Archive | Un genre à l’honneur RSS feed for this section

A la découverte du hang

14 Juin

Le hang est un instrument qui semble nous parvenir de loin, de très loin: du coffre à jouets d’E.T. ou des forges divines de Vulcain…

Et pourtant, il n’en est rien puisque c’est un couple suisse originaire de Berne, Sabina Schärer et Felix Rohner, qui invente cet instrument hors norme en 2000.

En 1976, Felix découvre le steeldrum, un instrument caribéen qu’on joue avec des baguettes. Felix tente alors d’en fabriquer un en assemblant deux hémisphères en acier. Durant plus de vingt ans, Felix et Sabina font des recherches sur les steelpans jusqu’à donner naissance au hang. Contrairement à son ancêtre, le hang se joue à la main (hang signifie « main » en bernois) et produit un son intense et envoûtant, presque irréel.

Le couple crée l’entreprise PANArt et les demandes affluent par milliers, l’engouement pour l’instrument traversant les frontières. Les créateurs décident alors de sélectionner leurs acheteurs plutôt que d’accroître leur production. Mais même cette démarche ne tarit pas la passion des amateurs et finalement, PANArt met fin à sa production de hangs en 2014 pour se consacrer à la sculpture sonore de nouveaux instruments.

Le hang est constitué d’une partie basse appelée « gu », surface lisse dotée d’un trou en son centre et d’une partie haute, le « ding », composé d’une note fondamentale entouré de sept ou huit autres notes.

Si vous souhaitez écouter du hang à Paris, le RDV du hang propose des rencontres mensuelles. Une belle occasion de découvrir l’infinie diversité et la richesse de cet instrument exceptionnel!

Cliquez sur la pochette pour écouter en ligne

Vous pouvez également écouter du hang sur 1dTouch en vous connectant au site de La Médiathèque de Levallois.

L’Âge d’Or du Rap français

24 Mar

Lundi 27 mars 2017 j’ai rendez-vous à l’Accor Hôtel Arena, ancien palais omnisport de Paris Bercy, afin d’assister à un concert immanquable pour les fans de Hip Hop !  Alors enfilez votre bomber, votre jogging à bouton-pression et ghetto blaster sur l’épaule back to the 90’s. Mais avant cela il est de mon devoir de vous présenter ce mouvement culturel incontournable de la fin du siècle dernier qu’est le HIP-HOP.

the-boombox-project-by-lyle-owerko-clic-3

Le célèbre radio-cassette « Ghetto blaster » commercialisé dans les années 70-80 est l’un des symbole de la culture Hip Hop.

Originaire de South Bronx ce quartier populaire de New York, le Hip Hop apparaît au États-Unis au début des années 1970 par le biais des Block-Party.

c-est-d-la-bombe-meme,M249998

Membre de l’association de Street Art « LATA 65 » au Portugal

Les Block Party sont des évènements festifs mis en place par les habitants d’un quartier, c’est l’équivalent des Sound-System jamaïcains. Le principe est simple : on ferme les deux côtés d’une rue avec des barrières et un service de sécurité, on branche les éclairages et la sono sur un lampadaire dont on détourne le courant, et on fait payer un faible droit d’entrée pour que les gens du quartier viennent faire la fête. Ces manifestations culturelles sont gérées par un  Disc-Jockey qui passe essentiellement des vinyles de musique populaires, à l’époque il s’agit principalement du Funk et de la Soul.

hip-hop-2-728x483

Exemple de Block Party à New York en 1980, avec aux platines la légende du HIPHOP                 « Kool Herc »

Petit à petit, grâce notamment à l’influence du Dub et des premiers remix jamaïquains, les Américains comme Lance Taylor A.k.a Afrika Bambaataa  ou  encore  Clive Camptell  plus connu sous le nom de Kool Herc vont isoler les rythmes percussifs ou Beat des musiques diffusées  en  y incorporant des  Samples , ou fragments de musique,  on parle alors de Mixage.

