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La chanson du lundi : Kleinstadt Boy / Oomph !

25 Mar

Ce lundi, la traditionnelle chanson croise la route de la rubrique J’y étais avec le concert de Oomph ! à La Machine du Moulin Rouge.

C’est devenu un pèlerinage, impossible de rater le concert du groupe allemand Oomph !, celui-là même qui a lancé la Deutsche Neue Härte et qui a servi d’inspiration à Rammstein, Eisbrecher ou plus récemment Heldmaschine. Ces trois grand guignols sont venus présenter leur dernier album Ritual, et bien sûr leurs autres titres phares issus de leur 25 ans de carrière. Durant ces années, ils se sont essayé à l’art délicat de la reprise, avec notamment The Power of Love de FGTH et plus récemment une revisite textuelle de Smalltown Boy des Bronsky Beat (nouvelle fenêtre). Le thème abordé est la dénonciation de l’homophobie et Dero avec sa bande ont jugés que ce titre emblématique de l’icône gay Jimmy Somerville porterait à merveille leur propos. Issu de l’album Des Wahnsinns fette beute de 2012, cette chanson est devenue un incontournable de leur setlist. Ils ont donc conservé le sample original tout en accélérant le rythme façon metal, formule qui a fait le succès du groupe qui excelle dans l’alchimie des musiques électroniques, industrielles et metal.

Le titre Smalltown Boy a également été repris plus classiquement si je puis m’exprimer ainsi par le groupe Paradise Lost (nouvelle fenêtre) et remixé par Arnaud Rebotini (nouvelle fenêtre) pour la bande originale du film 120 battements par minutes.

Le blog Déclic Musique vous offre en guise de conclusion quelques photos prises pendant le concert parisien de Oomph !

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Les fourberies de Scapin version rap

18 Mar

Le Théâtre 13/Seine sert d’écrin à une adaptation urbaine et déjantée de cette fameuse pièce de Molière (nouvelle fenêtre).

Depuis longtemps la musique s’est invitée sur les scènes de théâtre et chaque nouvelle génération puise dans sa propre culture musicale. Le jeune metteur en scène Tigran Mekhitarian avec sa compagnie L’Illustre Théâtre insuffle un rythme nouveau à ce texte toujours d’actualité. Les mots de Scapin, Léandre ou Zerbinette résonnent de leur flow rap comme la bande son de cette confrontation entre catégories sociales transposée dans l’univers de nos banlieues. La musique originale est signée de Scapin lui-même, alias Sébastien Gorski.

Le texte original est augmenté de slam et de rap, avec des expressions propres à la jeunesse d’aujourd’hui mais toujours avec beaucoup d’humour et de façon fort adroite. La mise en lumière accompagne également la musique avec une séquence stroboscopique surprenante.

Véritable succès du festival off d’Avignon, le décors minimaliste a été modifié mais restant dans le thème avec une grande banderole façon graff scandant Justice !

Le blog Déclic Musique vous incite fortement à aller assister à une représentation de ce spectacle et vous propose les clips des musiques et textes additionnels que vous retrouverez dans cette réinterprétation que MC Molière aurait pas trouvé chelou et même kiffé grave.

J’y étais : L’inauguration de l’exposition Johnny à l’hôtel de ville de Levallois

12 Déc

Jeudi 6 décembre a eu lieu l’inauguration de l’exposition sur Johnny Hallyday que le blog Déclic Musique vous présentait la semaine dernière (nouvelle fenêtre). Un magnifique moment rempli d’émotions et de Rock’N’Roll !

L’auteur italien de romans historiques et de science-fictions Valerio Evangelisti a écrit dans un de ses livres que les Dieux ne vivent que si les peuples continuent de croire en eux et de les honorer. C’est à une véritable cérémonie populaire que nous avons assisté puisque les Levalloisiens et les fans de Johnny sont venus en très grand nombre pour visiter cette très belle exposition et assister aux animations prévues toute la soirée.

johnny mairie levallois

Tout commence avec un défilé de bikers chevauchant leurs Harley-Davidson dans les rues de Levallois avant de se garer devant la mairie pour que le public puisse admirer ces motos qu’affectionnait particulièrement le chanteur. Puis le public était invité à rentrer dans l’hôtel de ville et y était accueilli par une photo grandeur nature de Johnny posant devant un décor représentant la Monument Valley aux États-Unis devant lesquelles étaient garées deux motos, dont une Indian sur laquelle il avait parcouru son dernier road trip.

