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La Playlist Déclic Musique de cet été !

3 Juil

L’été est arrivé avec ses festivals et concerts ! Le blog Déclic Musique va vous aider à réviser les tubes des artistes qui vont se produire en concert cet été ou à la rentrée, enfin surtout ceux que je vais avoir la chance de voir sur scène. On commence par Depeche Mode au Stade de France, le grand retour de Midnight Oil à l’Olympia suivi de très près par les Guns N’ Roses également au Stade de France , puis les Red Hot Chili Peppers à Lollapalooza Paris accompagné d’Editors et des Pixies entre autres, la sulfureuse Pink au Sziget Festival de Budapest avant les deux concerts de l’année que vont nous offrir Metallica Rhâââ Lovely à l’ Accor Arena puis ce sera au tour de Papa Roach re-Olympia, Royal Blood au Zénith et le glamour de Marilyn Manson pour finir l’année en beauté à Bercy. Vous l’aurez compris, mon été va être Rock, Sun et… Festival  , à quoi vous attendiez-vous ? Ça va en faire des beaux articles à venir et en attendant, venez emprunter les disques de ces artistes à l’espace Image et Son de La Médiathèque de Levallois !

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A la découverte du hang

14 Juin

Le hang est un instrument qui semble nous parvenir de loin, de très loin: du coffre à jouets d’E.T. ou des forges divines de Vulcain…

Et pourtant, il n’en est rien puisque c’est un couple suisse originaire de Berne, Sabina Schärer et Felix Rohner, qui invente cet instrument hors norme en 2000.

En 1976, Felix découvre le steeldrum, un instrument caribéen qu’on joue avec des baguettes. Felix tente alors d’en fabriquer un en assemblant deux hémisphères en acier. Durant plus de vingt ans, Felix et Sabina font des recherches sur les steelpans jusqu’à donner naissance au hang. Contrairement à son ancêtre, le hang se joue à la main (hang signifie « main » en bernois) et produit un son intense et envoûtant, presque irréel.

Le couple crée l’entreprise PANArt et les demandes affluent par milliers, l’engouement pour l’instrument traversant les frontières. Les créateurs décident alors de sélectionner leurs acheteurs plutôt que d’accroître leur production. Mais même cette démarche ne tarit pas la passion des amateurs et finalement, PANArt met fin à sa production de hangs en 2014 pour se consacrer à la sculpture sonore de nouveaux instruments.

Le hang est constitué d’une partie basse appelée « gu », surface lisse dotée d’un trou en son centre et d’une partie haute, le « ding », composé d’une note fondamentale entouré de sept ou huit autres notes.

Si vous souhaitez écouter du hang à Paris, le RDV du hang propose des rencontres mensuelles. Une belle occasion de découvrir l’infinie diversité et la richesse de cet instrument exceptionnel!

Cliquez sur la pochette pour écouter en ligne

Vous pouvez également écouter du hang sur 1dTouch en vous connectant au site de La Médiathèque de Levallois.

Mexique : la musique Maya

28 Déc

Rien de mieux que nos voyages pour découvrir les instruments du monde entier.

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Le Mexique des Mayas n’échappe pas à la règle. Que l’on assiste à un spectacle de rue ou que l’on se rende au cœur de la forêt tropicale dans un village, c’est toujours une agréable surprise de découvrir de « nouveaux » instruments, surtout s’ils sont utilisés depuis des générations pour perpétuer les traditions. Le gringo que je suis va être reçu par un dialogue de percussions, souvent interprété par des enfants. Ils jouent avec une sorte de hochet, des calebasses ou maracas auxquelles sont fixés des morceaux de bois qui viennent frapper la terre cuite, des tambours droits magnifiquement sculptés et d’autres, les fentes ou teponaztli, allongées sur le sol telles des bûches décorées et frappées par des baguettes. L’adulte qui sert de chef d’orchestre et qui prononce les incantations aux différents dieux utilise une petite flute ou une sorte de sifflet.

