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J’y étais : Papa Roach à l’Olympia

18 Oct

Ce vendredi 13 était vraiment sous le signe du Métal puisqu’à 13h13 j’achetais mon pass pour l’édition 2018 du Hellfest et le soir j’assistais au concert de Papa Roach à l’Olympia !

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Une immense toile sur laquelle est imprimée une bouche grande ouverte contenant des dents qui ont décidé de pogoter entre elles, voici le décor qui cache la scène en attendant l’arrivée du groupe. C’est la représentation de la pochette du dernier album de Papa Roach baptisé Crooked Teeth (nouvelle fenêtre) dont la chanson éponyme va servir d’introduction et donner d’entrée de jeu le rythme de la soirée. Il va être effréné avec de rares moments de pause puisque s’enchaînent les deux tubes Getting Away with Murder et Betweens Angels and Insects, on ne pouvait rêver meilleure entrée en matière. Le chanteur Jacoby Shaddix s’adresse enfin à la foule, ce qu’il fera à de nombreuses reprises pendant le concert. Viennent ensuite des titres du dernier album dont le fusionnel Born for Greatness avec son phrasé rappé et ses riffs surpuissants, un titre illustrant à lui seul l’amplitude des compositions du groupe.

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Car c’est ça Papa Roach (nouvelle fenêtre), un Nu Métal d’une énergie folle et surtout mélodique, ciselant des variations de tempo et mélangeant intelligemment les genres. D’ailleurs ils vont enchaîner deux titres enregistrés à l’origine en duo avec des chanteuses , Skylar Grey pour le titre Periscope et Maria Brink pour Gravity. Juste avant , il y avait eu Scars , chanson considérée comme l’hymne du groupe constituant le passage le plus calme , si l’on peut dire, du concert.

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Pour cette étape européenne, ils ont décidé d’offrir une reprise tirée du répertoire d’un groupe du vieux continent et c’est Song 2 de Blur qui a eu cet honneur et ce titre a brillamment tenu toute sa place dans le show, tout comme l’hommage au chanteur Chester Bennington (nouvelle fenêtre) où à la fin de la chanson Forever ils incorporent le refrain d’ In The End de Linkin Park. Jacoby nous parle alors des ténèbres qui le frappent, similaires à celles de son ami et qu’il réussit à combattre grâce à l’amour du public.

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Arrive leur dernier tube American Dream pour rappeler le côté militant et politiquement engagé du groupe, qu’ils ponctueront par une déclaration : Papa Roach believe in peace, Papa Roach believe in equality, Papa Roach believe in you… Puis ils interprètent l’un de leurs plus gros succès Lifeline en version lente et douce avec le public en guise de chœur.

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Le rappel est composé de titres du dernier album tel que Help, dont le refrain I think I need help floquait le tee-shirt de la tournée ou None of the Above avant un final en feu d’artifice avec des titres Old School comme les définit Jacoby, qui entre-temps aura enfilé un maillot de l’équipe de France de football et n’aura cessé de sauter pour transmettre son énergie inépuisable pendant toute la durée du concert, avec les cultissimes Last Resort en version longue et To Be Loved, histoire de finir aussi bien que l’on avait commencé.

Indéniablement, Papa Roach a gagné en maturité et surtout, prouve qu’il est un groupe fait pour la scène et j’espère les revoir prochainement, pourquoi pas dans un champ à Clisson comme pour notre première rencontre en 2013. Declic Musique believe in Papa Roach !

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La chanson du lundi : États d’amour/Amir

2 Oct

La Salle Ravel du Conservatoire de Levallois accueille ce vendredi 07 octobre 2017 le chanteur Amir pour un concert unique et donc exceptionnel !

Si je vous dis que le concert est déjà complet, cela ne vous étonnera pas tellement Amir est devenu l’un des chanteurs préférés des Français. Celui qui a réalisé la meilleure performance française ces dernières années à l’Eurovision en se classant sixième a su transformer l’essai alors que tant d’autres sont tombés dans l’oubli.