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L’exposition est tout à fait exceptionnelle de par les photos inédites, les peintures, les costumes et autres objets ayant appartenu à Johnny mais aussi avec tous les documents recueillis auprès des collectionneurs. Un des plus importants contributeurs a été son ami Pierre Billon chargé d’animer cette soirée avec un concert qui a offert son lot de surprises et d’intenses émotions. Qui, mieux que le compositeur et parolier de nombreuses chansons de Johnny, pouvait se transformer en maître de cérémonie en interprétant certains des titres phares du chanteur ?

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Mais dans cet exercice il n’a  pas été le seul et ils se sont succédés à plusieurs pour donner de la voix. Le plus marquant a été la doublure vocale de Johnny, Jean-Baptiste Guéguan, qui possède la même tessiture vocale. Dans une interview, il a expliqué s’être rendu compte à l’âge de 14 ans lors d’un karaoké, alors qu’il ne connaissait pas particulièrement ce chanteur, que les gens présent cherchaient à savoir où était Johnny Hallyday car ils étaient persuadé de sa présence. Il fut redécouvert plus tard par un manager lors d’une animation dans un supermarché et participe également à des émissions. Depuis le décès de l’idole des jeunes, il a entamé une tournée européenne dans le seul but de rendre hommage à celui qu’il ne cherche pas à imiter contrairement aux sosies de Johnny.

En plus de ces différents chanteurs, la musique était assurée par les véritables musiciens de Johnny, son pianiste et un de ses guitaristes accompagnés par un groupe composé d’un autre guitariste, d’une violoniste et de deux choristes. Des titres illustrant la longue carrière du chanteur ont été repris par le public présent dans les salons d’honneur, tels que L’idole des jeunes, Gabrielle, Je te promets, Diego, J’ai oublié de vivre, Drôle de métierAllumer le feu pour se terminer sur l’Hymne à l’amour. Deux heures de concerts trop courtes pour le public qui aurait pu chanter toute la nuit les succès du Taulier, qui était bien présent parmi nous ce soir. On vous propose quelques photos souvenirs.

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J’y étais : MC Solaar en concert à Paris

26 Nov

L’homme qui capte le Mic et dont le nom possède le double A retrouvait la scène parisienne après une décennie d’absence.

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Après la sortie en 2017 de son album Géopoétique (nouvelle fenêtre), le public attendait de retrouver MC Solaar sur scène. L’attente a été longue mais ce concert restera gravé longtemps dans les mémoires. Tout en sobriété, devant 5 écrans où sont projetés ses clips et des effets visuels, le chanteur est accompagné d’un DJ, d’un batteur, deux deux choristes et de deux danseurs. Mais également par Bambi Cruz, compagnon de toujours et rappeur du Posse 501 qui va lui donner la réplique sur de nombreuses chansons tout en jouant au chauffeur de salle. En survêtement noir et blanc, il apparaît et tout de suite on est rassuré, il a gardé sa voix et surtout son flow, cette diction si particulière et rapide qui a contribué avec la qualité de ses textes à son succès.

La part belle de la setlist est faite au dernier album avec une quinzaine de titres sur les trente interprétés durant les deux heures de concert. Mais ce qu’attendait le plus les fans étaient d’entendre les chansons qui ont fait le succès de MC Solaar. L’Intronisation du show, titre éponyme de la première chanson du dernier album surfe sur cette espoir puisque le texte est composé des titres de ses tubes ou des phrases marquantes de ses chansons. Non seulement il va les interpréter, mais cela va lui servir de prétexte pour inviter deux artistes sur scène.

