La chanson française au chevet des Antilles

22 Sep

Après le passage dévastateur des tornades qui ont frappé différentes îles, le monde de la chanson s’est mobilisé pour récolter des fonds !

Plusieurs initiatives ont été mises en place, collectives ou individuelles, en partenariat avec les médias et les œuvres caritatives comme la Croix-Rouge ou La Fondation de France, entre autres, pour que la solidarité nationale se mette en marche le plus rapidement possible afin de venir en aide à nos compatriotes d’Outre-Mer.

Le concert Ensemble pour les Antilles organisé le 19/09/2017 au Casino de Paris et retransmis à la télévision par France 2 (nouvelle fenêtre) a permis de récolter 2,2 millions d’Euros. Toutes les générations de chanteurs de Bernard Lavilliers à Shy’m en passant par MC Solaar et Laurent Voulzy sont venues chacune interpréter un titre. Amir a clos la soirée avec une reprise de la chanson Imagine de John Lennon .

Une autre grande réunion d’artistes aura lieu ce soir au Cabaret Sauvage (nouvelle fenêtre) situé dans le Parc de La Villette à Paris. Si vous ne pouvez y assister, vous pouvez faire un don en ligne.

Et c’est l’appel qu’a lancé Céline Dion lors de la reprise de son show à Las Vegas où elle a interprété la chanson que lui avait offert la chanteuse Pink après le décès de René Angélil et qui est intitulée Recovering .

 

 

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La chanson du lundi : Talking To Myself / Linkin Park

18 Sep

Le 20 juillet dernier, le charismatique chanteur du groupe Linkin Park , Chester Bennington , se donnait la mort à l’âge de 41 ans.

Déclic Musique souhaitait bien évidemment rendre hommage à ce chanteur-compositeur américain qui a activement participé au renouvellement du NéoMetal au début des années 2000. Ce mélange de Rock et de sons électroniques avec un parlé chanté-rappé a inspiré de nombreux groupes comme Limp Bizkit ou Papa Roach. Il avait aussi sorti un disque de remix des titres phares du groupe avec Jay-Z.

Mais cela nous permet également d’évoquer la semaine mondiale de lutte contre le suicide auquel participe activement le fils aîné du chanteur qui a posté trois vidéos poignantes dont l’une avec sa mère et une autre avec une thérapeute (nouvelle fenêtre).

On retrouve avec émotion cette chanson du groupe Linkin Park  (nouvelle fenêtre)au titre évocateur.

 

On ne peut que rapprocher ce suicide de celui, deux mois plus tôt, de son ami chanteur Chris Cornell dont nous vous avions parlé et la fille de ce dernier a rendu hommage à ces deux artistes en interprétant un Hallelujah (nouvelle fenêtre).

Barbara, la chanteuse qui traverse les âges

16 Sep

Voilà déjà 20 ans que la chanteuse Barbara est morte.

Plusieurs hommages lui sont rendus cette année.

Le 6 septembre 2017 est sorti un film de Mathieu Amalric avec Jeanne Balibar et le 13 octobre une exposition ainsi qu’un week-end de concerts lui seront consacrée à la Philharmonie de Paris ( nouvelle fenêtre).

Du 7 au 12 novembre 2017 Gérard Depardieu (nouvelle fenêtre) remonte sur scène pour son spectacle dédié à Barbara (nouvelle fenêtre).

Depardieu chante son amie avec beaucoup de sensibilité et d’émotion.

Barbara

Barbara commence sa carrière en  reprenant des chansons de Piaf, Gréco, Brel ou Brassens. En 1954, elle enregistre ses propres disques mais uniquement en tant qu’interprète. Ce n’est qu’en 1958 lorsqu’elle est engagée au cabaret l’Écluse que Barbara livre ses propres textes. En février 1969, elle chante à l’Olympia et chaque soir Georges Moustaki la rejoint sur scène pour leur duo sur La dame brune (nouvelle fenêtre).