Si vous n’avez pas la chance de le rencontrer sur scène, le blog Déclic Musique vous propose comme lot de consolation ce premier extrait en attendant son nouvel album intitulé Addictions à paraître le 27 octobre prochain.

J’y étais : Axel Bauer au Flow

21 Juin

Axel Bauer est venu présenter sur scène jeudi dernier à bord de la péniche Flow , amarrée Port des Invalides, son dernier album enregistré dans les conditions du live au Studio Ferber.

Véritable virtuose de la guitare électrique, Axel Bauer n’a pas eu la reconnaissance qu’il méritait. Cannibalisé par son succès Cargo, il a eu du mal à faire reconnaître ses talents de compositeur guitariste dans un pays qui préfère mettre en avant le rock anglo-saxon. Ses apparitions sont donc devenues confidentielles mais elles sont l’assurance d’un moment musical intense et  d’une rare authenticité. Contrairement à l’album Live à Ferber, c’est avec une formation restreinte que le chanteur arrive sur scène puisqu’il n’est accompagné que d’un batteur et d’un bassiste. Un mini clavier posé sur une enceinte aura la charge de remplacer les autres musiciens et de synchroniser les arrangements. Axel Bauer commence son tour de chant en interprétant des morceaux récents tels que Alligator, Souviens-toi, Aveugle ou encore La chasse à l’instant et 00 zen. Accompagné de sa guitare Fender recouverte façon Peaux de serpent ,qui est en l’occurrence le titre de son précédent album studio, il hypnotise littéralement son auditoire par son rock énergique mais mélodique.

Puis il se retrouve seul sur scène avec une guitare acoustique pour À ma place , la chanson qu’il interpréta en duo avec Zazie, qui n’a pu être présente ce soir car retenue en Zazieland d’après Axel. Mais il a demandé l’assistance du public féminin pour lui donner la réplique et cela a tout simplement donné un échange magique entre le chanteur et la salle. Il a enchainé sur le poème d’Aragon Est-ce ainsi que les hommes vivent avant de retrouver ses musiciens et sa célèbre guitare Stratocaster sur laquelle il a composé ses deux titres cultes Cargo et Eteins la lumière (nouvelle fenêtre). Les versions live de ces deux chansons donnent libre court à ses talents de guitariste avec des solos d’anthologie et une réorchestration envoutante. Le concert se terminera avec le titre Laisse venir et son atmosphère sombre et sensuelle, que l’on vous propose en écoute ci-dessous.

Malgré la conjonctivite d’Axel Bauer et quelques problèmes techniques, c’est un magnifique concert auquel on a assisté tout en flottant sur la Seine. Une toute petite salle avec une proximité entre l’artiste et son publique qui a rendu cette rencontre intime et exceptionnelle.

 

La chanson du lundi : Ziggy Stardust / David Bowie

29 Mai

Le samedi 10 juin 2017 à 16h, Déclic Musique vous convie dans l’auditorium de la médiathèque Gustave-Eiffel à la projection du film Ziggy Stardust and the Spiders from Mars réalisé par D.A. Pennebaker.

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C’est le 03 juillet 1973 que David Bowie se sépare de son personnage qui l’a fait définitivement rentrer dans le panthéon de la musique. En à peine trois ans, il est devenu l’icône du mouvement glam rock qui associe la musique à une attitude vestimentaire provocante pour entretenir le côté spectaculaire et excentrique des artistes. Ziggy Stardust est un humain doté d’une intelligence extraterrestre qui vient nous prévenir de la proche fin du monde. Il apparait dans les deux premiers albums du chanteur, le deuxième étant Aladdin Sane. Avant de vous retrouver pour cette projection qui bénéficie d’un son remasterisé, on vous offre un aperçu de l’univers de Ziggy et on vous rappelle que vous pouvez trouver à l’espace Image et Son de La Médiathèque de Levallois la partition de ce titre devenu culte (nouvelle fenêtre).