Le rappeur Youssoupha interprétera avec lui Qui sème le vent récolte le tempo et la surprise Pascal Obispo se fera la voix et les chœurs de la cultissime Caroline. Des nouvelles chansons comme L’attrape-nigaud ou Eksassaute montrent tout leur potentiel à être jouée en live.

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La classique Impact avec le diable permet une mise en scène avec l’arrivée de figurants habillés en moine qui vont adouber Claude M’Barali en chevalier contre les forces du mal. C’est un des thèmes récurrent de l’imaginaire de MC Solaar que l’on retrouvera durant le concert avec les titres Mephisto Iblis, Solaar pleure et le très rock’n roll Da Vinci Claude.

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Après avoir rendu un hommage à Serge Gainsbourg en enchaînant son tube Nouveau western dont la musique est un remix de Bonnie and Clide avec la nouveauté Super Gainbarre, il va rendre hommage à l’album de ses débuts en interprétant le titre Bouge de là avec lequel tout a commencé et Victime de la mode sur lequel il exhorte le public à être toujours honnête avec soi même.

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Plus tard, les musiciens s’avancent sur le devant de la scène pour un moment Jazz introduit par la choriste Maureen Angot, connue pour avoir participé à plusieurs télé-crochet alors que MC Solaar s’assoit au plus prêt du public. Pour en offrir toujours plus à son public dans le temps impartit, le rappeur proposera un medley composé des titres Les temps changent, Le bien le mal, Paradisiaque et All N My Girl. Le concert se termine avec les chansons Merci et la joyeuse Aiwa idéale pour une dernière danse.

Un grand retour parisien réussi pour MC Solaar qui a plusieurs reprises a du interrompre quelques instants le déroulement de son concert en raison des acclamations et applaudissements prolongés du public qui lui a même offert une illumination totale de l’Arène avec la lumière des smartphones. Un bel hommage pour le rappeur préféré des français. Comme il existe peu de vidéo en concert du rappeur, le blog Déclic Musique vous propose cette captation pour vous donner envie d’aller assister à un de ses concerts.

 

Jeunes talents au Festival Musique en Ré 2018

21 Sep

Vive l’été et les festivals à travers toute la France ! Le blog Déclic Musique a eu l’occasion de vous en présenter un certain nombre. Pour le festival Musique en Ré, il s’agissait de la 31ème édition, marquée par la rencontre avec de jeunes talents, actuels et en devenir.

Une nouvelle fois, ce festival a rassemblé une pléiade de musiciens remarquables avec un programme séduisant entre œuvres majeures et œuvres moins connues, musique classique et autres genres tels que jazz ou tango, concerts dans les églises des différents villages de l’île de Ré et concerts en plein air, payants ou gratuits, ce qui est le cas de tous ceux en extérieur.

La spectatrice et observatrice que j’ai été, amateur++ de musique et travaillant aussi dans la culture ne peut être qu’impressionnée par la réussite de ce festival en termes de démocratisation culturelle. Effectivement, quand un concert Mozart sur le port de La Flotte rassemble près de 1000 personnes ou quand un opéra en plein air, La Traviata de Verdi (nouvelle fenêtre), réunit sur la place du village de Saint Martin près de 3000 spectateurs – véritables connaisseurs ou simple curieux de passage happés par l’événement : Rétais, vacanciers français ou étrangers, parents avec de jeunes enfants, personnes seules ou en famille et entre amis – , on ne peut qu’adresser un immense bravo aux organisateurs !

Crédit JM Faucillon

Mais ce festival développe aussi un autre enjeu : placé pour cette édition 2018 sous la direction artistique de solistes et de chefs renommés, Sarah Nemtanu (nouvelle fenêtre), violon solo de l’Orchestre national de France, Alexandre Gattet (nouvelle fenêtre), hautbois solo de l’Orchestre de Paris et le chef d’orchestre Nicolas Simon (nouvelle fenêtre), il vise à guider de jeunes musiciens, étudiants issus des conservatoires nationaux supérieurs de musique, plus encore sur la voie du talent. Réunis en orchestre éphémère, ils sont dirigés par des chefs invités et accompagnés de solistes : master classes et concerts quotidiens au programme… Qu’il est éblouissant et émouvant de les voir partager ces moments d’harmonie et de succès auprès de leurs éminents mentors !