 LE HIP HOP est né.

hip-hop-dancing

Exemple de figure effectué par des « Breakers »

Le HIP-HOP ne se réduit pas qu’au seul fait de créer des musiques en y ajoutant des fragments de musiques par ci par là , non le HIP HOP est une culture , un mouvement qui se compose en  six piliers majeurs :

    • Le Deejaying qui consiste, comme on l’a vu précédemment , à passer des disques simultanément, en les mélangeant et en les modifiant. Le DJ utilise pour cela des techniques variées comme le scratch.
    • Le Rap ou Mcing en anglais qui est l’aspect du HIP HOP majoritairement le plus connu, cette discipline consiste à composer des paroles souvent très imagées appelées aussi  Flow, riches en assonances et allitérations sur une base rythmique.
    • Le Beat Making qui consiste à créer des instrumentales à l’aide de fragment de musiques, les fameux Samples.
    • La Beat Boxing est une discipline qui consiste à faire de la musique juste avec sa bouche. Pour cela le Beat-boxer pour varier les sons à l’aide de sa gorge et son nez ou même la voix.
    • Le Break Dancing est sans doute le moyen d’expression le plus excentrique du HIP HOP. Vous avez sûrement déjà vu des personnes dansant sur les mains ou faisant la toupie sur la tête. Les danseurs sont appelés Breaker ou encore B-Boys.
    • Le Graffiti qui est sûrement le moyen d’expression le plus présent dans la culture du Hip HOP. Armé de bombes de peintures aérosols le graffeur se réapproprie son environnement en modifiant à sa façon ,le mobilier urbain qui l’entoure, au risque d’être taxé de vandales.

Comprenant divers disciplines qu’il faut mettre en avant, les concerts de HIP HOP dans les années 80 sont de véritables HAPPENING. En effet, durant un concert, il n’est pas rare de trouver plus d’une vingtaine de personnes sur scène, chacun s’adonnant à sa discipline : on y voit des Crews ( groupes)  qui dansent, qui graffent,  qui rappent,  qui composent sur une même scène : le mouvement HIP HOP dans un premier temps est représenté sous toutes ces facettes.

Beastie-Boys-Nas-Too-Many-Rappers-Supapanda-0

Les Beasties Boys en 1987

En 1982 la France n’est pas épargnée par  ce mouvement, douze ans après son apparition au États-Unis, le HIP HOP s’empare de l’Hexagone avec ses valeurs qui lui sont propres « Peace, love, unity and having fun » soit « la paix, l’amour, l’unité et s’amuser », mais aussi le respect d’autrui ainsi que l’unité des peuples.

ntm-1

Joey Starr et Kool Shen  membre du groupe NTM en 1986

En 1983 les premiers graffiti apparaissent le long de la Seine, on voit des groupes de personnes s’organiser dans des lieux publics comme le Trocadéro pour venir danser, le terrain vague de La Chapelle est très vite investi en 1986 pour y organiser des Free Jam , sorte de Block-Party à la française où l’on y voit se produire de jeunes artistes comme NTM , Arsenik , Assassin , Le minister AMER : pourtant c’est bien au début des années 90 que la scène HIP HOP se diffuse au plus grand nombre .

L ’AGE D’OR DU RAP est un évènement  HIP HOP majeur qui regroupe près de  30 artistes français en tournée dans tous les Zénith de France afin de retracer cette épopée  l’espace d’une soirée :  on souligne notamment la présence de IDEAL-J le groupe originel de Kerry James , X–men  , Assassin , Busta Flex qui «kick , frime frappe avec ses Nikes », les Sages Poètes de la Rue  composé de Zoxea , Danny Dan et Mélopheelo et bien d’autres monuments du rap français.lagedordurapfr

« PEACE ,UNITY LOVE & HAVING FUN »

Les Victoires de la Musique Classique 2017

2 Fév

Hier soir a eu lieu la remise des prix qui couronne les meilleurs artistes classiques lors de la cérémonie des Victoires de la Musique Classique 2017. Déclic Musique vous propose un lien vers le site France Musique de la Maison de la Radio (nouvelle fenêtre) pour avoir le palmares des heureux lauréats et une playlist pour découvrir ces prodigieux talents.

Vous pouvez écouter et emprunter les œuvres de ces musiciens à l’espace Image et son de La Médiathèque de Levallois (nouvelle fenêtre).

L’Indie Pop : une musique de bibliothèque ?