Elle se consacre ensuite au théâtre et un peu plus tard en 1981, elle commence à monter le spectacle Lily passion avec Gérard Depardieu. En 1996, sort un dernier album mais Barbara ne peut plus chanter sur scène à cause de problèmes respiratoires. Barbara raconte qu’elle chantait en concert comme si c’était la première et la dernière fois.

Elle s’éteint un an plus tard, le 24 novembre 1997.

Barbara craignait que le désir disparaisse chez son public et oscillait entre le besoin de ce dérisoire lorsqu’elle parlait de ses spectacles et la peur des autres. Elle nous laisse des chansons aux textes et aux mélodies intemporelles.

Vous pouvez retrouver cette chanson sur l’album Des Vagues et des ruisseaux à La Médiathèque de Levallois (nouvelle fenêtre).

Venez écouter les chansons de Barbara aussi sur 1D Touch (nouvelle fenêtre).

Des partitions pour guitare sont disponibles à l’espace musique de La Médiathèque de Levallois (nouvelle fenêtre).

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J’y étais : Metallica à l’Accor Arena de Paris

13 Sep

Le groupe Metallica a donné deux concerts mémorables les 8 et 10 septembre dernier et votre blog Déclic Musique a eu la chance d’assister aux deux représentations.

Le chanteur James Hetfield le proclame haut et fort, Metallica est depuis 34 ans une grande famille et c’est comme telle qu’ils ont abordés ces deux concerts, avec un public qui les connait parfaitement au point de communier avec le groupe et leur musique pendant toute la durée du spectacle. Car c’est bien à un show que l’on a assisté et ce, dès l’entrée sur scène des Four Horsemen comme la presse les a baptisés depuis l’enregistrement de la chanson éponyme. La scène étant centrale, ils doivent traverser la moitié de la fosse pour y accéder, ce qui est merveilleux en matière de proximité avec le public, rendu hystérique dès les premières notes de la musique d’Ennio Morricone intitulée Ecstasy of Gold qui leur sert d’introduction. C’est bien quatre hors-la-loi bardés de cuirs avec leurs guitares et baguettes en guise d’armes, qu’ils vont dégainer pour arroser le public de riffs à la place des balles. Et c’est sans sommation puisque ce sont les titres Hardwired To Self Destruct et Atlas Rise extrait du dernier album ( nouvelle fenêtre ) qui vont déclencher les hostilités avant l’incontournable Seek and Destroy durant lequel le public joue les chœurs à plein poumon. Au cours du concert, James Hetfield s’adressera aux plus jeunes spectateurs en leur souhaitant la bienvenue dans la grande famille Metallica, ainsi qu’à ceux dont c’est la première expérience Metallica Live.

Metallica c’est donc aussi un concept, des images, et la cinquantaine de cubes disposés au-dessus de la scène va servir d’écran pour projeter les images captées en direct mais surtout des vidéos de clips, des photos comme lors de l’hommage au bassiste Cliff Burton ( nouvelle fenêtre) par Robert Trujillo ou des dessins et affiches créées par les fans sur le titre Blackened. Les quatres musiciens surprennent en faisant des percussions sur quatre cubes surgis du plancher pendant la chanson Now That We’re Dead avant un ballet de drones façon Fée Clochette lumineuse pour Moth Into Flame. Le guitariste Kirk Hammett surnommé The Ripper et le bassiste Robert Trujillo ont même offert le premier soir une reprise de la chanson Antisocial à la grande surprise du public. Quand au batteur Lars Ulrich, en véritable diablotin, il tourne autant autour de sa batterie qu’elle tourne sur la scène.

Les titres du dernier album ont été bien représentés mais c’est véritablement les classiques comme Creeping Death le premier soir ou les légendaires One et Master of Puppets joués les deux fois qui ont le plus ravi le public. Et que dire des titres du Black Album disséminés sur les deux soirs dont les incontournables Nothing Else Matter et Enter Sandman qui auront eu l’honneur de clore ces deux nouveaux chapitres de la grande histoire de Metallica en live.

