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J’y étais : A-HA au Zénith de Paris

5 Avr

A-Ha en concert, c’est bien plus qu’un souvenir, c’est une véritable cure de jouvence !

En pénétrant ce 1er avril 2016 dans la fosse du Zénith j’ai 14 ans. Même si cette fois je n’ai pas enfourché mon vélo rouge comme le 11 Août 1987 à Royan pour aller écouter un des premiers concerts de ma vie. Je me souviens de l’excitation ressentie pendant que je pédalais en direction du stade, j’allais voir en vrai Morten Harket, Pal Waaktaar-Savoy et Magne Furuholmen et pas seulement en photo sur la pochette de ma première cassette audio achetée pour les écouter dans mon tout nouveau baladeur. Et même si j’avais trouvé à l’époque que Morten chantait comme une casserole et que la musique était trop forte et inaudible en raison du vent qui souffle sur la côte Atlantique, j’ai toujours gardé un souvenir émerveillé de ce moment passé pendant les vacances scolaires avec ce groupe norvégien.

C’est donc ému que je m’apprête à voyager dans mon passé avec la même excitation et, à voir la moyenne d’âge du public, je ne semble pas être le seul. Surtout depuis fin 2010 avec l’annonce de la séparation du groupe, je m’étais fait la remarque que je n’aurais plus l’occasion de les revoir sur scène. Heureusement les artistes ne peuvent vivre sans leur art et encore moins se passer de leur public. Enfin la lumière s’éteint et les premières notes de musique envahissent la salle. Les trois membres du groupe entrent après leurs trois musiciens et une choriste pour interpréter une chanson au titre de circonstance I’ve Been Losing You. S’enchaîne le titre composé dès son origine pour la scène Cry Woolf, Stay On This Road et Scoundrel Days ou encore Move To Memphis accompagné d’un visuel sur les lieux abandonnés de cette ville américaine. Puis Morten s’éclipse et le guitariste Pal interprète Velvet, accompagné de Magne qui a délaissé ses claviers pour une guitare. Ce dernier, à la surprise générale, enchaîne en interprétant lui aussi un titre, Lifelines avant le retour sur scène de Morten qui interprète en duo avec la choriste le magnifique Here I Stand and Face The Rain qui clôture l’ album le plus célèbre du groupe : Hunting High and Low. Ce titre éponyme de l’album va d’ailleurs être interprété en faisant chanter le refrain par le public avec les Smartphones transformés en torches lumineuses. Les cultissimes The Sun Always Shine On TV et Take on Me finiront d’électriser la foule. Assez surprenant, seulement deux titres du dernier disque seront interprétés, Cast In Steel et le superbe Under The Make Up, sans le côté philharmonique de la version cd mais avec une belle intro clavier inédite jouée par Magnus. Bizarrement, leur dernier tube Forest Fire n’a pas été retenu mais au vu de la setlist on se rend compte que les titres nécessitant une tessiture vocale aigüe sont également absents du répertoire. C’est un des reproches que l’on peut faire à A-Ha, de tellement travailler la voix de Morten sur les albums qu’il lui est difficile d’avoir le même rendu sur scène. Il passe également son temps à jongler avec la puissance du micro, faisait régulièrement signe à l’ingénieur du son pour varier le volume. Il n’est pas très bavard non plus, celui dans le groupe chargé de communiquer avec le public est Magnus, et en français s’il vous plaît.

Il m’aura fallu attendre trente ans pour avoir pendant deux heures à nouveau quatorze ans, par contre j’espère ne pas avoir à attendre encore aussi longtemps pour revivre cette indispensable cure de jouvence qu’est A-HA. Et comme je suis partageur, voici quelques photos.

 

La chanson du lundi : Under the Make Up / A-Ha

28 Mar

A-Ha ! Un groupe sorti tout droit des années 80, ce qui ne l’empêche pas de nous offrir un dixième album en trente ans de carrière.

Under the Make Up est le premier extrait de l’album Cast in Steel. Comme souvent, il est composé par Paul Waaktaar-Savoy le guitariste du groupe. Il représente bien l’un des deux aspects musicaux de A-Ha, celui de la chanson assez lente à l’orchestration symphonique, arrangement réalisé cette fois-ci par Lars Horntveth du groupe Jaga Jazzist. L’univers du clip rappelle celui de leur chanson The Living Daylights, bande originale du 17ème James Bond Tuer n’est pas jouer. La voix du chanteur Morten Harket se fait plus grave, alors qu’il est réputé pour chanter dans les aigus comme sur l’autre extrait Forest Fire, titre rappelant la pop synthétique sautillante de leurs débuts.

En attendant leur concert ce 01 avril au Zénith de Paris, je vous laisse apprécier ce titre d’un groupe adulé de la Norvège en passant par le Brésil mais bizarrement délaissé en France.

 

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