19 Mai

Que tous les fans de la pop à guitares britannique des années 80 et 90 se réjouissent, un livre consacré à l’Indie Pop les invitent à réviser leurs classiques.

Depuis 20 ans, l’éditeur Le Mot et le reste développe l’un des catalogues d’ouvrages musicaux les plus dynamiques et éclectiques de l’hexagone, proposant une collection aussi exigeante qu’accessible. Parmi ses dernières publications, le bien nommé Indie Pop 1979-1997, de Jean-Marie Pottier, tente de mieux saisir les contours et les spécificités d’un genre parfois flou mais qui a marqué à jamais le paysage musical britannique.

Dans un essai introductif succinct et une sélection de 100 albums commentés (marquants ou méconnus), Pottier conte une histoire personnelle de l’Indie Pop en prenant le terme au sens large, dans sa définition la plus fourre-tout : celle de toute la pop à guitares qui a émergé avec l’éclosion des labels indépendants, celle qui s’oppose au mainstream et aux majors, celle qui s’est déclinée en différentes teintes, des saillies post-punk aux brouillards bruitistes de la vague shoegaze, de l’insouciance de la jangle pop aux prémices de la Britpop. C’est cette pop défendue par des labels mythiques (Factory, Rough Trade, 4AD, Creation, Sarah Records…), celle qui a établi une nouvelle carte géographique (les 4 points cardinaux Londres, Manchester, Liverpool et Glasgow), qui a donné à la culture des fanzines et aux fans métamorphosés en collectionneurs obsessionnels de nouveaux héros, toujours cultes, toujours célébrés : The Wedding Present, The Smiths, My Bloody Valentine, The Stones Roses, The Jesus & Mary Chain, Echo & the Bunnymen, New Order, The Field Mice, Cocteau Twins… La liste est longue.

 

thesmithsL’un des groupes emblématiques du genre restera toujours The Smiths, par l’intermédiaire desquels Pottier propose une définition volontairement caricaturale de l’Indie pop : « une pop mélodieuse, carillonnante, lettrée et intimiste, pratiquée par des garçons (et parfois des filles) vêtus d’anoraks et ressemblant à des bibliothécaires. »
Est-ce à dire qu’il existe une pop de bibliothécaire, faites par eux ou pour eux ? Si ces derniers ne portent pas tous des anoraks, il est vrai que pendant toute sa carrière, que ça soit en solo ou avec les Smiths, Morrissey a toujours cultivé une pop sensible et référencée, apte à plaire aux passionnés de littérature : Shakespeare, Virginia Woolf, Keats, Yeats, Wilde… Morrissey ira même jusqu’à écrire ces dernières années une autobiographie puis un 1er roman, List of the Lost, parus chez le prestigieux éditeur anglais Penguin Books.

 

Belleandsebastian1Un autre groupe cité dans l’ouvrage, plus proche de nous et toujours actif, semble répondre à toutes les caractéristiques d’une possible « pop de bibliothécaire » : les Écossais de Belle and Sebastian. Profils de libraire ou physiques d’éternel étudiant, frange du bon côté et veste en velours (à la place des anoraks ?), ils enchaînent aussi les références littéraires adéquates : son patronyme en hommage à l’œuvre de Cécile Aubry, Dostoïevski, Twain, « Marx & Engels », Sylvia Plath et surtout Le Procès de Kafka, placé bien en vue sur la pochette de l’album If You’re Feeling Sinister. Mais une pop lettrée ne se limite pas à enchaîner les références et l’attachement des fans à Belle and Sebastian passe aussi par sa sensibilité, sa mélancolie, sa délicatesse mélodique et la finesse d’écriture de Stuart Murdoch, qui s’est imposé en 20 ans comme un parolier d’exception.

 

De toute façon, le name-dropping littéraire n’est pas un concours. Mais s’il y avait une compétition, nul doute que l’on connaitrait déjà le vainqueur : l’anachronique Neil Hannon, alias The Divine Comedy, qui signa en 1994 le définitif The Booklovers. Mais à ce niveau d’exhaustivité, on quitte la pop de bibliothécaire pour s’approcher d’une symphonie d’un authentique conservateur du patrimoine.