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La chanson du lundi : Sonotone / MC Solaar

11 Sep

L’évènement se suffit à lui-même pour mériter un billet sur le blog Déclic Musique, le retour tant attendu du rappeur MC Solaar après 10 ans de silence et de très rares apparitions sur scène, la dernière étant celle avec le chanteur Vianney pour une reprise du sublime titre Caroline. 10 ans pendant lesquels il fallait se contenter de regarder ses anciens clips sur Internet car une procédure contre sa précédente maison de disques rendait impossible la réédition de ses disques.

Avec Sonotone on retrouve le phrasé parlé chanté, le rythme assez dance des derniers albums mais surtout cette façon de s’approprier la langue et de jouer avec les mots plus qu’il ne joue avec la musique. Car c’est bien cela qui a fait le succès de MC Solaar (nouvelle fenêtre), ces histoires qu’il raconte dans ses chansons où les mots dissèquent de façon chirurgicale les sentiments, les hommes et la société dans laquelle nous vivons en permanence dépassés par les évènements.

Espérons que le nouvel album intitulé Géopoétique fasse découvrir aux plus jeune l’art de MC Solaar, en passant il rend hommage à la fin de la chanson à Serge Gainsbourg qu’il admire, et leur donne envie de se replonger aux origines du rap français.

 

J’y étais : Lollapalooza Paris et Sziget Festival

8 Sep

Lollapalooza et Sziget, mais ils ont passé où leurs vacances à Déclic Musique ?

D’habitude, on profite des congés pour faire autre chose que pendant l’année, histoire de se changer les idées. Et bien à Déclic Musique on ne change rien, on continue d’aller aux concerts, mais ailleurs ! Enfin pour le Sziget parce que Lollapalooza, c’était en face de chez moi.

Commençons donc par l’étape locale. C’est la première fois que le festival mondial Lollapalooza (nouvelle fenêtre) est organisé en France, sur l’hippodrome de Longchamps. Originaire de Chicago aux États-Unis, ce festival a la particularité de s’exporter dans différents pays et principalement en Amérique du Sud. Deux jours de musique mais comme il faut bien qu’on travaille en dehors des heures de concert, on n’a pu s’y rendre que le dimanche. Pour une première affiche, les organisateurs avaient sorti l’artillerie lourde avec Editors, Liam Gallagher, Pixies, Lana Del Ray et les Red Hot Chili Peppers !

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Premier gros avantage, les 3 groupes que je voulais voir jouaient sur la même scène et comme ce n’est pas Editors qui a attiré les foules, je me suis retrouvé très bien placé pour la journée. Et c’est tant mieux car Editors, groupe de rock indépendant britannique formé en 2002, a pourtant livré un concert très pro avec une variation de titres aux sonorités  laissant la part belle aux guitares ou, à l’opposé, très synthétiques. Le chanteur Tom Smith à la voix caverneuse enchaîne entre déambulation sur scène et séquence au piano. Leur musique sombre et hypnotique prend toute sa dimension sur scène et ils envoutent littéralement leur trop maigre public.

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Le format festival d’1 heure pour jouer est décidemment trop court et c’est déjà au tour de l’enfant terrible de Manchester d’arriver sur la deuxième scène au son de Fuck In The Bushes, intro instrumentale emblématique de la période d’Oasis. Liam Gallagher va dérouler son rock qui fait penser à des hymnes de stades scandés par des hooligans en y introduisant plusieurs titres d’Oasis à la plus grande joie du public, qui sans cela ne se déplacerait certainement pas en si grand nombre. Comme meilleure illustration, le final Wonderwall a été chanté en chœur par tous les festivaliers. C’était réellement impressionnant et même Liam s’est fendu d’un remerciement envers ce public du backfront comme il l’appelle.