J’y étais : concert de Noël à la Maison municipale de Prague

11 Jan

Construite au début du XXème siècle, la Maison municipale de Prague consiste en un imposant bâtiment Art Nouveau, à la décoration exubérante et grandiose. Elle abrite en son sein la magnifique salle de concert Smetana. Le mercredi 21 décembre 2016, l’Orchestre symphonique de Prague y donnait un concert de Noël.

Maison municipale de Prague

Maison municipale de Prague

Salle Smetana

 
Au programme de ce concert de Noël:
J. S. BACH – Jauchzet Frohlocket, chœur de l’Oratorio de Noël BWV 248
BOHUSLAV MARTINŮ – Concerto pour violoncelle et orchestre n° 2 H 304
ARTHUR HONEGGER – Cantate de Noël pour baryton, chœur mixte, chœur d’enfants et orchestre

Un décor somptueux pour écouter le Chœur philarmonique pragois et le Chœur d’enfants Kühn accompagner l’Orchestre symphonique de Prague pour une nuit illuminée par l’esprit de Noël.

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Cliquez sur la pochette pour voir la disponibilité de l’album à La Médiathèque.

Les actus du week-end…

23 Déc

Ce week-end sera le début des célébrations des fêtes de fin d’année… Famille, amis, douceurs et plaisirs de la table en perspective… MAIS, si l’abondance gastronomique ne vous intéresse que moyennement et que vous préférez vous emplir de musique, suivez-nous!

Le rythme endiablé et la spiritualité vous séduisent ? Laissez-vous tenter par du Gospel. Le Gospel Dream Dimanche 25 Décembre à l’Église Saint Roch à Paris.

 

 

Si la chanson fantaisiste de cabaret vous attire, courez voir les irrésistibles compagnons de Chanson plus bifluorée  du 22 décembre 2016 au 8 janvier 2017 au théâtre La Bruyère à Paris.

 

Vous pouvez aussi succomber au classique… Une soirée à l’Opéra Garnier ? Magique…Iphigénie en Tauride vous transportera au cœur d’une tragédie grecque mise en scène par  Krzysztof Warlikowski.

 

 

Pour une soirée plus enlevée, plus fantaisiste et loufoque et colorée,  pourquoi ne pas découvrir l’œuvre d’Hervé, compositeur, auteur dramatique, acteur, chanteur, metteur en scène, il composa l’Opéra bouffe, Les chevaliers de la table ronde en 1867. Louis-Auguste-Florimond Ronger, dit Hervé, fut le rival et néanmoins ami de Jacques Offenbach.

 

L’œuvre de Gluck est disponible en écoute en ligne sur le site de La Médiathèque avec notre partenaire la Philarmonie de Paris ici.

En prêt à l’Espace Images et Son de la médiathèque Albert-Camus :

Les Chanson Plus Bifluorée :

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Maintenant où que vous soyez , en famille autour d’une table ou dans une salle de concert, nous vous souhaitons un merveilleux Noël à tous !

J’y étais : Jeanne Added à l’Elysée Montmartre

21 Déc

Après une Cigale et un Olympia complets puis une nomination aux Victoires de la Musique, Jeanne Added a clôturé en beauté son incroyable tournée BE SENSATIONAL par 3 dates consécutives les 7, 8 et 9 décembre 2016 à l’Elysée Montmartre (salle réouverte en septembre dernier après deux ans de travaux). Et le dernier soir j’y étais…

Une découverte à la fois de l’artiste en concert dont je ne connaissais que quelques titres et de la salle de l’Elysée Montmartre. Accompagnée de trois amies, on arrive devant la salle avec 1h30 d’avance (étant donné qu’il n’y a pas de places assises, autant vous dire que nous n’étions pas les seules à faire déjà la queue avant le début du concert) espérant être aux premières loges. Enfin l’ouverture des portes. Vu les attentats dont Paris a été victime et celui du Bataclan en particulier, le renforcement des mesures de sécurité s’en est ressenti et c’est tant mieux.

