J’y étais : Dracula par Philip Glass and Kronos Quartet

13 Juil

Assister à un concert de Philip Glass est déjà un évènement mais quand on assiste en même temps à une projection du film Dracula dans la grande salle de La Philharmonie de Paris, cela devient une expérience sensitive exceptionnelle !

philip glass

En 2000, la société Universal, une des majors du cinéma hollywoodien, propose à Philip Glass de mettre en musique un film tiré de leurs archives. Le compositeur est alors fasciné par le Dracula de Tod Browning tourné en 1930 avec le fantastique acteur hongrois Bela Lugosi. C’est pour Philip Glass un challenge de rêve puisqu’il sera le seul maître à bord, les protagonistes de ce film culte étant tous décédés depuis longtemps. Il va utiliser ses compétences en musique classique pour créer une musique liée à l’époque du film, en clin d’œil au cinéma muet qui a souvent utilisé les grandes œuvres classiques pour accompagner la projection des films. Il va s’adjoindre pour cela les services du Kronos Quartet et y rajouter un deuxième piano en plus du sien, soit un quartet à six membres au final. Concernant la composition, le film impose des changements de rythmes, une alternance de moments tragiques ou humoristiques. Non seulement la musique illustre le film, mais on peut aussi considérer qu’elle le complète, devenant un nouveau personnage, celui du public qui s’intègre littéralement dans le scénario du film. La musique permet de mieux comprendre ce qui est suggéré et de se substituer aux images, notamment à la fin du film, où elle recommence  avec le même air que celui du début pour signifier au spectateur qu’il assiste à la scène finale. Durant toute la projection, le public est hypnotisé par ce mélange d’images fantastiques en noir et blanc et cette musique qui l’accompagne au mouvement près. C’est tout le génie de Philip Glass d’avoir su interpréter par des notes de musique l’éventail des sentiments qui parcourt la salle que l’on entend vibrer ou rire tout au long du film, à tel point que la présence des musiciens passe presque inaperçue. A tel point que j’ai cru que je ne pourrais pas prendre de photos, craignant de ne pouvoir capter leur image, comme celle d’un vampire dans un miroir.

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