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Et aussitôt apparait devant mes yeux éblouis la légende Franck Black et ses Pixies, avec une intro rock comme on en rêvait, composée de Gouge Away et Rock Music ! Le chanteur qui ressemble à tout sauf à une rock star dans son costume noir n’a rien perdu de sa gouaille et de sa voix criée qui déchire les tympans entre deux riffs acérés de ses petits et petites camarades. Même si ce n’est plus Kim Deal, la bassiste Paz Lenchantin a su conquérir le cœur du public et s’acquitte plus qu’honorablement de sa tâche.

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On passera rapidement sur Lana Del Ray , j’avoue parce que je ne connais pas sa discographie, pour retrouver la tête d’affiche du festival en la personne des Red Hot Chili Peppers. J’avais entendu le meilleur comme le pire concernant les prestations scéniques des Californiens, j’attendais donc avec impatience ce groupe que je n’avais jamais eu l’occasion de voir en live. Ça commence fort avec Can’t Stop et Dani California puis le groupe va dérouler une longue setlist de leurs tubes en passant par les reprises I Wanna Be Your Dog des Stooges  ou Wicked Game de Chris Isaak jusqu’au final attendu par tous avec Give It Away, le tube fusion qui les a fait mondialement connaître. Le dernier album The Gateway n’a été que peu joué avec entre autres Dark Necessities et Go Robot. Le chanteur Anthony Kiedis en gravure de mode gesticulera comme à son habitude laissant la charge au  bassiste Flea de communiquer avec le public. Une chose est sûre, le groupe s’éclate sur scène et transmet son énergie positive au public qui aurait aimé un peu plus que les 1h30 de concert.

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Voyageons maintenant jusqu’à Budapest et son Sziget Festival (nouvelle fenêtre)!

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Sziget, qui en hongrois signifie île, est le plus grand festival de musiques d’Europe et a été récompensé par de nombreux prix. Des musiciens venus du monde entier se retrouvent pour jouer sur de nombreuses scènes devant des centaines de milliers de spectateurs durant toute une semaine. Cette longue bande de terre ceinturée par le Danube et située au nord de Budapest s’est autoproclamée île de la liberté. Les campeurs se regroupent par nationalité, les Français sous la bannière de « l’apéro camping ». Les allées sont baptisées du nom des légendes de la musique avec par exemple l’avenue Jim Morrison. Mais cette  enclave dans la capitale hongroise sert également de musée à ciel ouvert. Y sont exposés aussi bien des œuvres à base de déchets recyclés que des œufs géants en bois. Une manifestation artistique comme la color party ressemble à un immense happening.

Cette année, c’est la chanteuse américaine Pink qui a enflammé l’île pour la soirée d’ouverture. Un véritable show à l’américaine avec danseurs, chorégraphies, trapèze et feux d’artifices. La chanteuse ne se contente pas d’un simple tour de chant, en véritable saltimbanque, elle paye de sa personne jusqu’à s’envoler au-dessus du public à la fin du concert pour le titre So What alors qu’auparavant elle avait fait jaillir le feu sur Just Like Fire. Dès le début on danse avec Pink et son Get the Party Started idéal pour enflammer le public jusqu’au mix de sa chanson Fun House avec Just A Girl de sa copine Gwen Stefani, chanteuse de No Doubt. Un moment intime en avancée vers le public avec son guitariste pour interpréter le sensible Family  Portrait. En résumé un concert très chaleureux et partager avec la foule immense du Sziget, où toutes les générations se côtoient dans la tolérance et la joie.

Finalement, les festivals sont une agréable façon de passer de très bonnes vacances, que vous prolongerez en venant emprunter les disques et autres supports de ces artistes à La Médiathèque de Levallois ! (nouvelle fenêtre).

La chanson du lundi : Master of Puppets / Metallica

4 Sep

La cloche de la rentrée vient tout juste de sonner à nos oreilles que déjà un évènement musical fait passer la course aux fournitures scolaires directement aux oubliettes : le double concert donné par Metallica à Paris les 08 et 10 septembre 2017.