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Rien à voir donc avec l’image traditionnelle des Mariachis qui contrairement à l’idée reçue, n’utilisent pas toujours les cuivres mais seulement des guitares plus ou moins imposantes, la petite vihuela et la grosse guittaron pour les basses ainsi qu’un accordéon.

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A la découverte du charango

25 Fév

Connaissez-vous le charango, cette petite guitare originaire des Andes ?

J’ai découvert cet instrument grâce à la Noche de Charanguistas, une manifestation née en Argentine de la volonté de joueurs professionnels qui souhaitaient faire connaître toute la richesse de cet instrument grâce à un cycle de concerts à travers le pays. Fort de son succès, cet événement a désormais pris une dimension internationale.

Patricio Sullivan et Juan Gau, tous deux de Buenos Aires, compositeurs et initiateurs du cycle Noche de Charanguistas  forment le duo « Cuerdas Itinerantes » dont le répertoire s’inspire notamment des paysages andins où le charango trouve ses racines.

Les charanguistas jouent essentiellement la musique folklorique des pays andins mais renouvellent aussi le répertoire traditionnel par des compositions originales ouvertes sur d’autres genres.

Vous pouvez découvrir la culture du charango lors des Rencontres Internationales de Charango à la Maison de M.A.I à Paris et écouter des morceaux de charango sur 1DTouch en vous connectant sur le site de La Médiathèque.

 Julio Benavente Diaz

La photographie de concert… c’est sportif !

3 Fév

Vous adorez la photo et vous adorez aller au concert. Pourquoi ne pas combiner les deux en devenant vous-même un photographe de concert ?

Mais attention, un chemin semé d’embûches vous attend : outre les accréditations d’usage, une bonne maîtrise de votre matériel vous sera nécessaire car les conditions techniques sont difficiles. Vous devrez faire preuve de patience, mais aussi de  réactivité. Et encore, cela ne suffit pas. Le plus important : savoir capturer l’instant, rendre compte de l’ambiance du concert. On ne s’improvise pas photographe de concert comme cela, on le devient !
Malheureusement, les artistes deviennent de plus en plus obsessionnels en voulant contrôler le plus possible leur image. Résultat, les photographes de concert ne sont plus tout à fait libres. En conséquence, les photographes en viennent à négocier et doivent signer des contrats de plus en plus stricts. Certains artistes n’autorisent les photographes que pendant les cinq premières minutes du concert par exemple.
Mais ne désespérez pas, soyez créatifs, zoomez, enclenchez ! Soyez fou !

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L’accréditation

C’est le précieux sésame remis par l’organisation pour avoir le droit de photographier l’artiste. Mais ne rêvez pas, pour l’obtenir mieux vaut travailler pour un magazine ou être journaliste, ou encore mieux, connaître personnellement les artistes ! En échange, vous devrez faire un article que les artistes et ou organisateurs voudront voir avant publication.

Mick Rock, célèbre photographe des rocks stars, et celui attitré de David Bowie, sera témoin de son ascension en l’accompagnant partout, chez lui, sur scène, en coulisses. Il dit aujourd’hui :

Avant, on photographiait les musiciens pour montrer à quoi ils ressemblaient; c’était un élément secondaire. Aujourd’hui, l’image de l’artiste domine la musique, qui, désormais, accompagne l’image. Je sais à quoi ressemble Lady Gaga. En revanche, je ne sais pas vraiment comment elle sonne.

C’est en effet dommage lorsque l’on sait que n’importe quelle personne ayant un i-phone peut faire des photos de qualité et surtout les poster sur les réseaux sociaux !

Le matériel

Tout d’abord, avoir un appareil-photo digne de ce nom et avoir déjà une pratique de la photo. Un reflex fera l’affaire, que vous soyez amateur ou professionnel. L’appareil doit être simple, peu volumineux, et pratique. Pour vous aider dans votre choix, je vous renvoie à un article « Quel appareil-photo choisir ? » où Laurent Breillat vous guidera pas à pas à devenir photographe ou à vous perfectionner. Et surtout, le flash est à bannir par respect pour l’artiste et pour le public.