Crédit JM Faucillon

Et parmi ceux-ci, une très grande admiration je l’avoue pour Marc Hajjar, un jeune chef d’orchestre au parcours atypique, cofondateur de l’ensemble Nouvelles portées (nouvelle fenêtre).

Le voici à l’œuvre :

 

Et de nombreuses courtes captations à regarder sur le site officiel Musique en Ré (nouvelle fenêtre).

Gainsbourg-Bardot, moi non plus !

20 Avr

Le Théâtre de La Madeleine sert d’écrin à une remarquable pièce traitant de la sulfureuse relation qu’ont entretenue Brigitte Bardot et Serge Gainsbourg (nouvelle fenêtre).

Nous sommes transporté une nuit de décembre 1967 à Paris au Ritz où Serge Gainsbourg reçoit dans sa suite sa maîtresse qui n’est autre que Brigitte Bardot, considérée alors comme l’une des plus belles femmes du monde.

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À l’époque, Gainsbourg a déjà offert plusieurs chansons à Bardot dont Comic strip ou Harley-Davidson mais surtout Initials BB. Sous le prétexte de préparer une émission de télévision et de devoir répéter une nouvelle chanson, l’actrice alors mariée à l’homme d’affaire allemand Gunter Sachs, va demander au compositeur de lui écrire la plus belle chanson d’amour jamais écrite.  Il va lui en offrir deux, Bonnie and Clyde qui représente à leurs yeux l’aventure qu’ils sont en train de vivre et le titre Je t’aime, moi non plus dont Bardot n’imaginait pas quelles conséquences cela allait avoir sur sa vie privée. Son mari y vit l’aveu de ses infidélités, réussit à empêcher la sortie du disque qui ne fut diffusé qu’une fois en radio et ils finirent par divorcer. Quand à Serge, sa gueule d’amour, ce ne fut pas une chanson d’amour mais de rupture qu’il offrit à BB.

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Il y a plusieurs raisons de voir cette pièce. Déjà la performance des deux acteurs Mathilde Bisson et Jérémie Lippmann transformés en deux clones de ces idoles. Les attitudes, la gestuelle et le phrasé sont déconcertant de réalisme. Également les nombreuses anecdotes sur la façon de composer de Gainsbourg et son rapport à la littérature et à la musique classique. Comment il s’inspire d’histoires pour écrire ses textes ou les emprunts mélodiques qu’il fait aux grands compositeurs tout en les adaptant… avec classe. Mais aussi l’atmosphère intime de cette rencontre musicale pendant laquelle les notes du piano résonnent au plus profond de nous. Pas un applaudissement entre deux scènes, le public est littéralement happé par la relation entre ces deux monstres sacrés et on ne veux surtout pas risquer de les déranger, on mesure notre chance d’être dans cette suite et d’assister à la création de morceaux qui vont rentrer dans l’histoire de la chanson française.

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En attendant d’assister à cette fascinante pièce de théâtre écrite par Bertrand Soulier et mise en scène par Philippe Lellouche, le blog Déclic Musique vous propose d’écouter encore et toujours les chansons de Gainsbourg inspirées par sa muse Bardot.

Vous pouvez retrouver ces chansons de Serge Gainsbourg, qui aurait eu 90 ans le 2 avril, à l’espace Image et Son et sur le site de La Médiathèque de Levallois (nouvelle fenêtre)

J’y étais : Marilyn Manson à l’Accor Hôtel Arena de Paris

1 Déc

Le Pale Emperor a transformé Bercy en hôpital psychiatrique pour nous présenter son dernier show, en un mot, dément !

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Quand est-il de l’Antéchrist ? Proche de la cinquantaine, blessé lors de l’un de ses précédents concerts, obligé de renouveler les membres de son groupe, a-t-il su conserver ce charisme démoniaque qui a transformé son personnage en miroir des travers de l’Amérique.