Et comme votre blog Déclic Musique est très consciencieux, on se dévoue pour assister aux deux représentations. Inutile de vous précipiter, les deux dates se jouent à guichet fermé mais vous pouvez peut-être trouver une place d’occasion sur un site de revente, officiel évidemment. Si malgré tout, vous n’arrivez pas à décrocher un précieux sésame, le concert intégral de Singapour, duquel est extraite cette vidéo, est disponible sur le site Metallica.com .

Pour patienter, on va revenir sur l’actualité du groupe Metallica (nouvelle fenêtre) qui vient d’annoncer la réédition du mythique album intitulé Master of Puppets sorti en 1986. Sous la forme d’un coffret collector comprenant bien sûr l’album remasterisé, il sera composé de livres avec des notes et des photos inédites, de plusieurs cds de live tout aussi inédits et comme les quatre membres du groupe sont de grands nostalgiques, il y aura même une cassette audio. Et comme on est jamais aussi bien servi que par soi-même, c’est le label que le groupe a créé baptisé Blackened Recordings qui assure la composition et la promotion du produit. La sortie de ce bijou est prévue le 10 novembre 2017 et je vous conseille de vous ruer dessus car la rupture de stock risque d’arriver avant le passage du Père Noël. Pour rappel, le 23 mars 2016, cet album fut le premier du genre Trash-Metal à intégrer la prestigieuse Bibliothèque du Congrès aux États-Unis du fait de son importance dans l’Histoire de la Musique.

Petit quizz : à quelle personne appartiennent ces mimines qui vous présentent le coffret dans cette vidéo ? Qui était le bassiste du groupe à l’époque ?

Vous avez reconnu en regardant la vidéo en live les mains du chanteur James Hetfield et le bassiste historique du groupe est Cliff Burton, décédé en Suède dans un accident de la circulation impliquant le bus qu’utilisait le groupe pour la promotion de l’album. La sortie de ce coffret est l’occasion de lui rendre hommage.

Les blogs prennent leur pause estivale

11 Juil

Les blogs de La Médiathèque cessent leurs publications de la mi-juillet à la fin août 2017. L’équipe des rédacteurs fait une pause et vous souhaite un bel été, à la ville, à la campagne, à la montagne ou à la plage 🙂

Cette année, nous avons publié plus 300 articles tous blogs confondus :-), nous avons exploré le cinéma, la littérature, la musique, le monde du travail et les archives de Levallois. Vous avez lu, commenté, aimé, critiqué et partagé tous ces articles et nous vous en remercions !

Nous reprendrons nos publications à la rentrée avec plein d’enthousiasme et de nouvelles idées pour la nouvelle saison.

Vacanciers ou pas, profitez des mois de juillet-août pour (re)découvrir tous nos articles précédents et satisfaire, susciter ou raviver toutes vos envies  : cinéma, musique, lecture, histoire locale et même travail au plus chaud de l’été.

N’oubliez pas : sur le site de La Médiathèque, les ressources en ligne et les blogs restent en ligne 24h/24 où que vous soyez.

Bon été à tous !

J’y étais : Depeche Mode, Midnight Oil et Guns N’ Roses

9 Juil

Seulement trois concerts dans la semaine ? On se relâche, ça sent les vacances !

