[J’y étais] Swans à la Maroquinerie, Paris

28 Oct
Dès l’entrée on est prévenu… ça va jouer fort…. très fort. L’avertissement est placardé sur la porte d’entrée de la salle et des bouchons d’oreilles étaient distribués lors du contrôle des billets.
Photo Nath N.

Photo Nath N.

Le groupe a la réputation de jouer très fort et manifestement les organisateurs de l’événement ont pris toutes les précautions possibles pour éviter que le public ne ressorte complètement sourd.

Swans

C’est dans une Maroquinerie pleine comme un oeuf que va se dérouler les concerts des Swans, qui jouent les deux soirs à guichets fermés.

Swans, est un groupe de rock bruyant, bruitiste, expérimental formé en 1982. Séparés en 1997 et reformés en 2010, ils sortent en 2014 ce formidable album qu’est To be Kind. Swans c’est surtout son leader :  Michael Gira, autour duquel le groupe se forme et se reforme.

Je ne connaissais pas ce groupe avant de tomber tout à fait par hasard sur leur dernier album To be kind. A la première écoute j’ai ressenti un choc. Le genre de sentiment qui ne trompe pas (je suis face à un grand disque) et qui nécessite d’approfondir la découverte en allant voir le groupe sur scène. Renseignements pris, il paraîtrait que les concerts de Swans soient des moments puissants dont on a du mal à se remettre. Je n’hésite plus et prend ma place.

C’est donc dans une salle comble, et sous une chaleur moite et accablante que je vois  passer juste devant moi l’impressionnant et charismatique Michael Gira. L’homme aux longs cheveux gris est tout de noir vêtu, coiffé d’un grand chapeau.

Le concert commence par un long morceau de 40 minutes. Tout de suite je suis saisie, non seulement par l’intensité sonore (effectivement sans bouchons d’oreilles c’est quasiment du suicide) mais aussi par la force des ces morceaux qui s’écoutent dans une ambiance de ferveur quasi religieuse. Un coup d’oeil au public suffit pour remarquer qu’il est proche de la transe : les regards sont hagards, l’ambiance est vraiment digne d’une messe.

 

Durant près de deux heures trente, j’oscille entre souffrance et béatitude absolue.  Les morceaux déjà longs, semblent s’étirer à l’infini. L’expérience est incroyable. La musique est tellement forte que tout l’environnement tremble. Le corps se raidit comme une corde trop tendue. L’esprit est perdu, affolé dans ce déferlement sonique et dans la chaleur de plus en plus suffocante.

Lâcher prise… c’est indispensable pour saisir toute la force de cette musique et rentrer dans ce mur du son.

On sort de là la tête  à l’envers, avec le sentiment d’avoir assisté à un spectacle absolument unique. Grandiose mais éprouvant, c’est littéralement lessivée que je quitte les lieux pour sortir respirer un peu d’air frais. Sortir de cette salle est une délivrance. Mais sur le chemin qui me conduit au métro, dans cette nuit douce de septembre, je me dit que je suis prête malgré tout à renouveler l’expérience. Et vite.

Swans-To-Be-Kind

Setlist

Frankie M

A Little God In My Hands

The Apostate

Just A Little Boy

Don’t Go

Bring the Sun / Black Hole Man 

 

Nath N.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :