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J’y étais spécial : Deftones vs K’s Choice

8 Mai

La semaine dernière a été riche en émotions avec les concerts parisiens des Deftones et de K’s Choice.

Commençons par ceux qui ont ouvert les hostilités, le groupe Deftones (nouvelle fenêtre)! Ce groupe venu de Sacramento aux États-Unis est considéré comme l’un des fondateurs du Nu-Metal. Ce courant musical associe le rock le plus extrême avec des samples ou des claviers et les paroles peuvent-être chantées façon rap ou criées. Ayant déjà eu l’occasion d’assister il y a plusieurs années à un set du groupe au Sziget Festival de Budapest, j’attendais avec impatience de les voir dans une salle fermée et avec de nombreux nouveaux titres composés depuis. La genèse du groupe remonte à 1988 mais c’est en 1997 qu’ils explosent avec l’album Around The Fur dont différents titres tels que My Own Summer et surtout Be Quiet and Drive feront penser au regretté bassiste de leurs débuts Chi Cheng, décédé des suites d’un accident de la route. S’enchaînent en alternance des titres de leur dernier album Gore et leurs grands succès comme le sensuel Sextape ou les cultissimes Change et Passenger du mythique album White Pony qu’ils ont eu la bonne idée d’interpréter à la suite. La voix de Chino Moreno est toujours aussi impressionnante aussi bien dans sa puissance que dans cette tessiture si particulière entre plainte et miaulement. Même s’il bondit moins sur scène que par le passé, sa présence charismatique est indéniable et il compense en jouant de la guitare sur de plus nombreux morceaux qu’auparavant. Tous les albums du groupe seront représentés avec, entre autres, une magnifique interprétation de Minerva.  Reste a savoir pourquoi l’Olympia a dû offrir des places gratuites, dont j’ai eu la chance de bénéficier, pour remplir sa salle alors que ce groupe joue dans les plus grands festivals devant des dizaines de milliers de spectateurs ? Un dernier album moins commercial et plus difficile a appréhender ou tout simplement une date guère avantageuse dans le contexte actuel en France.

C’est un tout autre genre musical qui m’attend le lendemain avec le groupe belge K’s Choice ! Ici, pas de noirceur ni de brutalité mais un rock mélodique emprunt de chaleur et de douceur tout en restant très énergique et parfois même dansant. Non seulement les frères et sœurs Gert et Sarah Bettens ont eu la bonne idée de reformer le groupe après l’aventure solo de Sarah, mais en plus ils ont enregistré l’année dernière un nouvel album baptisé Phantom Cowboy (nouvelle fenêtre). Cerise sur le gâteau, ils viennent nous le présenter à Paris lors d’une tournée pour fêter les 25 ans du groupe. C’est à l’Elysée Montmartre qu’ils nous ont donné rendez-vous pour nous offrir 1h30 de pur bonheur avec une montagne d’émotions. La charismatique chanteuse explique que Paris est une ville très particulière dans leur carrière puisque c’est à Bercy qu’ils ont joué pour la première fois en dehors de la Belgique en assurant la première partie de Brian Adams. Ils ne pensaient pas à l’époque qu’ils seraient à nouveau en train de jouer dans une salle parisienne 25 ans plus tard et ils ont, tout en étant très ému, chaleureusement remercié le public de leur avoir offert cette carrière. Le public aussi les attendait avec impatience pour revisiter 25 ans de tubes et de chansons qui l’ont marqué à jamais. C’est avec la chanson Mr Freeze que débute le concert suivi d’un extrait du dernier album Perfect Scar , paradoxalement une des rares chansons de Phantom Cowboy avec Woman interprété ce soir. Puis le groupe déroule les titres qui ont fait sont succès depuis le début des années 90 dont Believe , Almost Happy , Cocoon Crash et bien sûr l’incontournable Not an AddictSarah nous a même gratifié d’un saut dans la fosse à la plus grande joie du public. Gert a interprété en duo avec l’autre guitariste le sublime Shadowman et en rappel Sarah a chanté seule 20 000 Seconds . Le tour de chant s’est clos à capella avec le pianiste qui accompagnait Gert et Sarah pour une interprétation d’une rare intensité de Killing Dragons. On a pu assister non seulement à un très bon concert, mais surtout à un beau concert lumineux emprunt de chaleur humaine et de messages positifs.

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En résumé, deux concerts sans débauches d’effets de scène mais avec des chanteurs et musiciens remis au premier plan et surtout une communion avec le public qui rendent ces moments de vie intenses et irremplaçables.

 

J’y étais : concert de Noël à la Maison municipale de Prague

11 Jan

Construite au début du XXème siècle, la Maison municipale de Prague consiste en un imposant bâtiment Art Nouveau, à la décoration exubérante et grandiose. Elle abrite en son sein la magnifique salle de concert Smetana. Le mercredi 21 décembre 2016, l’Orchestre symphonique de Prague y donnait un concert de Noël.

Maison municipale de Prague

Maison municipale de Prague

Salle Smetana

 
Au programme de ce concert de Noël:
J. S. BACH – Jauchzet Frohlocket, chœur de l’Oratorio de Noël BWV 248
BOHUSLAV MARTINŮ – Concerto pour violoncelle et orchestre n° 2 H 304
ARTHUR HONEGGER – Cantate de Noël pour baryton, chœur mixte, chœur d’enfants et orchestre

Un décor somptueux pour écouter le Chœur philarmonique pragois et le Chœur d’enfants Kühn accompagner l’Orchestre symphonique de Prague pour une nuit illuminée par l’esprit de Noël.

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Cliquez sur la pochette pour voir la disponibilité de l’album à La Médiathèque.

J’y étais : Faada Freddy au Centre événementiel de Courbevoie

4 Jan

Mardi 13 décembre 2016, la ville de Courbevoie accueillait le rappeur et chanteur sénégalais Faada Freddy pour un live d’exception. Sa notoriété, déjà bien avancée, a rendu nécessaire un changement de salle afin d’accueillir le public très nombreux désireux de participer au concert.

J’ai la chance d’avoir découvert la musique de Faada Freddy (de son vrai nom, Abdou Fatha Seck) en live lors du 16ème Festival du Bout du Monde de Crozon en août 2015. Accompagné de cinq choristes génialissimes, Michaele Desir, Jean Marie Marrier, Emmanuel Vincent, Gisela Razanajatovo et Philippe Aglaé, Faada Freddy partage une musique faite sans autre instrument que la voix et les percussions corporelles. Gisela Razanajatovo nous a envoûté de sa voix aérienne et vibrante, magnifique!

Un concert éclectique et jubilatoire qui a mêlé gospel, rap, électro et soul pour électriser le public de Courbevoie sous un jeu de lumières ahurissant. Dès la deuxième chanson, le groupe de Faada Freddy a transmis tellement d’énergie et de good vibes que la salle s’est levée pour danser et battre le rythme: les pieds sautillent, les mains s’agitent, les cœurs palpitent à l’unisson.

Des artistes à suivre assurément pour la joie, l’harmonie et l’énergie qu’ils transmettent à chacun de leurs concerts inoubliables.

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Gospel Journey- Faada Freddy

Connectez-vous au site de La Médiathèque pour écouter cet album en ligne.

 

J’y étais : Jeanne Added à l’Elysée Montmartre

21 Déc

Après une Cigale et un Olympia complets puis une nomination aux Victoires de la Musique, Jeanne Added a clôturé en beauté son incroyable tournée BE SENSATIONAL par 3 dates consécutives les 7, 8 et 9 décembre 2016 à l’Elysée Montmartre (salle réouverte en septembre dernier après deux ans de travaux). Et le dernier soir j’y étais…

Une découverte à la fois de l’artiste en concert dont je ne connaissais que quelques titres et de la salle de l’Elysée Montmartre. Accompagnée de trois amies, on arrive devant la salle avec 1h30 d’avance (étant donné qu’il n’y a pas de places assises, autant vous dire que nous n’étions pas les seules à faire déjà la queue avant le début du concert) espérant être aux premières loges. Enfin l’ouverture des portes. Vu les attentats dont Paris a été victime et celui du Bataclan en particulier, le renforcement des mesures de sécurité s’en est ressenti et c’est tant mieux.