20h enfin nous voilà dans la fameuse salle (à noter que l’Elysée Montmartre est classé aux Monuments historiques depuis 1989 en tant que salle de spectacles) et notre attente a finalement été récompensée puisque nous sommes au pied de la scène. Et c’est peu de le dire. C’est le groupe Fiodor Novski & The Shiners qui assure la première partie du concert. Et pour l’occasion la chanteuse Katel les accompagnait à la guitare. Leur musique est un savant mélange entre pop et punk. Pour vous donner un petit aperçu :

20h45 arrive le moment tant attendu. Jeanne Added fait son apparition sur la scène et le public est déjà électrisé. C’est le dernier soir et les fans de la première heure étaient déjà au rdv les deux premiers soirs. La chanteuse entame le concert avec son titre phare Look at Them. Un début tout en douceur avec des jeux de lumières en totale harmonie avec chacune des chansons interprétées au cours de la soirée. S’en suivent d’autres morceaux plus rock comme Back to Summer ou bien encore Miss It All. Du côté des musiciens qui l’accompagnent : Narumi Hérisson (claviers/vocal), Marielle Chatain (claviers/percussions/vocal) et Emiliano Turi (batterie). Un trio exceptionnel avec une mention spéciale pour le batteur.

C’était intense, chargé en émotions et on en a pris plein les oreilles, dans le bon sens du terme bien sûr. Jeanne Added se révèle être une artiste très proche de son public, en plus d’être un électron libre. Un moment sensationnel…

 

 

 

 

 

J’y étais : Placebo à l’Accor Hôtel Arena de Paris Bercy

30 Nov

Pour leurs vingt printemps de carrière, le groupe britannique Placebo a fait escale à Bercy ce mardi 29 novembre 2016 pour un concert des plus surprenants.

À ceux qui attendaient une tournée Best of avec un enchaînement des tubes de la bande à Brian Molko, la soirée a dû paraître particulièrement étrange. Sauf que, connaissant Placebo et les tourments de son chanteur, il fallait bien s’attendre à quelques surprises. Déjà le duo d’origine qu’il forme avec le bassiste Stefan Olsdal est accompagné sur scène par un nouveau batteur, un autre guitariste, un clavier et depuis plusieurs années maintenant, une violoniste qui officie également au piano. L’autre nouveauté est l’utilisation massive d’écrans et des effets vidéos se mêlant au jeu de lumières. Mais reprenons depuis le début. La lumière s’éteint et deux portraits de Léonard Cohen apparaissent avec sa voix en fond sonore. Puis la première version du clip Every You Every Me datant de 1998 est projetée avec un Brian Molko transgenre et subversif. Une autre vidéo retraçant façon patchwork les 20 dernières années du groupe conclut cette introduction et les musiciens arrivent enfin sur scène, Brian en dernier, tout vêtu de noir alors que son compère arbore un costume brodé de papillons. Les titres choisis pour démarrer le set sont sans surprise avec les classiques Pure Morning et Loud Like Love qui amènent en puissance le nouveau Jesus Son. C’est après que le concert prend une tournure assez inattendue avec une dizaine de titres parmi les plus sombres du groupe comme le déchirant I Know, Protect Me From What I Want interprété dans sa version française, langue que maîtrise parfaitement le chanteur, l’halluciné Space Monkey ou encore le magnifique Without You I’m Nothing en hommage à David Bowie qui apparaît sur l’écran avec des images du Maître tournées pendant une séance d’enregistrement avec le groupe. Le public devient statique et une étrange ambiance s’installe dans la salle. On est à un concert anniversaire ou à une veillée funèbre ? Au bout d’une heure de plongée dans les abysses musicales de Placebo, Brian tente de prendre la parole. Il ne s’attend pas à la réaction du public qui va les applaudir et hurler pendant plus de 5 minutes interrompant littéralement le concert. Loin d’avoir été dérangé par cette introspection nostalgique, dixit le chanteur, le public de Bercy va montrer au groupe son indéfectible attachement en lui rendant hommage de s’être livré ainsi devant lui ce soir, à la différence des autres set du groupe auxquels nous avions pu assister précédemment. Brian et Stefan visiblement très touchés, notamment quand le public scande un joyeux anniversaire au groupe, finissent par reprendre le micro en déclarant : « vous voulez que l’on continue à jouer ou pas ? » et d’expliquer que puisque l’on est à une fête d’anniversaire, on va danser maintenant. À partir de cet instant, le public va retrouver un Placebo plus traditionnel avec les tubes Slave To The Wage et The Bitter End, les débuts avec Teenage Angst ou l’hymne Too Many Friends. Vient l’heure des deux rappels avec notamment Song to Say Goodbye et Infra-Red. Au final, un concert incroyable, pleins d’émotions, à l’image de ce que ce groupe à apporter à la Musique ces vingt dernières années. À défaut d’une part du gâteau, je vous offre quelques photos de l’anniversaire.