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Après une longue attente, le rideau noir finit par se détacher laissant apparaître quatre musiciens gothiques savamment maquillés et le révérend de cette grande messe noire attaché debout sur un fauteuil roulant inclinable, décoré façon chaire de presbytère. Au moins visuellement les fans sont rassurés, le décor étant de très bon goût comme d’habitude avec deux pistolets et deux drapeaux frappés d’une double croix inversée.

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Mais surtout résonne cette voix si particulière qui a grandement contribué au succès des chansons de Marilyn Manson, à la fois grave et puissamment criée. Le premier titre baptisé Revelation #12 extrait du dernier album Heaven Upside Down est parfait pour plonger dans l’univers sombre et torturé du groupe. Comme il convient de déchaîner le public, à défaut de l’enchaîner, vont être égrainés leurs plus grands succès tels que This Is the New Shit , Disposable Teens et MObscene durant laquelle une petite culotte rouge envoyée par une fan dans le public servira d’offrande, mise immédiatement en valeur sur la tête du chanteur. Il poursuit avec le tube du moment Kill4Me , pendant lequel il n’a pas pointé d’arme à feu comme à Baltimore au lendemain de la fusillade meurtrière, puis celui de l’album précédent Deep Six toujours aussi efficace en version concert.

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Durant le spectacle, Manson change de tenue à chacune des chansons aidés par ses deux infirmiers qui lui ont également apposé une attelle à la hauteur du genou pour qu’il puisse se maintenir debout. Dans ses concerts, on se demande toujours quand cela va dégénérer et la chanson The Dope Show va nous apporter le scandale tant attendu puisque après s’être assuré qu’il n’y avait pas de policier dans la salle, il commence à chantonner un je n’aime pas les drogues mais se sont les drogues qui m’aiment avant d’ingérer plusieurs capsules, des antidouleurs assurément, what else ?

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En attendant que ses médicaments fassent effet, ses fidèles infirmiers dealers l’allongent sur un brancard duquel il va interpréter les traumatisants Sweet Dreams et Tourniquet. Uniquement éclairé avec une lampe torche, il va se contorsionner à tel point que les deux infirmiers devront tenir le brancard prenant au passage lumière dans les yeux, gifles et autres coup de pieds dans le visage. La crise passée, il se relève pour interpréter les deux autres extraits du dernier album, le rassurant We Know Where You Fucking Live et le jeu de mot de l’année qu’est Say 10 alias Satan.

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De retour pour son premier rappel, l’ambiance a changé et l’on retrouve le chanteur tout de cuir gothique tendu avec une couronne d’épines sur la tête et les infirmiers se sont transformés en suppo, non pas le médicament, mais de Satan, encore lui. Cadre idéal pour le titre Cruci-Fiction in Space suivi de The Beautiful People dédié au public invité à faire les chœurs. En deuxième rappel et chanson finale, il interprète Coma White revêtu en madone d’un foulard rouge sang derrière un pied de micro recouvert de fleurs blanches, effet visuel magnifique pour un enterrement réussi. Comme d’habitude il s’éclipse avec en guise d’au revoir un simple baiser accompagné de la main vers son public rassuré d’avoir assister encore une fois à un grand sermon de Marilyn Manson.

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Vous pouvez emprunter les disques de Marilyn Manson à l’espace Image et Son de la Médiathèque de Levallois (nouvelle fenêtre).

J’y étais : Papa Roach à l’Olympia

18 Oct

Ce vendredi 13 était vraiment sous le signe du Métal puisqu’à 13h13 j’achetais mon pass pour l’édition 2018 du Hellfest et le soir j’assistais au concert de Papa Roach à l’Olympia !