20h enfin nous voilà dans la fameuse salle (à noter que l’Elysée Montmartre est classé aux Monuments historiques depuis 1989 en tant que salle de spectacles) et notre attente a finalement été récompensée puisque nous sommes au pied de la scène. Et c’est peu de le dire. C’est le groupe Fiodor Novski & The Shiners qui assure la première partie du concert. Et pour l’occasion la chanteuse Katel les accompagnait à la guitare. Leur musique est un savant mélange entre pop et punk. Pour vous donner un petit aperçu :

20h45 arrive le moment tant attendu. Jeanne Added fait son apparition sur la scène et le public est déjà électrisé. C’est le dernier soir et les fans de la première heure étaient déjà au rdv les deux premiers soirs. La chanteuse entame le concert avec son titre phare Look at Them. Un début tout en douceur avec des jeux de lumières en totale harmonie avec chacune des chansons interprétées au cours de la soirée. S’en suivent d’autres morceaux plus rock comme Back to Summer ou bien encore Miss It All. Du côté des musiciens qui l’accompagnent : Narumi Hérisson (claviers/vocal), Marielle Chatain (claviers/percussions/vocal) et Emiliano Turi (batterie). Un trio exceptionnel avec une mention spéciale pour le batteur.

C’était intense, chargé en émotions et on en a pris plein les oreilles, dans le bon sens du terme bien sûr. Jeanne Added se révèle être une artiste très proche de son public, en plus d’être un électron libre. Un moment sensationnel…

 

 

 

 

 

J’y étais : Placebo à l’Accor Hôtel Arena de Paris Bercy

30 Nov

Pour leurs vingt printemps de carrière, le groupe britannique Placebo a fait escale à Bercy ce mardi 29 novembre 2016 pour un concert des plus surprenants.

À ceux qui attendaient une tournée Best of avec un enchaînement des tubes de la bande à Brian Molko, la soirée a dû paraître particulièrement étrange. Sauf que, connaissant Placebo et les tourments de son chanteur, il fallait bien s’attendre à quelques surprises. Déjà le duo d’origine qu’il forme avec le bassiste Stefan Olsdal est accompagné sur scène par un nouveau batteur, un autre guitariste, un clavier et depuis plusieurs années maintenant, une violoniste qui officie également au piano. L’autre nouveauté est l’utilisation massive d’écrans et des effets vidéos se mêlant au jeu de lumières. Mais reprenons depuis le début. La lumière s’éteint et deux portraits de Léonard Cohen apparaissent avec sa voix en fond sonore. Puis la première version du clip Every You Every Me datant de 1998 est projetée avec un Brian Molko transgenre et subversif. Une autre vidéo retraçant façon patchwork les 20 dernières années du groupe conclut cette introduction et les musiciens arrivent enfin sur scène, Brian en dernier, tout vêtu de noir alors que son compère arbore un costume brodé de papillons. Les titres choisis pour démarrer le set sont sans surprise avec les classiques Pure Morning et Loud Like Love qui amènent en puissance le nouveau Jesus Son. C’est après que le concert prend une tournure assez inattendue avec une dizaine de titres parmi les plus sombres du groupe comme le déchirant I Know, Protect Me From What I Want interprété dans sa version française, langue que maîtrise parfaitement le chanteur, l’halluciné Space Monkey ou encore le magnifique Without You I’m Nothing en hommage à David Bowie qui apparaît sur l’écran avec des images du Maître tournées pendant une séance d’enregistrement avec le groupe. Le public devient statique et une étrange ambiance s’installe dans la salle. On est à un concert anniversaire ou à une veillée funèbre ? Au bout d’une heure de plongée dans les abysses musicales de Placebo, Brian tente de prendre la parole. Il ne s’attend pas à la réaction du public qui va les applaudir et hurler pendant plus de 5 minutes interrompant littéralement le concert. Loin d’avoir été dérangé par cette introspection nostalgique, dixit le chanteur, le public de Bercy va montrer au groupe son indéfectible attachement en lui rendant hommage de s’être livré ainsi devant lui ce soir, à la différence des autres set du groupe auxquels nous avions pu assister précédemment. Brian et Stefan visiblement très touchés, notamment quand le public scande un joyeux anniversaire au groupe, finissent par reprendre le micro en déclarant : « vous voulez que l’on continue à jouer ou pas ? » et d’expliquer que puisque l’on est à une fête d’anniversaire, on va danser maintenant. À partir de cet instant, le public va retrouver un Placebo plus traditionnel avec les tubes Slave To The Wage et The Bitter End, les débuts avec Teenage Angst ou l’hymne Too Many Friends. Vient l’heure des deux rappels avec notamment Song to Say Goodbye et Infra-Red. Au final, un concert incroyable, pleins d’émotions, à l’image de ce que ce groupe à apporter à la Musique ces vingt dernières années. À défaut d’une part du gâteau, je vous offre quelques photos de l’anniversaire.