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Cet article est dédicacé à François M., qui, 48h avant le concert a acheté un billet d’occasion sur un site officie,l puis sauté dans un avion depuis Genève pour partager ce moment de musique exceptionnel. Quand on aime… Au prochain concert !

J’y étais : Delain à l’Elysée Montmartre

16 Nov

Le groupe hollandais de métal symphonique s’est offert pour les dix ans de leur premier album une escale à Paris et on a eu la chance de fêter cet anniversaire avec eux.

Comme pour le précédent concert dont je vous parlais dans cette rubrique, c’est encore une fois un retour au source de mon panthéon du rock perso puisque je n’étais pas retourné à l’Elysée Montmartre depuis des années. L’incendie et les années de travaux n’aidant pas, c’est encore une fois plein de curiosité et d’impatience que je pénètre dans cette antre où j’ai assisté à tellement de concerts, les premiers à Paris de groupes devenu les références du genre comme The Offspring ou Green Day pour ne citer qu’eux. Le public venu en nombre laisse à penser que Delain est sur la bonne voie pour devenir, si ce n’est déjà fait, l’une d’elles. Le groupe Evergrey a enflammé la première partie alors que leur set a été interrompu par le déclenchement de l’alarme incendie et malgré le contexte des tragiques évènements d’il y a un an, le public est resté d’un calme olympien. De la à dire que les métalleux ont des nerfs d’acier… Ok je reviens au concert. Les membres de Delain font leur entrée les uns après les autres, d’abord le batteur puis le clavier, les guitaristes enchainent et enfin elle apparait, la sculpturale Charlotte Wessels, dans une robe toute dorée avec un décolleté affriolant et des cuissardes noires. Mais concentrons-nous sur le plus important, cette voix à la fois puissante et claire qui charmerait n’importe quel allergique au métal. Et elle est particulièrement mise en valeur avec les compositions de leur dernier album Moonbathers qui alterne des guitares aux riffs épiques et des envolées vocales extrêmement mélodiques. Les titres de cet album tels que Suckerpunch, The Glory and The Scum, Fire With Fire ou encore The Hurricane sur lequel Charlotte commence à capella juste accompagné de la batterie vont s’égrener devant un public qui frise l’hystérie tellement le groupe dégage d’énergie positive. Ils interprètent bien sûr quelques uns de leurs classiques comme le tube April Rain ou The Gathering, titre extrait du fameux premier album Lucidity, avant de tirer leur révérence sur cet hymne à la tolérance qu’est We Are The Others. On peut juste regretter deux choses, un concert assez court, à peine une heure et demie, et l’absence de certaines chansons telles que Stardust ou Stay Forever toujours très attendues par le public. On notera cependant un effort sur la mise en scène avec en fond de scène l’alternance de trois panneaux représentant les pochettes de leurs derniers albums et un canon qui a projeté des confettis filament argentés dans le public.

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Les retrouvailles avec cette salle parisienne furent digne des meilleurs concerts que j’y avais vécu, avec en plus le charme et la grâce, ces deux mots pouvant être définitivement associés à la musique de Delain.

J’y étais : Les Fatals Picards à la Machine du Moulin Rouge

9 Nov

S’offrir une soirée chanson et rigolade, ça fait franchement du bien ! Je vais envoyer mon billet à la Sécu et à ma mutuelle et ils ont intérêt à me rembourser sinon je tombe malade.

Encore un concert nostalgie (nan pas la radio) ! Mais cette fois lié à la salle et non au groupe que je découvre pour la première fois en concert. Car j’en ai usé des paires de Doc à l’époque où cette salle était une boite de nuit baptisée La Loco, un des seuls endroits à Paris où l’on pouvait « danser » toute la nuit sur du rock. Une fois rentré, je longe le bar sur la gauche et arrivé en haut des marches, je retrouve cette fosse noire où pogotent tant de souvenirs. Mais le groupe breton Les 3 Fromages, alors qu’ils sont 4 sur scène, certainement qu’il y en a un qui n’aime pas le claquos, fait déjà son entrée pour un set très rock ‘n’ drôle mettant fin aux fantômes du passé en cette veille d’Halloween.

Puis vient le tour de la bande de Paul Léger avec sa tribu de faux Picards mais véritablement picaresque puisque, au travers de leurs chansons, le politiquement correct et les idées préconçues vont se faire démonter dans la joie et la bonne humeur. Et ça commence fort avec les titres Le retour à la terre et Le combat ordinaire avant d’enchaîner sur des extraits de leur dernier album Country Club dont le fameux À la vie à l’Armor ou le plus métalleux Reich des licornes. Entre chaque chanson, Paul fait le show en s’adressant au public ou en taquinant les autres membres du groupe à tel point que ces derniers commencent à jouer au bout de quelques minutes pour l’obliger à reprendre le fil du concert. Et Déclic Musique vous livre un scoop, un titre du futur album. Plusieurs demandes émanent du public pour que le chanteur se déshabille et la réponse étant toujours la même, cela donnera certainement la chanson A poil, ta gueule. Affaire à suivre. Puis vient un moment beaucoup plus délicat pendant lequel le groupe va interpréter en guitare sèche et caisse claire les morceaux Mon père était tellement de gauche chanté par le batteur Jean-Marc Sauvagnargues, Tais toi et creuse dédié aux esclaves asiatiques construisant les stades de foot de la prochaine coupe du monde et Manouche, chanson sur les… manouches. Mais le naturel revient comme un cheval au galop luttant contre la marée dans la Baie de Somme, je sais c’est beau comme du Paul Léger, on se reprend sur une alternance des tubes du groupe comme le cultissime Bernard Lavilliers ou La sécurité de l’emploi avec des titres récents comme le Pourquoi qui se moque des reprises faites par les chanteurs, au hasard par exemple celles de Claude François par M Pokora. D’ailleurs, les Fatals Picards sont des habitués de l’exercice et ils nous offrent leur version de L’amour à la plage du groupe Niagara en version punk évidement. Et puisque l’on parle des punks, ils vont clore leur concert avec les titres Punk à chien puis Y a-t-il des punks au Lichtenstein sur lequel le public est invité à danser en mode flash mob pour les nuls ce qui consiste tout simplement à sauter sur place et le fabuleux morceau Noir, véritable hymne au rock français.

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Autant vous dire que je n’avais pas envie de voir ce concert se terminer et encore moins de quitter cette salle qui encore une fois, vingt ans plus tard, a inscrite dans mon grimoire des souvenirs une nouvelle page enchantée.

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