anne Sylvestre,  » Merci d’avoir vécu ».

Après nous avoir enchantés, adoucis, émus depuis si longtemps. Une chanson ne suffirait pas… Elle a chanté le désarroi, la souffrance, l’amour mais aussi l’espièglerie, les facéties et ses textes par centaines pour tous les enfants, les merveilleuses Fabulettes.

Elle a écrit et chanté Écrire pour ne pas mourir, après avoir affronté la maladie à 50 ans. Elle raconte la force puisée dans l’écriture et ce que représente ce cadeau offert à tous et prennent ceux qui veulent… Nous sommes nombreux à avoir aimé, chanté et pleuré aux mots de l’artiste.

Cette séquence datant de 1986, dans l’émission Apostrophes, animé par Bernard Pivot nous offre un joli souvenir. Anne Sylvestre chante cette splendide chanson accompagnée de Maxime Leforestier.

Anne Sylvestre c’est aussi la joie de vivre, l’humour et l’espièglerie. Petit bonhomme est une jolie moquerie qui s’adresse à un amant peu fiable et menteur. Tout en poésie, s’autorisant un mot vachard par-ci par-là, on sourit aux propos sarcastiques concernant ce petit bonhomme, que tout le monde va laisser choir.

 Pour écouter Anne Sylvestre sur le site de la Médiathèque, connectez vous à votre compte (identifiant: numéro de carte et mot de passe jour et mois de naissance : JJMM) et accédez à la plateforme MusicMe.

Hommage à Sean Connery

6 Nov

On ne le savait pas forcement, mais Sean Connery a poussé la chansonnette dans plusieurs films et il avait un joli brin de voix.

Avant d’incarner le légendaire agent secret 007, l’acteur écossais à jouer dans un film pour enfants produit en 1960 par Disney, Darby O’Gill et les farfadets. Il y interprète la chanson Ma petite irlandaise. C’est une chanson originale spécialement créée pour le personnage de Sean Connery qui est amoureux d’une jeune femme interprétée par l’actrice Janet Munro, future égérie de Walt Disney et que l’on retrouvera dans plusieurs de ses films. C’est en tout cas ce film en partie chanté qui a permis à deux producteurs de repérer le potentiel de l’acteur et de lui offrir la carrière que l’on sait.

On a pu à nouveau entendre chanter Sean Connery sur la bande originale du film L’homme qui voulut être roi, composée par Maurice Jarre.

On termine cet hommage avec une musique liée à jamais à cet acteur exceptionnel qu’était Sean Connery.

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