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Une immense toile sur laquelle est imprimée une bouche grande ouverte contenant des dents qui ont décidé de pogoter entre elles, voici le décor qui cache la scène en attendant l’arrivée du groupe. C’est la représentation de la pochette du dernier album de Papa Roach baptisé Crooked Teeth (nouvelle fenêtre) dont la chanson éponyme va servir d’introduction et donner d’entrée de jeu le rythme de la soirée. Il va être effréné avec de rares moments de pause puisque s’enchaînent les deux tubes Getting Away with Murder et Betweens Angels and Insects, on ne pouvait rêver meilleure entrée en matière. Le chanteur Jacoby Shaddix s’adresse enfin à la foule, ce qu’il fera à de nombreuses reprises pendant le concert. Viennent ensuite des titres du dernier album dont le fusionnel Born for Greatness avec son phrasé rappé et ses riffs surpuissants, un titre illustrant à lui seul l’amplitude des compositions du groupe.

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Car c’est ça Papa Roach (nouvelle fenêtre), un Nu Métal d’une énergie folle et surtout mélodique, ciselant des variations de tempo et mélangeant intelligemment les genres. D’ailleurs ils vont enchaîner deux titres enregistrés à l’origine en duo avec des chanteuses , Skylar Grey pour le titre Periscope et Maria Brink pour Gravity. Juste avant , il y avait eu Scars , chanson considérée comme l’hymne du groupe constituant le passage le plus calme , si l’on peut dire, du concert.

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Pour cette étape européenne, ils ont décidé d’offrir une reprise tirée du répertoire d’un groupe du vieux continent et c’est Song 2 de Blur qui a eu cet honneur et ce titre a brillamment tenu toute sa place dans le show, tout comme l’hommage au chanteur Chester Bennington (nouvelle fenêtre) où à la fin de la chanson Forever ils incorporent le refrain d’ In The End de Linkin Park. Jacoby nous parle alors des ténèbres qui le frappent, similaires à celles de son ami et qu’il réussit à combattre grâce à l’amour du public.

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Arrive leur dernier tube American Dream pour rappeler le côté militant et politiquement engagé du groupe, qu’ils ponctueront par une déclaration : Papa Roach believe in peace, Papa Roach believe in equality, Papa Roach believe in you… Puis ils interprètent l’un de leurs plus gros succès Lifeline en version lente et douce avec le public en guise de chœur.

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Le rappel est composé de titres du dernier album tel que Help, dont le refrain I think I need help floquait le tee-shirt de la tournée ou None of the Above avant un final en feu d’artifice avec des titres Old School comme les définit Jacoby, qui entre-temps aura enfilé un maillot de l’équipe de France de football et n’aura cessé de sauter pour transmettre son énergie inépuisable pendant toute la durée du concert, avec les cultissimes Last Resort en version longue et To Be Loved, histoire de finir aussi bien que l’on avait commencé.

Indéniablement, Papa Roach a gagné en maturité et surtout, prouve qu’il est un groupe fait pour la scène et j’espère les revoir prochainement, pourquoi pas dans un champ à Clisson comme pour notre première rencontre en 2013. Declic Musique believe in Papa Roach !

J’y étais : Metallica à l’Accor Arena de Paris

13 Sep

Le groupe Metallica a donné deux concerts mémorables les 8 et 10 septembre dernier et votre blog Déclic Musique a eu la chance d’assister aux deux représentations.

Le chanteur James Hetfield le proclame haut et fort, Metallica est depuis 34 ans une grande famille et c’est comme telle qu’ils ont abordés ces deux concerts, avec un public qui les connait parfaitement au point de communier avec le groupe et leur musique pendant toute la durée du spectacle. Car c’est bien à un show que l’on a assisté et ce, dès l’entrée sur scène des Four Horsemen comme la presse les a baptisés depuis l’enregistrement de la chanson éponyme. La scène étant centrale, ils doivent traverser la moitié de la fosse pour y accéder, ce qui est merveilleux en matière de proximité avec le public, rendu hystérique dès les premières notes de la musique d’Ennio Morricone intitulée Ecstasy of Gold qui leur sert d’introduction. C’est bien quatre hors-la-loi bardés de cuirs avec leurs guitares et baguettes en guise d’armes, qu’ils vont dégainer pour arroser le public de riffs à la place des balles. Et c’est sans sommation puisque ce sont les titres Hardwired To Self Destruct et Atlas Rise extrait du dernier album ( nouvelle fenêtre ) qui vont déclencher les hostilités avant l’incontournable Seek and Destroy durant lequel le public joue les chœurs à plein poumon. Au cours du concert, James Hetfield s’adressera aux plus jeunes spectateurs en leur souhaitant la bienvenue dans la grande famille Metallica, ainsi qu’à ceux dont c’est la première expérience Metallica Live.

