Mexique : la musique Maya

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Rien de mieux que nos voyages pour découvrir les instruments du monde entier.

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Le Mexique des Mayas n’échappe pas à la règle. Que l’on assiste à un spectacle de rue ou que l’on se rende au cœur de la forêt tropicale dans un village, c’est toujours une agréable surprise de découvrir de « nouveaux » instruments, surtout s’ils sont utilisés depuis des générations pour perpétuer les traditions. Le gringo que je suis va être reçu par un dialogue de percussions, souvent interprété par des enfants. ils jouent avec une sorte de hochet, des calebasses ou maracas auxquelles sont fixés des morceaux de bois qui viennent frapper la terre cuite, des tambours droits magnifiquement sculptés et d’autres, les fentes ou teponaztli, allongés sur le sol tel des bûches décorées et frappés par des baguettes. L’adulte qui sert de chef d’orchestre et qui prononce les incantations aux différents dieux utilise une petite flute ou une sorte de sifflet.

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Rien a voir donc avec l’image traditionnelle des Mariachis qui contrairement à l’idée reçu, n’utilisent pas toujours les cuivres mais seulement des guitares plus ou moins imposantes, la petite vihuela et la grosse guittaron pour les basses ainsi qu’un accordéon.

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Vidéo

La chanson du lundi : Sweet Disposition / The Temper Trap

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The Temper Trap, que l’on traduira par piège à humeurs, est un groupe de rock australien, originaire de Melbourne. Il s’est fait connaître en 2009 avec la sortie de l’album Conditions qui s’est vendu à près d’un million d’exemplaires à travers le monde. Le groupe sera de passage en France en 2017 et envahira pour l’occasion la scène du Trabendo le vendredi 17 février prochain pour une date unique.

Retrouvez ici son plus gros succès, Sweet Disposition, un titre envoûtant aux mélodies ambitieuses.

 

A moment, a love
A dream, a laugh
A kiss, a cry
Our rights, our wrongs (won’t stop til it’s over)

Just stay there
Cause I’ll be comin’ over
While our bloods still young
It’s so young, it runs
Won’t stop til it’s over
Won’t stop to surrender
Songs of desperation
I played them for you

Vous pouvez emprunter l’album Conditions à La Médiathèque de Levallois.

Les actus du week-end

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Alors que certains malgré leur jeunesse abandonnent la chanson, les papys du rock  sortent un presque nouvel album et d’autres écrasent par le nombre de disques vendus les p’tits jeunots à la mode.

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Scoop des Inrockuptibles, Paul Van Haver alias Stromae met fin à sa carrière de chanteur. A trente ans tout juste passé, il n’a plus envie de monter sur scène mais souhaite continuer à composer et s’oriente vers la réalisation de clip vidéo. D’ailleurs il vient de co-réaliser le dernier clip de Yael Naïm intitulé Coward sorti cette semaine. Mais est-ce vraiment une surprise si l’on se souvient des problèmes de santé du chanteur pendant sa dernière tournée et les nombreuses annulations de concerts en Afrique ou aux Etat-Unis. De plus, il gère toujours son image via sa ligne de vêtements créée par son épouse styliste.

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Par contre s’il y en a qui n’ont pas du tout envie de quitter la scène, se sont bien les Rolling Stones avec la sortie  ce jour de l’album Blue et Lonesome. Même s’il s’agit d’un disque de reprises du blues de Chicago des années 50-60, les papys se sont entourés d’autres petits jeunes comme Eric Clapton à la guitare et le batteur Jim Keltner. Les chansons ont été enregistrées dans le studio londonien du gamin Mark Knopfler transformé pour l’occasion en annexe de maison de retraite. Un autre invité surprise constitue le cinquième membre du groupe, l’harmonica omniprésent et surtout totalement maîtrisé par Mick Jagger. Un album plus tranquille mais surtout plus intense que les dernières productions du groupe.

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Autre retour celui du groupe Metallica. Avec Hardwired to Self-Destruct le groupe offre un dixième album qui s’impose directement en tête des classements en France et aux Etats-Unis. Balaise pour un groupe formé depuis 1981. Le titre vient d’une phrase prononcée pendant l’enregistrement du disque, une personne voulant décrire la rage qu’exprime la musique de Metallica. Rien de nouveau mais heureusement les morceaux sont directement inspirés des meilleurs albums que sont Kill’Em All et le Black Album, avec des paroles dures et de longs solo de guitares. Le titre Murder One est dédié à feu Lemmy Kilmister. C’était le nom inscrit sur l’ampli du chanteur. Et cerise sur le gâteau, le groupe confirme une tournée en Europe mais on attend encore les dates pour la France. Plutôt des Bercy qu’un seul Stade de France svp, merci !