Comme tous les quatre ans, le groupe formé il y a 35 ans à Basildon vient faire son petit tour à Paris. Il ne faut pas moins que le Stade de France pour assister à ce qui est de moins en moins des Black Celebration mais un show à grand renfort de vidéos. Soyons sincères, on ne s’attend pas à de grandes surprises avec Depeche Mode qui déroule ses concerts de façon quasi systématique. On commence comme d’habitude avec la première chanson du dernier album, elle s’intitule Going Backwards, seule la mise en scène évolue avec la configuration de la scène qui possède une partie haute au pied de l’écran central et qui va permettre à Dave Gahan de faire son entrée en dernier tout en surmontant ses petits camarades. Il redescend pour enchainer avec le tube du moment So Much Love suivi d’un autre titre bien électronique baptisé Corrupt. Dave émeut avec le titre Cover qu’il a composé pour le dernier album Spirit. La scène se compose de Martin Gore avec ses guitares, Andrew Fletcher rivé à ses synthétiseurs, un batteur et un autre clavier, les même depuis des années. Dave et Martin vont alterner au chant comme d’accoutumé sur les deux titres Judas avec son refrain If You Want My Love scandé par le public et Home joué dans sa version longue qui donnera lui aussi un long chorus de la part de la foule. Dave reviendra après sa courte pose avec les glaçants In Your Room et Wrong qui pour une fois a été brillamment interprété avec une réorchestration et une vidéo en phase puis le nouvel hymne Where’s The Revolution et son visuel de bottes en mouvement. Les titres phares de leurs concerts ont été joués comme World In My Eyes, Stripped ou encore Walking In My Shoes accompagné d’un clip suivant la transformation d’une personne transgenre. Une très bonne surprise avec l’interprétation du morceau Everything Counts qui a remis tous le monde aux synthés et a rendu hystérique le public avant un nouvel interlude avec Martin chantant son titre culte Somebody . Un hommage a été rendu à David Bowie avec Dave interprétant Heros sur fond de drapeau noir avant d’entamer un final en feu d’artifice avec Enjoy The Silence et son film animalier, Never Let Me Down Again et au finish Personal Jesus. Encore une fois un excellent concert de Depeche Mode avec une prestation scénique de Dave Gahan digne de la rock star qu’il incarne depuis des décennies.

 

Eux, cela ne fait pas quatre ans que je ne les ai pas vus mais plutôt vingt ans. Le groupe australien Midnight Oil est de retour pour une tournée mondiale baptisée The Great Circle. Annoncée en février dernier lors d’une conférence de presse à Sydney, Peter Garrett et sa bande parcourent le monde en s’arrêtant à l’Olympia de Paris ce 6 juillet. Et bien sûr nous y étions. Impossible de rater la prestation de ce groupe aux textes écologistes et politiquement engagés sur des rythmes rock qui fleurent bon la rudesse des paysages de l’Australie. Pressé de revoir sur scène ce géant qui bouge sans cesse tout en gesticulant comme s’il était désarticulé. Quand on pense qu’il a été député et plusieurs fois ministre de l’éducation ou de l’écologie. Comme cette tournée s’accompagne de la sortie de plusieurs coffrets dont un d’inédits, j’avoue que je vais découvrir en live ces chansons dont j’ignore le titre. C’est le cas des deux premiers titres interprétés avant un Truganini qui va mettre définitivement le public à la bonne température. Le groupe a choisi de ratisser large en interprétant le titre When The Generals Talk issu d’un de leurs nombreux albums composés avant de connaître le succès mondial avec Diesel and Dust. Cet album et le suivant intitulé Blue Sky Mining vont se payer la part du lion avec leurs chansons qui ont fait le succès du groupe. Dreamworld, Sell My Soul , Stars of Starbutton , le sombre Artic World que Peter chantera agenouillé, les explosifs Blue Sky Mine et Beds Are Burning avec sa section cuivre, de l’engagement avec Warakurna qui parle des aborigènes et surtout The Dead Heart dont le toutoutou du refrain sera entonné à plusieurs reprises par un public ravi de voir le groupe en si grande forme. Le chanteur visiblement surpris de ces chœurs improvisés s’adressera même au public en ponctuant ces phrases du refrain. Le final étant laissé à Power and the Passion et l’incontournable Forgotten Years . Un très bel accueil du public parisien pour le retour de ce groupe qui a donné un concert en totale communion avec son public, à tel point que la date du 25 juillet vient d’être rajouté dans cette même salle (nouvelle fenêtre).