L’emplacement

Evidemment, le placement est primordial. Pas besoin d’être contortionniste non plus, mais attention aux secouage de cheveux chez les hardeux, les pogos (petit rappel ici ) chez les punkeux ! Attention également au café ou plutôt à la bière qui dégouline sur votre materiel. Mêlez-vous au public donc, mais sans le gêner, sinon vous ne pourrez plus bouger, c’est idiot. De loin, de près, tout est permis. Et pourquoi ne pas photographier l’ambiance du concert plutôt que l’artiste ? A vous de choisir.

Pour finir, une interview d’un baroudeur photographique, Robert Gil, « chasseur d’image » depuis vingt ans sur les festivals ou sur les petites salles.

Les SketchShe revisitent 70 ans de musique

13 Mai

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Elles s’appellent Shae-Lee, Madison et Lana, sont australiennes et forment le groupe « SketchShe ». Tour à tour déguisées en Elvis Presley, les Beatles, Michael Jackson, Kurt Cobain, Britney Spears ou Eminem. Dans leur dernière vidéo elles se livrent à un mash-up (en vidéo cela consiste à mélanger des images et des sons) en adoptant les chorégraphies et les mimiques des artistes, toujours dans leur voiture. La vidéo a déjà fait plus de 14 millions de vues sur YouTube. Le clou du spectacle ? Leur playback de « Wrecking Ball » de Miley Cyrus, où les demoiselles prouvent qu’elles n’ont pas froid aux yeux… C’est drôle, même délirant et efficace.

Vidéo: «Mime Through Time» par le trio SketchSHE

Colorie moi une chanson

31 Oct

Les goûts et les couleurs, ça ne se discute pas !

Mais la couleur que l’on associe à la musique que l’on écoute ?

Elle peut varier en fonction de chacun, de ses propres goûts, de sa faculté à ressentir des émotions et à les exprimer. Mais on constate que plus le tempo sera lent et plus la couleur de la musique sera foncée, parfois jusqu’à imposer une couleur à une musique comme avec le Black Metal.

Les musiciens associent également leurs tenues en fonction du style de musique qu’ils jouent : en noir pour le Métal, les couleurs flashy pour la Dance, le blue jeans pour la Country en passant par les fleurs pour les hippies. Certains chanteurs sont tellement hauts en couleurs qu’ils éclaboussent jusqu’à leur nom comme Julien Doré, Marian Gold (Alphaville) ou encore Franck Black (Pixies) ou bien c’est tout le groupe qui se colorise, n’est-ce pas les Négresses Vertes !

En écho à l’article sur les livres qui vont vous mettre des couleurs plein la vue  de notre blog Liseur, le blog Déclic Musique vous propose une sélection musicale en rapport avec les titres des romans présentés.

Alors pour voir la vie en rose et pas seulement entre gris clair et gris foncé, que vous la préférée en rouge et noir ou que pour vous noir c’est noir, que vous soyez une blonde avec des yeux couleur menthe à l’eau ou une brune qui compte pas pour des prunes avec votre petit pull marine, on souhaite que cet article couleur café avec ses mots bleus, colore la foule, en bleu du ciel, bleu comme toi.

Focus sur les radios pirates

22 Oct

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Les radios pirates ou « radios libres », en plein essor en Angleterre dans les années 1960, émettaient sans autorisation de l’Etat, généralement depuis des bateaux en mer du Nord pour échapper à la réglementation en vigueur.

Elles ont permis la popularisation de certains genres musicaux, comme le rock et diffusé des artistes aussi célèbres que Ben Harper, The Rolling Stones, The Turtles, The Kinks, The Box Tops, etc.

Une de ces radios emblématiques, Radio Caroline, dont le film Good Morning England raconte l’histoire, est encore diffusée en ligne! Replongez-vous dans l’écoute subversive des tubes des années 60!