 

Nous vous proposons d’écouter un panorama complet de la 1ère partie de la discographie de Belle and Sebastian en vous rendant sur la plate-forme de streaming 1D Touch (se connecter d’abord sur le site de La Médiathèque de Levallois).

Le livre Indie Pop 1979-1997 est disponible en prêt à La Médiathèque de Levallois, ainsi que d’autres ouvrages musicaux publiés par Le Mot et le Reste ainsi que de nombreux albums des artistes cités ci-dessus.

Merci à Anthony O. pour la rédaction de cet article.

A la découverte du charango

25 Fév

Connaissez-vous le charango, cette petite guitare originaire des Andes ?

J’ai découvert cet instrument grâce à la Noche de Charanguistas, une manifestation née en Argentine de la volonté de joueurs professionnels qui souhaitaient faire connaître toute la richesse de cet instrument grâce à un cycle de concerts à travers le pays. Fort de son succès, cet événement a désormais pris une dimension internationale.

Patricio Sullivan et Juan Gau, tous deux de Buenos Aires, compositeurs et initiateurs du cycle Noche de Charanguistas  forment le duo « Cuerdas Itinerantes » dont le répertoire s’inspire notamment des paysages andins où le charango trouve ses racines.

Les charanguistas jouent essentiellement la musique folklorique des pays andins mais renouvellent aussi le répertoire traditionnel par des compositions originales ouvertes sur d’autres genres.

Vous pouvez découvrir la culture du charango lors des Rencontres Internationales de Charango à la Maison de M.A.I à Paris et écouter des morceaux de charango sur 1DTouch en vous connectant sur le site de La Médiathèque.

 Julio Benavente Diaz

Zoom sur… la musique Klezmer

22 Avr

On peut vivre Pâques de différentes façons, soit en chassant le lapin ou les cloches (en chocolat bien sûr), soit en s’intéressant aux pratiques musicales et religieuses des différentes communautés. C’est ainsi que j’ai fait la connaissance de la musique Klezmer. Véritable tradition musicale des juifs originaires d’Europe de l’Est, le Klezmer s’invite à toutes les étapes de la vie. Cette musique, qui peut être chantée, puise ses racines dans les chansons Yiddish et les musiques du Moyen-Orient mais également dans celles d’Europe centrale avec les Tziganes.

Musique à la fois lyrique et nostalgique, elle se distingue également par l’utilisation d’instruments éclectiques. Contrairement à certaines musiques d’Europe de l’Est, le violon ne prédomine pas même s’il est régulièrement utilisé. Des instruments rares comme le cymbalum et la guitare basse à cinq cordes ou encore différents types de clarinettes mêlent leurs sonorités à l’accordéon et aux percussions qui sont souvent frappées avec des balais plutôt qu’avec des baguettes. Mais c’est bien le cymbalum, instrument tzigane hongrois de la famille des cithares sur table à cordes frappées, qui donne son âme à la musique Klezmer. Son nombre important de cordes, jusqu’à 123, lui offre un spectre très large, avec une sonorité oscillant entre le piano et la harpe.

Le répertoire Klezmer s’étend de la chanson yiddish à la danse traditionnelle roumaine. Nostalgique quand elle traite de l’exode comme avec la chanson « Belz », elle se fait dansante pour les fêtes ou devient ritournelle populaire comme dans la célèbre chanson « Tumbalalaïka », ode à l’instrument balalaïka. La musique Klezmer s’est toujours nourrie de nouvelles influences, notamment lors de l’arrivée d’immigrés juifs aux Etats-Unis qui ont fusionnés le Klezmer avec les musiques afro-américaines.

A l’instar de la musique classique, le Klezmer n’est pas une musique du passé et des groupes participent au renouveau et à la perpétuation de cette tradition. A l’image du Paris Klezmer Band qui présente ses propres compositions enrichies de rythmes ou sonorités plus actuelles comme le jazz ou le reggae, avec des musiciens venant de différents univers, dans la tradition multiculturelle du Klezmer.

Vous pouvez retrouver à l’espace musique de la médiathèque Gabriel-Péri une sélection de disques Klezmer et nul doute que vous serez séduit par l’âme de cette musique, profonde et festive à l’image des musiciens qui la jouent.

 

%d blogueurs aiment cette page :