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S’il y a bien un groupe dont j’espérais assister un jour à sa reformation, c’est bien Guns N’ Roses ! Axl Rose qui a mis plus de 10 ans a sortir un album, Slash qui continuait a jouer avec les autres membres du groupe dans différentes formations qui interprétaient systématiquement lors des concerts leurs titres cultes, tout laissait à croire qu’une fois les égos et la rancune mise de côté on assisterait à nouveau à la réunion d’un des plus fabuleux groupes de hard-rock de l’Histoire de la musique. Il aura fallu 25 ans de patience après le concert auquel j’ai eu la chance d’assister en juin 1992 à l’hippodrome de Vincennes pour revivre ce moment qui avait été si intense. Cette fois ci nous sommes au Stade de France et à 20h précise les révolvers sur fond d’écran géant se sont mis à tirer à six reprises les balles de leurs barillets. Slash et Duff McKagan le bassiste font leur entrée pour la formation de base suivi du guitariste Richard Fortus qui remplace Izzy Stradlin à la guitare, Frank Ferrer à la batterie. Tous deux anciens membres des Psychedelic Furs , puis Melissa Reese aux claviers. Axl Rose arrive à son habitude en courant pour débuter son tour de chant avec It’s So Easy . Le groupe va nous emmener pendant un véritable marathon musical de 3h30. Autant dire que les classiques du groupe ont été interprété et on ne va pas se lancer dans une longue tracklist mais plutôt parler du ressentit de ce concert. La première impression est bien évidemment le changement physique du chanteur, de sa voix qui ne monte plus aussi haut dans les aigus. La sono du stade de France n’était pas vraiment à la hauteur alors que Slash et Richard Fortus ont encore une fois prouver leur virtuosité avec des solos d’anthologie. La qualité des vidéos projetées était exceptionnelle et elles ont grandement participé à l’atmosphère Rock. Axl a rendu hommage à Chris Cornell en chantant Black hole Sun de Soungarden et il a interprété Whole Lotta Rosie d’ACDC, groupe où il a assurer l’intérim suite aux problèmes de santé de Brian Johnson. Axl Rose a également joué du piano sur le mythique November Rain , Slash a sorti ses guitares a deux manches et Duff a interprété une reprise de The Damned avec New Rose. On a presque retrouvé le groupe comme on l’avait laissé, Axl courant partout et se changeant à plusieurs reprises ainsi que des musiciens totalement habité par leur musique. C’est bien Guns N’ Roses et nous avons retrouvé notre jeunesse pendant 3h30.

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Tous les chroniqueurs du blog Déclic Musique de la Médiathèque de Levallois vous souhaitent un bel été , avec beaucoup de concerts bien sûr !

La Playlist Déclic Musique de cet été !

3 Juil

L’été est arrivé avec ses festivals et concerts ! Le blog Déclic Musique va vous aider à réviser les tubes des artistes qui vont se produire en concert cet été ou à la rentrée, enfin surtout ceux que je vais avoir la chance de voir sur scène. On commence par Depeche Mode au Stade de France, le grand retour de Midnight Oil à l’Olympia suivi de très près par les Guns N’ Roses également au Stade de France , puis les Red Hot Chili Peppers à Lollapalooza Paris accompagné d’Editors et des Pixies entre autres, la sulfureuse Pink au Sziget Festival de Budapest avant les deux concerts de l’année que vont nous offrir Metallica Rhâââ Lovely à l’ Accor Arena puis ce sera au tour de Papa Roach re-Olympia, Royal Blood au Zénith et le glamour de Marilyn Manson pour finir l’année en beauté à Bercy. Vous l’aurez compris, mon été va être Rock, Sun et… Festival  , à quoi vous attendiez-vous ? Ça va en faire des beaux articles à venir et en attendant, venez emprunter les disques de ces artistes à l’espace Image et Son de La Médiathèque de Levallois !

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