Metallica c’est donc aussi un concept, des images, et la cinquantaine de cubes disposés au-dessus de la scène va servir d’écran pour projeter les images captées en direct mais surtout des vidéos de clips, des photos comme lors de l’hommage au bassiste Cliff Burton ( nouvelle fenêtre) par Robert Trujillo ou des dessins et affiches créées par les fans sur le titre Blackened. Les quatres musiciens surprennent en faisant des percussions sur quatre cubes surgis du plancher pendant la chanson Now That We’re Dead avant un ballet de drones façon Fée Clochette lumineuse pour Moth Into Flame. Le guitariste Kirk Hammett surnommé The Ripper et le bassiste Robert Trujillo ont même offert le premier soir une reprise de la chanson Antisocial à la grande surprise du public. Quand au batteur Lars Ulrich, en véritable diablotin, il tourne autant autour de sa batterie qu’elle tourne sur la scène.

Les titres du dernier album ont été bien représentés mais c’est véritablement les classiques comme Creeping Death le premier soir ou les légendaires One et Master of Puppets joués les deux fois qui ont le plus ravi le public. Et que dire des titres du Black Album disséminés sur les deux soirs dont les incontournables Nothing Else Matter et Enter Sandman qui auront eu l’honneur de clore ces deux nouveaux chapitres de la grande histoire de Metallica en live.

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J’y étais : Lollapalooza Paris et Sziget Festival

8 Sep

Lollapalooza et Sziget, mais ils ont passé où leurs vacances à Déclic Musique ?

D’habitude, on profite des congés pour faire autre chose que pendant l’année, histoire de se changer les idées. Et bien à Déclic Musique on ne change rien, on continue d’aller aux concerts, mais ailleurs ! Enfin pour le Sziget parce que Lollapalooza, c’était en face de chez moi.

Commençons donc par l’étape locale. C’est la première fois que le festival mondial Lollapalooza (nouvelle fenêtre) est organisé en France, sur l’hippodrome de Longchamps. Originaire de Chicago aux États-Unis, ce festival a la particularité de s’exporter dans différents pays et principalement en Amérique du Sud. Deux jours de musique mais comme il faut bien qu’on travaille en dehors des heures de concert, on n’a pu s’y rendre que le dimanche. Pour une première affiche, les organisateurs avaient sorti l’artillerie lourde avec Editors, Liam Gallagher, Pixies, Lana Del Ray et les Red Hot Chili Peppers !

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Premier gros avantage, les 3 groupes que je voulais voir jouaient sur la même scène et comme ce n’est pas Editors qui a attiré les foules, je me suis retrouvé très bien placé pour la journée. Et c’est tant mieux car Editors, groupe de rock indépendant britannique formé en 2002, a pourtant livré un concert très pro avec une variation de titres aux sonorités  laissant la part belle aux guitares ou, à l’opposé, très synthétiques. Le chanteur Tom Smith à la voix caverneuse enchaîne entre déambulation sur scène et séquence au piano. Leur musique sombre et hypnotique prend toute sa dimension sur scène et ils envoutent littéralement leur trop maigre public.

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Le format festival d’1 heure pour jouer est décidemment trop court et c’est déjà au tour de l’enfant terrible de Manchester d’arriver sur la deuxième scène au son de Fuck In The Bushes, intro instrumentale emblématique de la période d’Oasis. Liam Gallagher va dérouler son rock qui fait penser à des hymnes de stades scandés par des hooligans en y introduisant plusieurs titres d’Oasis à la plus grande joie du public, qui sans cela ne se déplacerait certainement pas en si grand nombre. Comme meilleure illustration, le final Wonderwall a été chanté en chœur par tous les festivaliers. C’était réellement impressionnant et même Liam s’est fendu d’un remerciement envers ce public du backfront comme il l’appelle.