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Cet article est dédicacé à François M., qui, 48h avant le concert a acheté un billet d’occasion sur un site officie,l puis sauté dans un avion depuis Genève pour partager ce moment de musique exceptionnel. Quand on aime… Au prochain concert !

J’y étais : Delain à l’Elysée Montmartre

16 Nov

Le groupe hollandais de métal symphonique s’est offert pour les dix ans de leur premier album une escale à Paris et on a eu la chance de fêter cet anniversaire avec eux.

Comme pour le précédent concert dont je vous parlais dans cette rubrique, c’est encore une fois un retour au source de mon panthéon du rock perso puisque je n’étais pas retourné à l’Elysée Montmartre depuis des années. L’incendie et les années de travaux n’aidant pas, c’est encore une fois plein de curiosité et d’impatience que je pénètre dans cette antre où j’ai assisté à tellement de concerts, les premiers à Paris de groupes devenu les références du genre comme The Offspring ou Green Day pour ne citer qu’eux. Le public venu en nombre laisse à penser que Delain est sur la bonne voie pour devenir, si ce n’est déjà fait, l’une d’elles. Le groupe Evergrey a enflammé la première partie alors que leur set a été interrompu par le déclenchement de l’alarme incendie et malgré le contexte des tragiques évènements d’il y a un an, le public est resté d’un calme olympien. De la à dire que les métalleux ont des nerfs d’acier… Ok je reviens au concert. Les membres de Delain font leur entrée les uns après les autres, d’abord le batteur puis le clavier, les guitaristes enchainent et enfin elle apparait, la sculpturale Charlotte Wessels, dans une robe toute dorée avec un décolleté affriolant et des cuissardes noires. Mais concentrons-nous sur le plus important, cette voix à la fois puissante et claire qui charmerait n’importe quel allergique au métal. Et elle est particulièrement mise en valeur avec les compositions de leur dernier album Moonbathers qui alterne des guitares aux riffs épiques et des envolées vocales extrêmement mélodiques. Les titres de cet album tels que Suckerpunch, The Glory and The Scum, Fire With Fire ou encore The Hurricane sur lequel Charlotte commence à capella juste accompagné de la batterie vont s’égrener devant un public qui frise l’hystérie tellement le groupe dégage d’énergie positive. Ils interprètent bien sûr quelques uns de leurs classiques comme le tube April Rain ou The Gathering, titre extrait du fameux premier album Lucidity, avant de tirer leur révérence sur cet hymne à la tolérance qu’est We Are The Others. On peut juste regretter deux choses, un concert assez court, à peine une heure et demie, et l’absence de certaines chansons telles que Stardust ou Stay Forever toujours très attendues par le public. On notera cependant un effort sur la mise en scène avec en fond de scène l’alternance de trois panneaux représentant les pochettes de leurs derniers albums et un canon qui a projeté des confettis filament argentés dans le public.

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Les retrouvailles avec cette salle parisienne furent digne des meilleurs concerts que j’y avais vécu, avec en plus le charme et la grâce, ces deux mots pouvant être définitivement associés à la musique de Delain.

J’y étais : Les Fatals Picards à la Machine du Moulin Rouge

9 Nov

S’offrir une soirée chanson et rigolade, ça fait franchement du bien ! Je vais envoyer mon billet à la Sécu et à ma mutuelle et ils ont intérêt à me rembourser sinon je tombe malade.

Encore un concert nostalgie (nan pas la radio) ! Mais cette fois lié à la salle et non au groupe que je découvre pour la première fois en concert. Car j’en ai usé des paires de Doc à l’époque où cette salle était une boite de nuit baptisée La Loco, un des seuls endroits à Paris où l’on pouvait « danser » toute la nuit sur du rock. Une fois rentré, je longe le bar sur la gauche et arrivé en haut des marches, je retrouve cette fosse noire où pogotent tant de souvenirs. Mais le groupe breton Les 3 Fromages, alors qu’ils sont 4 sur scène, certainement qu’il y en a un qui n’aime pas le claquos, fait déjà son entrée pour un set très rock ‘n’ drôle mettant fin aux fantômes du passé en cette veille d’Halloween.