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En France, c’est à la fin des années 70 que prolifèrent les radios libres avec la naissance de la mythique Radio Verte en 1977. A l’époque, les « radiolibristes » encouraient entre 10 000 et 100 000 francs d’amende et de un mois jusqu’à un an d’emprisonnement ! Le combat et la persévérance de ces radios clandestines contre le monopole de radiodiffusion de l’Etat durera jusqu’au 10 mai 1981 et l’élection de François Mitterrand qui libérera les ondes.

Pour en savoir plus sur le phénomène français, vous pouvez lire:

La Bataille des radios libres de Thiery Lefebvre, disponible à la médiathèque.

I love my floppy disk

10 Oct

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Vous aimez la musique, vous êtes créatif et vous faites partie de ceux qui ont transformé leur cave en véritable datacenter ou par chance vous savez comment parvenir à mettre la main sur un lecteur de disquette (idéalement plusieurs) : cet article va vous parler.

[Bien sûr, vous avez plus de 30 ans car sinon la disquette ou floppy disk ça ne vous dira rien, sauf si bien sûr vous êtes très curieux de nature.]

L’idée est simple mais nous allons tout de même laisser la parole à Aurélien Lagny du site Cowcotland (ne parle pas geek qui veut)  :  il suffit de « contrôler le moteur des lecteurs de disquettes et moduler ce bruit si agaçant pour obtenir de la musique… Le montage est assez simple et à la portée de n’importe quelle personne un peu débrouillarde. »

Si l’aventure vous tente, vous trouverez sur le net pleins de tutoriels très clairs que ce soit avec 1 ou 2 lecteurs (il faut parfois aussi un Arduino, plateforme de développement électronique open-source très facile d’utilisation pour les néophytes), pour un résultat stupéfiant d’un morceau culte :

Ou bien encore avec 5 lecteurs de disquette :

Qui dit mieux ?

Christelle LP

Grands découvreurs de musique : le baroque nomade de Jean-Christophe Frisch

20 Sep

 

2330026897_08_LZZZZZZZA propos de « Le Baroque nomade » de Jean-Christophe Frisch aux éditons Actes Sud, paru en Février 2014.

Jean-Christophe Frisch est parti à la recherche des témoignages  pour raconter la vie des musiciens voyageurs et l’influence des rencontres qui ont eu lieu dans les différents pays explorés, pendant la période baroque. Que ce soient par les ambassadeurs, les jésuites, les pèlerins, la cour royale de Charles XII en exil… le XVIIIe siècle a vu des musiciens européens arriver dans des contrées lointaines et exotiques, qui avaient leurs propres musiques et instruments.

 

 

 

Ainsi, n’est-ce pas enthousiasmant de savoir qu’en 1720 Joseph Marie Amiot a écrit de la musique chinoise dans le plus pur style. L’empereur Kangxi lui-même jouait du clavecin dont il possédait plusieurs exemplaires, Teodorico Pedrini étant à son service pour les accorder et l’enseigner à ses enfants.



N’est-ce pas étrange de penser que le franciscain Francesco Suriano découvre en 1480 « un orgue grand et orné à l’italienne » dans une église sur le plateau abyssinien en Ethiopie à 12 jours de marche de la ville la plus proche.

Et essayez d’imaginer : le frère de Jean-Sébastien Bach, Johann Jakob, est musicien à la cour de Suède (il joue du hautbois). Mais voilà qu’après la défaite face à la Russie de Pierre le Grand il se trouve exilé avec son roi à Constantinople, à la cour du sultan Ahmed III son alllié.

La vie musicale y est à la hauteur de cet empire puissant, embrassant un grand nombre de langues, de traditions, de cultures. Les musiciens y sont persans, moldaves, grecs, turcs, polonais et on y joue du santur, du tanbur, du ney, du miscal…
turque
Retrouvez toutes ces anecdotes étonnantes et passionnantes dans cet ouvrage à l’Espace Musique de votre Médiathèque.
Au-delà des faits historiques, politiques et religieux de l’ère coloniale, il est toujours réjouissant de compter ces instants d’ouverture à l’autre et de partage dans ce que l’humanité a de plus civilisé !
http://www.youtube.com/watch?v=IeLwiIuMTHw

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