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Et aussitôt apparait devant mes yeux éblouis la légende Franck Black et ses Pixies, avec une intro rock comme on en rêvait, composée de Gouge Away et Rock Music ! Le chanteur qui ressemble à tout sauf à une rock star dans son costume noir n’a rien perdu de sa gouaille et de sa voix criée qui déchire les tympans entre deux riffs acérés de ses petits et petites camarades. Même si ce n’est plus Kim Deal, la bassiste Paz Lenchantin a su conquérir le cœur du public et s’acquitte plus qu’honorablement de sa tâche.

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On passera rapidement sur Lana Del Ray , j’avoue parce que je ne connais pas sa discographie, pour retrouver la tête d’affiche du festival en la personne des Red Hot Chili Peppers. J’avais entendu le meilleur comme le pire concernant les prestations scéniques des Californiens, j’attendais donc avec impatience ce groupe que je n’avais jamais eu l’occasion de voir en live. Ça commence fort avec Can’t Stop et Dani California puis le groupe va dérouler une longue setlist de leurs tubes en passant par les reprises I Wanna Be Your Dog des Stooges  ou Wicked Game de Chris Isaak jusqu’au final attendu par tous avec Give It Away, le tube fusion qui les a fait mondialement connaître. Le dernier album The Gateway n’a été que peu joué avec entre autres Dark Necessities et Go Robot. Le chanteur Anthony Kiedis en gravure de mode gesticulera comme à son habitude laissant la charge au  bassiste Flea de communiquer avec le public. Une chose est sûre, le groupe s’éclate sur scène et transmet son énergie positive au public qui aurait aimé un peu plus que les 1h30 de concert.

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Voyageons maintenant jusqu’à Budapest et son Sziget Festival (nouvelle fenêtre)!

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Sziget, qui en hongrois signifie île, est le plus grand festival de musiques d’Europe et a été récompensé par de nombreux prix. Des musiciens venus du monde entier se retrouvent pour jouer sur de nombreuses scènes devant des centaines de milliers de spectateurs durant toute une semaine. Cette longue bande de terre ceinturée par le Danube et située au nord de Budapest s’est autoproclamée île de la liberté. Les campeurs se regroupent par nationalité, les Français sous la bannière de « l’apéro camping ». Les allées sont baptisées du nom des légendes de la musique avec par exemple l’avenue Jim Morrison. Mais cette  enclave dans la capitale hongroise sert également de musée à ciel ouvert. Y sont exposés aussi bien des œuvres à base de déchets recyclés que des œufs géants en bois. Une manifestation artistique comme la color party ressemble à un immense happening.

Cette année, c’est la chanteuse américaine Pink qui a enflammé l’île pour la soirée d’ouverture. Un véritable show à l’américaine avec danseurs, chorégraphies, trapèze et feux d’artifices. La chanteuse ne se contente pas d’un simple tour de chant, en véritable saltimbanque, elle paye de sa personne jusqu’à s’envoler au-dessus du public à la fin du concert pour le titre So What alors qu’auparavant elle avait fait jaillir le feu sur Just Like Fire. Dès le début on danse avec Pink et son Get the Party Started idéal pour enflammer le public jusqu’au mix de sa chanson Fun House avec Just A Girl de sa copine Gwen Stefani, chanteuse de No Doubt. Un moment intime en avancée vers le public avec son guitariste pour interpréter le sensible Family  Portrait. En résumé un concert très chaleureux et partager avec la foule immense du Sziget, où toutes les générations se côtoient dans la tolérance et la joie.

Finalement, les festivals sont une agréable façon de passer de très bonnes vacances, que vous prolongerez en venant emprunter les disques et autres supports de ces artistes à La Médiathèque de Levallois ! (nouvelle fenêtre).

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