Puis vient le tour de la bande de Paul Léger avec sa tribu de faux Picards mais véritablement picaresque puisque, au travers de leurs chansons, le politiquement correct et les idées préconçues vont se faire démonter dans la joie et la bonne humeur. Et ça commence fort avec les titres Le retour à la terre et Le combat ordinaire avant d’enchaîner sur des extraits de leur dernier album Country Club dont le fameux À la vie à l’Armor ou le plus métalleux Reich des licornes. Entre chaque chanson, Paul fait le show en s’adressant au public ou en taquinant les autres membres du groupe à tel point que ces derniers commencent à jouer au bout de quelques minutes pour l’obliger à reprendre le fil du concert. Et Déclic Musique vous livre un scoop, un titre du futur album. Plusieurs demandes émanent du public pour que le chanteur se déshabille et la réponse étant toujours la même, cela donnera certainement la chanson A poil, ta gueule. Affaire à suivre. Puis vient un moment beaucoup plus délicat pendant lequel le groupe va interpréter en guitare sèche et caisse claire les morceaux Mon père était tellement de gauche chanté par le batteur Jean-Marc Sauvagnargues, Tais toi et creuse dédié aux esclaves asiatiques construisant les stades de foot de la prochaine coupe du monde et Manouche, chanson sur les… manouches. Mais le naturel revient comme un cheval au galop luttant contre la marée dans la Baie de Somme, je sais c’est beau comme du Paul Léger, on se reprend sur une alternance des tubes du groupe comme le cultissime Bernard Lavilliers ou La sécurité de l’emploi avec des titres récents comme le Pourquoi qui se moque des reprises faites par les chanteurs, au hasard par exemple celles de Claude François par M Pokora. D’ailleurs, les Fatals Picards sont des habitués de l’exercice et ils nous offrent leur version de L’amour à la plage du groupe Niagara en version punk évidement. Et puisque l’on parle des punks, ils vont clore leur concert avec les titres Punk à chien puis Y a-t-il des punks au Lichtenstein sur lequel le public est invité à danser en mode flash mob pour les nuls ce qui consiste tout simplement à sauter sur place et le fabuleux morceau Noir, véritable hymne au rock français.

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Autant vous dire que je n’avais pas envie de voir ce concert se terminer et encore moins de quitter cette salle qui encore une fois, vingt ans plus tard, a inscrite dans mon grimoire des souvenirs une nouvelle page enchantée.

J’y étais : Lacuna Coil au Cabaret Sauvage

26 Oct

Le groupe italien de Metal Gothique venait présenter son nouvel album Delirium à Paris en première date européenne et l’album porte bien son nom puisque ça a été du délire total à la plus grande joie de tous.

Lacuna Coil aime jouer à Paris et ce n’est pas un hasard si leur retour sur le vieux continent, après une tournée mondiale passant des Amériques au Japon, s’est fait dans notre pays. D’après Andrea Ferro le chanteur, pour lutter contre les effets du décalage horaire, il n’y a rien de mieux que le public parisien, véritable concentré de vitamines et caféines. Après une telle déclaration, le public, déjà en harmonie avec la musique du groupe, s’est retrouvé en totale transe. L’autre voix du groupe, Cristina Scabbia, toujours aussi divine même en camisole de force, a, comme à son habitude, tout donné pour son public en nous offrant avec le sourire des prestations vocales à faire pâlir d’envie des cantatrices chevronnées. Dans un décor assez simpliste de mannequins en plastique habillés en patients d’hôpital psychiatrique, le groupe arrive sur scène vêtu de camisoles blanches et maquillages, avec une mention spéciale pour celui du bassiste. La chanteuse changera plusieurs fois de tenues, tour à tour infirmière ou en robe de mariée puis en uniforme aux armes du groupe. La part belle va être faite aux chansons du dernier album qui alternent avec les succès de groupe tels que Spellbound ou le cultissime Heaven’s A Lie et bien sûr Nothing Stands In Our Way. Avant d’interpréter Die & Rise, Cristina nous avoue que c’est sa chanson préférée et le groupe nous fait la surprise de chanter un titre inédit spécialement composé pour la tournée. Le public scande un « ohé ohé ohé Lacuna Coil » entre les morceaux à la surprise du groupe, qui va terminer cette fusion nucléaire avec la salle en interprétant leur reprise de Enjoy The Silence de Depeche Mode. Le rappel permet de profiter une dernière fois de l’enchanteresse voix de Cristina et de constater que celle d’Andrea a incroyablement gagné en puissance avec le chant guttural sur les titres apocalyptiques que sont Delirium et House of Shame. Le Cabaret Sauvage s’est révélé l’écrin idéal pour retrouver ce groupe habitué aux immenses scènes des festivals.