J’y étais : Placebo à l’Accor Hôtel Arena de Paris Bercy

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Pour leurs vingt printemps de carrière, le groupe britannique Placebo a fait escale à Bercy ce mardi 29 novembre 2016 pour un concert des plus surprenant.

A ceux qui attendaient une tournée best of avec un enchaînement des tubes de la bande à Brian Molko, la soirée a du paraître particulièrement étrange. Sauf que connaissant Placebo et les tourments de son chanteur, il fallait bien s’attendre à quelques surprises. Déjà le duo d’origine qu’il forme avec le bassiste Stefan Olsdal est accompagné sur scène par un nouveau batteur, un autre guitariste, un clavier et depuis plusieurs années maintenant une violoniste qui officie également au piano. L’autre nouveauté est l’utilisation massive d’écrans et des effets vidéos se mêlant au jeu de lumières. Mais reprenons depuis le début. La lumière s’éteint et deux portraits de Léonard Cohen apparaissent avec sa voix en fonds sonore. Puis la première version du clip Every You Every Me datant de 1998 est projetée avec un Brian Molko transgenre et subversif. Une autre vidéo retraçant façon patchwork les 20 dernières années du groupe conclue cette introduction et les musiciens arrivent enfin sur scène, Brian en dernier tout vêtu de noir alors que son compère arbore un costume brodé de papillons. Les titres choisis pour démarrer le set sont sans surprise avec les classiques Pure Morning et Loud Like Love qui amènent en puissance le nouveau Jesus Son. C’est après que le concert prend une tournure assez inattendue avec une dizaine de titres parmi les plus sombre  du groupe comme le déchirant I Know, Protect Me From What I Want interprété dans sa version française, langue que maîtrise parfaitement le chanteur, l’halluciné Space Monkey ou encore le magnifique Without You I’m Nothing en hommage à David Bowie qui apparaît sur l’écran avec des images du Maître tournées pendant une séance d’enregistrement avec le groupe. Le public devient statique et une étrange ambiance s’installe la salle. On est à un concert anniversaire ou à une veillée funèbre ? Au bout d’une heure de plongée dans les abysses musicales de Placebo, Brian tente de prendre la parole. Il ne s’attend pas à la réaction du public qui va les applaudir et hurler pendant plus de 5 minutes interrompant littéralement le concert. Loin d’avoir été dérangé par cette introspection nostalgique, dixit le chanteur, le public de Bercy va montrer au groupe son indéfectible attachement en lui rendant hommage de s’être livré ainsi devant lui ce soir à la différence des autres set du groupe auxquels nous avions pu assister précédemment. Brian et Stefan visiblement très touché notamment quand le public scande un joyeux anniversaire au groupe finissent par reprendre le micro en déclarant : « vous voulez que l’on continue à jouer ou pas ? » et d’expliquer que puisque l’on est à une fête d’anniversaire, on va danser maintenant. A partir de cet instant le public va retrouver un Placebo plus traditionnel avec les tubes Slave To The Wage et The Bitter End, les débuts avec Teenage Angst ou l’hymne Too Many Friends. Vient l’heure des deux rappels avec notamment Song to Say Goodbye et Infra-Red. Au final un concert incroyable, pleins d’émotions, à l’image de ce que ce groupe à apporter à la Musique ces vingt dernières années. A défaut d’une part du gâteau, je vous offre quelques photos de l’anniversaire.

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Cet article est dédicacé à François M., qui 48h avant le concert a acheté un billet d’occasion sur un site officiel puis sauté dans un avion depuis Genève pour partager ce moment de musique exceptionnel. Quand on aime… Au prochain concert !

 

 

La chanson du lundi : American Idiot / Green Day

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Ce titre, composé en 2004, est tout simplement devenu la chanson la plus écoutée sur Internet depuis l’élection du nouveau Président des Etats-Unis d’Amérique !

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Petit retour en arrière : En 2003, le groupe de punk rock californien Green Day rentre en studio et la pression est énorme puisque leur précédent album Warning est un semi échec. Mais ils persévèrent et composent un véritable opéra punk rock sur la société américaine avec un jeune homme nommé Jesus of Suberbia qui rencontrera son double schizophrène St Jimmy. Véritable carton commercial, ce titre sera le premier extrait de l’album éponyme. Douze années plus tard, soit trois mandats présidentiels américains, cette chanson est devenu un véritable hymne contestataire, en raison de l’élection de Donald Trump. Le groupe en a d’ailleurs remis une couche lors de la cérémonie des American Music Awards pendant qu’ils interprétaient leur dernier titre Bang Bang. Un timing parfait pour la promotion de leur nouvel album Revolution Radio. Ils seront en concert à Paris le 3 février 2017, mais c’est déjà complet. God Bless America !

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