J’y étais : Manu au Petit Bain

5 Oct

Un concert intimiste avec la plus belle voix féminine du rock français,c’est un rendez-vous pris il y a douze ans déjà auquel je me suis rendu jeudi soir dernier.

Ma première rencontre avec Emmanuelle Monet, alias Manu, était en tant que chanteuse du groupe Dolly.  D’abord au festival Solidays le 10 juillet 2004 et, étant tombé sous le charme, j’en redemandais le 2 novembre 2004 à l’Elysée Montmartre. Suite à la séparation du groupe, Manu entame une carrière solo et elle mettra deux ans à pouvoir sortir son premier disque. Depuis, deux autres albums sont parus et la chanteuse passe beaucoup de temps en tournée.

Elle a donc prévu une escale parisienne, sur la péniche du Petit Bain amarrée aux pieds de la Bibliothèque Nationale de France. Une toute petite salle pour un concert entre amis, la chanteuse n’arrêtera pas de faire des coucous à ses potes présents, à croire que l’on était que quelques uns en tant que public. Une atmosphère qui convient bien à l’univers de Manu, un rock sensible,  poétique et profond, rythmé par des guitares énergiques. La part belle est faite au dernier album intégralement interprété entrecoupé des succès du premier comme Tes cicatrices ou les deux titres Goodbye et Rendez-vous dédicacés à Mika le bassiste de Dolly tragiquement décédé dans un accident de la route.

Sa guitare fleurie en bandoulière, elle a aussi réservé une surprise avec la venue du chanteur de blues Manu Lanvin accompagné d’un violoncelliste pour interpréter ce qu’elle appelle le solo de l’infini, dernier solo de guitare sur le titre Toi et Moi. Lors de la sortie de son dernier album intitulé La Vérité, Manu donne carte blanche à des guitaristes pour improviser ce solo permettant à chacun d’exprimer son style et sa personnalité tout en intégrant l’univers de la chanteuse. Sur scène, cela a donné une version plutôt explosive. Autre interlude, toujours avec le violoncelliste, mais rejoint cette fois-ci par le harpiste Christophe Saunière qui a animé la première partie en compagnie de la chanteuse Joanne McIver interprétant ses titres en gaélique écossais tout en jouant d’une petite cornemuse ou de flûtes traditionnelles.

Un concert à la fois rock et intime, avec une chanteuse visiblement émue et proche de son public qui n’a pas hésité à lui crier des On t’aime Manu, c’était bien Notre Vérité à tous ce soir.

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J’y étais : Benjamin Biolay à la salle Pleyel

28 Sep

Dimanche 25 septembre dernier à la salle Pleyel, Benjamin Biolay chantait… Pendant trois soirées consécutives il a égrené les titres de son dernier album Palermo Hollywood, sorti en avril dernier. Cette série de concerts inaugurait la réouverture de la salle Pleyel en travaux depuis plusieurs mois.

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Ce dimanche soir, installée dans la fosse attendant que la musique envoie les premières notes, j’ai déjà mal aux pieds….mais vers 20h30, un ensemble de cordes s’installe puis les musiciens arrivent les uns après les autres suivis d’un Ténor et d’une Soprane qui ouvrent le concert. Benjamin Biolay arrive sous des tonnerres d’applaudissements. Ravi, il envoie des baisers au public et commence à entonner la première chanson de l’album Palermo Hollywood. Biolay est enjoué, gai, il savoure cette rencontre et les rythmes argentins distillés dans ses chansons écrites et composées entre Paris et Buenos Aires. Les airs de Cumbia,  des tablas et d’accordéon se déversent et le public ondule. Sur scène les pas de danse se succèdent et la bonne humeur est palpable.

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Chiara Mastroianni et Melvil Poupaud font partie de la fête pour le chant et la guitare, eux aussi souriant, heureux de partager ce moment avec leur ami. On se régale en écoutant les titres les uns après les autres. Biolay rend un hommage à son ami Hubert Mounier (chanteur de l’Affaire Louis Trio) en interprétant Mobilis in mobile…des chansons plus anciennes retentissent, La Superbe, Une chaise à Tokyo et une mention spéciale pour l’interprétation de la chanson A l’origine : Biolay envahit l’espace et le jeu de sa voix percute et électrise le public…

Une soirée mémorable avec un artiste complet qui passe du clavier au vent avec la plus grande aisance et dont la voix grave, rauque voire caverneuse et chuchotante parfois, nous laisse à la fin du concert avec le besoin de faire durer le plaisir et réécouter un disque!

Encore Bravo.

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